Vendredi 18 juillet 2008
Voyage expérimental à Hanovre - ma contribution au Latourex...

Le Latourex est le Laboratoire de tourisme expérimental (comme l'oulipo est l'ouvroir de littérature potentielle)
Il s'agit de se donner des règles (dans l'oulipo elles sont majoritairement mathématiques) pour créer.



       Selon le principe "Fil d'Ariane", j'ai demandé à Oma Else de me donner d'une part dix lieux signifiants de sa vie à Hanovre et parallèlement et pas sur la même feuille les raisons correspondantes.
       Oma Else est née en 1924 à Hanovre et y a toujours vécu.


        Sa fille et ses deux petits enfants, chez qui j'ai souvent passé les mois d'été dans mon adolescence, ont trouvé cette demande et son résultat très intéressants et demandent s'ils peuvent m'accompagner dans ma visite du Hanovre de Oma Else.

Les lieux

Herrenhauser Gärten
Zoo
Opernhaus
Kirche Sankt Bernard
Maschsee
Kirche Sankt Christophorus
Theater am Aegi
Schützenplatz
Wichmannstrasse 22
Les événements
Tiere bewundert
Mit Tochter - Freischütz
Schöne Samstag Nachtmittags
Hochzeiten den drei Kindern
Meine Hochzeit
Mein Mann kennenlernen
Boot fahren
Fontaene


       Nous allons donc aller d'un point d'Else à l'autre... et y relier les événements, et  imaginer en creux la vie de Oma Else.
      L'expérience sera un peu biaisée parce que Beate connait bien l'histoire de Oma Else, sa mère, et surtout parce que ces lieux lui rappellent sa vie à elle, qu'elle aura donc plus tendance à raconter qu'à imaginer la vie de sa mère en fonction des lieux. Mais l'expérience nous permet une visite différente d'une ville que je connais déjà, de prendre les transports...
       Pour mener mon idée et interesser mes co voyageurs à l'expérience, je décide qu'à chaque étape je ferais une photo de l'endroit, une photo avec les enfants, et que n ous tenterions en parallèle de l'histoire de Oma Else d'en créer une nouvelle à nous.

Donc,
a. Sankt Christophorus et le quartier
b. Wichmannstrasse et le quartier vers
c. Sankt Bernard
d par le tram  Theater am Aegi
e. Maschsee via Rathaus, Museum d'histoire naturelle, musée d'art moderne Sprengel (l'exposition sur deux caricaturistes - et un clin d'oeil à l'appartement de Oma Else)
f. Schützplatz
g. Opern, via le Bier Garten Waterloo et le centre commercial
h. Herrenhauser Gärten


Else est le prénom d'un personnage de SCHNITZEL Fräulein Else (Traduit Mademoiselle Else) - une histoire d'une fille d'avocat qui doit donner de sa personne pour résoudre la disgrâce de son père avocat. L'originalité de ce récit de 1920 est qu'on suit les pensées de Mademoiselle Else, et on évolue dans l'espace et le temps du récit à travers ce qu'elle pense, d'une pensée à l'autre.



"Une activité, faire quelque chose ou simplement apprendre, est nécessaire au bonheur de l'homme. Il veut mettre sa force au service de l'action et d'une façon ou d'une autre constater le succès de ces activités . - Pour cette raison peut-être, on se trouve de temps à autre, au cours de longs voyages de détente, très malheureux. - Faire des efforts et combattre en résistant, voilà le besoin le plus essentiel de la nature humaine : l'arrêt, dont la jouissance tranquille suffirait amplement, lui est chose impossible."

Schopenhauer, L'art d'être heureux
règle de vie 30


publié dans : People - la vie des fous par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 18 juillet 2008
       A Cologne, derrière la Gare, sur les rayons d'une libraire : Valérie Mréjen, improbable ! Cette artiste et auteur française est connue en France, mais encore trop peu. C'est avant tout une vidéaste, elle a écrit L'agrume, mais aussi Mon grand père et Eau sauvage (recueil systématique de paroles de son père, en creux desquelles on lit leurs relations.


A Hanovre, librairies de l'avenue centrale la GeorgstraBe - U-Bahn station Kröpke

A l'entrée, des bonnes piles de Gavalda. Beaucoup des allemands qui voudront parler livre, me parleront de Galvada.   Houellebecq, à fond.


















          Je trouve aussi des rayons entiers de simenon et des tonnes  de livres d'un certain Lelord que je ne connais pas mais qui semble se vendre un maximum ici.



















Un peu plus en retrait de l'artère centrale,une nouvelle grosse librairie Bücher Decius.
  A l'entrée, de nouveau des piles de Gavalda, de Lelord...

 A l'étage de cette spacieuse et agréable librairie des livres en langues originales, ou annoncés comme tel. Alors je vais au rayon des français... d'abord il y en a vraiment moins que d'anglais et espagnol (les professeurs allemands que j'ai rencontrés constatent la désaffection des jeunes allemands pour le français, comme les jeunes français n'apprennent plus l'allemand - par ailleurs j'aurais de longues discussions sur la politique européenne avec les fermiers bio de la coopérative de Garbsen dont certains me diront combien ils trouvent les français fort peu accueillants)















       Au rayon des livres de voyage, c'est le sud qui gagne ! A noter qu'en Allemagne, on vend un magazine sur le Tour de france, avec un dossier de plusieurs pages sur chaque étape. Des cartes, des explications sur la géographie et les enjeux de chaque étape... Rien sur ce qu'il faut pour les réussir.














       En Allemagne, vu la découpe géographique,politique et administrative en Länder, en matière de bibliohtèque il y a les Staatsbibliotheken (nationales), les Stadtbibliothek (municipales) - je les mets côte à côte pour vous faire noter Staat et Stadt mais entre les deux il y a les Landesbibliothek au niveau des Länder. Les municipales sont payantes, et une ancienne employée de bibliothèque à qui j'ai eu affaire me signale que de son poitn de vue c'est bien de valoriser, de donner de la valeur. Lors d'une longue discussion avec mes hôtes sur le service que représente les bibliothèques  j'apprends qu'il y a aussi des gens qui estiment que si eux savent ce qu'il y a en bibliothèque et ne se sentent pas concernés parce qu'ils n'ont pas envie de lire Sartre, ils pensent aussi qu'il ya des gens qui ne savent pas ce qu'il y a en bibliothèque et ne veulent pas le savoir et que mon discuours sur liberté et citoyenneté naissants de la connaissance n'est pas valide, que la liberté c'est de choisir de ne pas lire. Comment faire comprendre que même la conception d'une bibliothèque comme temple de la culture au sens noble et figé du terme est fallacieuse. Alors je tente "formation" "information" et on me rétorque, en allemagne c'est l'école qui a ce rôle et pour les adultes en recherche d'emploi ou de reconversion y a des organismes spécialisés. Et la notion de partenariats sur des enjeux de société ne marche pas non plus.


publié dans : Univers Gutenberg lire ou pas par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Jeudi 17 juillet 2008

       Mon billet aller retour Paris – Hanovre Lufthansa à 99 euros en main, je suis dans un RER qui a du retard, qui se bloque entre les stations, qui n’en finit plus… J’arrive vraiment juste à Charles de Gaulle (contrairement aux billets  EasyJet ou Air France les billets Lufthansa n’indiquent pas le terminal). Me voilà au terminal 2 (en me disant que j’ai toujours eu affaire à des vols pour l’est partant de celui-là) et au final, le vol est annoncé « à l’heure » au Terminal 1. Je cours, je bouscule, je fais la parisienne… et pourtant ces grévistes de Lufthansa ne me permettront pas de partir et en tous les cas d’arriver à midi à Hannover Flughafen. Le femme du guichet à 8h30 du matin est certes indifférente mais aussi désagréable. Clap clap le service à la clientèle !
                 Donc, chers lecteurs éventuels clients de ces empaffés de la Lufthansa (qui blament les français qui seraient des grévistes chroniques ?!), aufpassen ! sie haben von ihnen überhaupt nichts zu tun !!!!
            Les billets low costs, c’est dans ces cas-là qu’on comprend les désavantages. Je vais chez Air France pour demander le prochain vol de la journée pour Hanovre. L’employé du guichet de la porte 8 au terminal 1 est enthousiaste elle en a bien un à me proposer avec des places réduites si je prends le retour. Je vais presque partager son enthousiasme puisque le vol réduit de retour qu’elle me propose est le jour que j’avais choisi initialement pour mon retour vendredi 18… Pas de souci super. 630 euros aller et retour, pas cher ! Je manque de m’étouffer. Et si je prends que l’aller ? ah ben c’est 600 euros… Eh ok logique !!! Wahnsinnig !

      Je prends le parti du train. Mais il faut retrouver le terminal 2 et la gare tgv de Charles de Gaulle… et là on comprend cette idée de l’aéroport comme labyrinthe. On se dit qu’il serait intéressant d’y faire un séjour de 24 ou 48h… Mais pour le moment ca me stresse un poil…. J'ai douze minutes pour trouver un automate sncf et retirer ma réservation de train... d'ailleurs ca marchera pas c'est la seconde qui va finir par marcher, celle où il y a qfsavc (Q au début et  VC à la fin qui va fonctionner) Je finis par choper un aller retour en train pour 230 euros.


 Le RER me ramenant à Gare du Nord est encore retardé. A l’arrivée à Gare du Nord la voix féminine de la SNCF annonce à la cantonade qu’en raison de passager sur la voie, les train pour l’Allemagne via Bruxelles (le mien évidemment sinon c’est pas drôle) ne circulent plus pour le moment que nous serons informés et qu’on nous remercie de prêter attention aux annonces.

 

Quoi ?! le destin a décidé que je n’irai pas à Hanovre ?! Rien foutre ! Le destion ? c'est quoi ? je comprends rien aux concepts de toutes les façons ! Et pourtant le moral est franchement pas  glop g... Il fait vraiment un temps merveilleux et un truc en dedans jubile. Je le sens monter. Quelque chose autour de tout ce temps pour moi, toute cette liberté, tout ce « bord de voyage », bord des choses. Dans mes oreilles la chanson « Relax », et je ne sais pourquoi d’un coup, je souris… Je pense un peu à Monsieur Sam.


Je cherche un café… à la machine il est à 1 euros je l’ai vu tout à l’heure en passant… J’y vais… et il y a là deux hommes qui ont l’air de faire la maintenance. Ils me sourient gentiment et me proposent de m’offrir le café… « C’est votre jour de chance on vous l’offre. » Si c’est mon jour de chance je veux pas voir ce que ca va être quand j’ai pas de chance, mais j’accepte et taille la bavette… Bahoun est allé en Roumanie en 92, il me raconte… Merci à Bashoun et Mosse qui ont aidé à faire pencher la balance, il était 10h55.

 

Devant la Gare du Nord, on nous propose de découvrir le nouveau Transilien. Moi est mon sac on la joue touristes et on va voir ca…


 

 

 

 

 


Je vais faire quelques courses pour le déjeuner qui aurait pourtant du être allemand en pensant vraiment à appeler le SurferdeMetal…  la coloc’ est pas loin et je sais qu’il doit bientôt quitter paris pour l’été….

 

          Quand je reviens dans la Gare, les trains pour l’Allemagne circulent de nouveau mais avec du retard.
Assise sur mon sac, j’ai Funky Town dans les oreilles et je souris à un jeune éphèbe ma foi pas moche juste visiblement trop bohème qui semble dépité de découvrir le retard du train – le même que le mien donc….- et j’ouvre mon livre de grignotage* : Schopenhauer L’art d’être heureux

 

« Nous ressemblons aux éléphants en captivité qui, des jours durant, se déchaînent et se débattent, jusqu’à ce qu’ils comprennent que c’est sans résultat ; et subitement ils s’offrent alors au joug, domptés pour toujours. (…) De là vient que d’innombrables maux durables – infirmité, pauvreté, rang social inférieur, laideur, habitat misérable – sont supportés dans une parfaite indifférence par des individus innombrables et ne sont plus même sentis, comme des plaies cicatrisées parce que ces gens  savent que la nécessité interne ou externe ne laisse pas d’autre choix ; de plus heureux, au contrairen ne voient pas comment on peut supporter cela. »

            Je ne suis pas du tout d’accord sur le début, j’ai même du mal à saisir la portée de la métaphore avec les éléphants… et pourtant une semaine plus tard ca ne sonnera pas pareil. En tous les cas, je dédice que j’aime bien quand Schopenhauer dit qu’on peut décider de ne pas supporter.

 

J’ai déjà presque fini ce que j’avais emporté pour le voyage ( je ne devais avoir que deux heures de vol et trouve des livres en allemand sur place), alors je vais me chercher des bons dodus pour le train. Et je me trouve un livre d’un certain Tallis, juste au moment de monter dans le Thalis pour Koeln via Bruxelles.
Un 10/18. Sur Venise. Les Mensonges de l'esprit

La lecture de ce livre dans le train me permet en dehors de son rapport avec la psy (on croise Frued et la klecksographien - les taches des tests dits de rorschah) de poser quleques bases pour mon séjour à Vienne (voir mon projet de voyage de septembre)... les lieux (restaurant Czarda, Landstrasse, Le Ring qui enserre la vieille ville, Café Segal), les mets à goûter (schmalzstrauben - rubans de pâte poelées avec surcre et caramel- schnitzel, topfenstollen - brioche aux amandes raisins secs et citron...), des poèmes et musiques (le célèbre Erlkönig, "Trille du diable", Pastorale  de Tartini, Sänyerfahrt de Franz Lachner, Königvor Thule de Zelter...)

 

Je fais le chemin avec à mes côtés un adorable consultant dont je découvre après quelques temps de conversation que c’est un anglais qui vit en Allemagne depuis 15 ans avec une berlinoise, en face une allemande vivant avec un anglais depuis 20 ans et une américaine parlant aussi l’espagnol travaillant comme apreciario dans le rock… en anglais et pour quelque phrases en allemand nous conversons agréablement de tonnes de choses diverses…

            Le voyage, comme un agrément apparaît vers le 18e. On sait que les enfants de familles aisés étaient envoyés à travers l’Europe pour pafaire leurs humanités… Apprendre la culture et les cultures. C'est de là que serait né l’idée de « touriste » (première mention du terme chez un anglo-saxon vers 1792 – en francais vers 1810 chez Stendahl)

 

A Koeln, je sors de la Hauptbahnhof pour découvrir que la cathédrale est juste là ! En entrant, le son tonitruant d’un orgue gronde et impressionne

 

Le train qui va m’emmener de Koeln à Hanovre est très proche de ceux que j’ai pris en Suisse. Confortable, spacieux, moderne pratique… Je suis seule et je rencontre un éphèbe allemand absolument charmant. Massif mais charmant… pourtant, une demi heure avant d’arriver à Hanovre, je comprends ce que j’ ai aimé dans les lèvres, dans la forme des mains et des poignées, dans les épaules et le sourire, dans les yeux clairs et les longs recourbés et les cheveux bruns… alors tant pis.

 

Hanovre. Sa Hautpbahnof steht Mitten inder Stadt. Et le fait que la ville est accueilli l'Exposition universelle a bien profité à la Gare qui a été rénovée. On s'y sent plus ... touriste, plus... consommmateur, pllus...encadré de damals... Na ja !  mal sehen, ob alles so verandertet ist... d'un coup je compte en descendant les marches ... 12 ans ca fait 12 ans que je n'ai pas mis les pieds à Hanovre... Beate et Andreas montent les escaliers à ma rencontre.  Es geht los ! Mal sehen, was das wird. Ils me sourient et je me sens un peu chez moi. Qu'est-ce qui m'a tenue  si loin d'une partie de moi-même si longtemps ?!


 

Hannover - pourquoi les allemands si écologiques et attentifs mettent-ils deux 'n' quand les francais si souvent dispendieux n'en mettent qu'un ?!

Nous allons donc à Garbsen, Neustadt, près de Hanovre. Après une soirée tranquille à trois, je retrouve ma chambre dans le sous-sol... ma suite devrais je dire, puisque je profite d'une très grande chambre, avec de nombreuses et fournies bibliothèques d'une salle de bains, et le tout entre la cave, le cellier.... Et j'ouvre de nouveau Schopenhauer au hasard, et comme d'habitude le hasard ne me déçoit pas :

"Duskolos [grincheux] est ceelui qui, ayant les mêmes chances pour et contre lui, ne se réjouit pas quand l'issue lui est défavorable et au contraire s'irrite quand elle lui est défavorable. - Eukolos [d'humeur gaie]est celui qui se réjouit lors d'une issue favorable et ne s'irrite pas d'une issue défavorable"




* pour les lecteurs uniques, non réguliers, nouveaux, occasionnels et tout, une Angebor spéciale été voyager avec des morceaux à reflechir : quand je pars, comme je le dis souvent,  je prends dans mes bagages des fictions (selon la durée du séjour) et un livre "de grignotage" : à l'instar du Poulpe, héros de littérature popoulaire créé par Pouy, Raynal et toute la bande qui fonda simulatnement les éditions Baleine (une équipe pas si éloignée de celle des éditions Les Contrebandiers qui éditent encore pour autant que je sache) qui a toujours sur lui un livre qu'il ouvre au hasard. En lisant Ouarzazate et mourir et je ne sais quel autre "épisode" des débits où mes règles éditoriales de la Bible ( comme les SAS, les Harlequins et autres littératures dites "de Gare" - donc poplulaire- en ont) sont encore strang respcetées, j'avais parcouru en voyage Pessoa L'intranquilité, puis l'irrevérencieux QUEVEDO...

L'idée est simple : avoir sur soi de ces ouvrage qu'on ouvre au hasard parfois, dont on lit une phrase, un paragraphe... une unité de sens et qu'on referme pour laisser le court extrait faire ou non son oeuvre et son chemin

publié dans : People - la vie des fous par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Jeudi 10 juillet 2008

      Au moment d'aller prendre mon avion, je vous recommande un jeune artiste, plus exactement je vous recommande l'exposition en galerie d'un jeune artsite.
     
       Le jeune artiste s'appelle Miguel Angel Cianca, un mexicain d'une trentaine d'années. Il vit en France et plus particulièrement à Paris depuis quelques années. Son talent s'exerce avant tout en photo.

        L'exposition s'appelle cuieusement "L'oeil fermé", et ça rend curieux.
J'ai aimé. Il a photographié un Paris architectural. Moi j'ai eu l'impression qu'il avait été tout particulièrement attiré par l'architecture haussmanienne, mais est-ce exact ? Et il les utilise dans des motifs géométriques qui m'ont clairement rappelé le néerlandais Maurits Cornelis Escher dont les gravures sur bois sont influencés par sa formation de mathématicien mêlant toujours étrangement géométrie, l'architecture...

Vous pouvez regardé de quoi il retourne mais surtout, pour les parisiens aller Galerie de La Jonquière (88, rue de La Jonquière dans le 17e arrondissement).


     
publié dans : Arts - Galerie par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mercredi 9 juillet 2008

J'entraîne mon fou pour quelques jours "paysans" du côté de Hanovre...
Du côté de la la vallée de la Wersen. Breme, Lübeck...

Pour partir, j'ai dans mes bagages

 

Thomas Mann (né à Lübeck -justement - en 1875 et mort en 1955).
      Prix Nobel de littérature. C'était un de ces auteurs aux rites de création kantiens. Les mêmes gestes aux mêmes heures. Les habitudes, les plus ascétiques qui soient.
Sa fille a écrit un ouvrage où elle raconte tout ça. Un opus qui relate par ailleurs la manie qu'avait Thomas Mann de crier à travers la maison pour rameuter ses enfants dans son bureau (autrement interdit à leurs pas) devant des rayonnages de livres pour leur lire des contes. Essentiellement Grimm (les Grimm sont originaires de la Hesse plutôt - mon fou et moi étions en juin à Homberg, le village du chaperon rouge) mais parfois aussi un volume de contes du coin de l'âtre (contes français).

      J'ai lu La montagne magique, la semaine qui avaitsuivi ma recontre avec la Suisse il y a deux ans. Les Boodenrook m'avait laissé un mauvais souvenir de livres qui m'avait définitivement résisté. Je décide avec un coup de pouce du sort et de Carpe Noctura
Le docteur Faustus.

Schiller


Hoffmann
Madame de Scudéry
     La suite de mon exploration.

Comme livre de grignotage
Leibniz

  et

Schopenhauer

L'art d'être heureux

publié dans : Univers Gutenberg lire ou pas par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mercredi 9 juillet 2008

Lieu de rêve pour voyage probablement onirique avec des marionnettes

      Hier soir, je suis donc allé voir Dom Quichotte a la COMEDIE FRANCAISE !!!!!
      Lieu mythique et impressionant dont j'ai bien eu des véléités de prendre des images avant de me faire rabrouer par l'ouvreuse du quatrième étage à qui nous étions en train de nous demander si nous donnerions un pourboire. Nous parce que nous étions une quinzaine, sisisisi.








       J'ai beaucoup aimé la pièce.
        Au début je me suis posée la question de la valeur ajoutée des marionnettes elles sont grandes et necessitent souvent deux ou trois manipulateurs sur scène du coup on se dit qu'il y a assez de gens sur scene pour incarner les peronnages sans qu'on est besoin de trucs inanimés enq uelque sorte et y a des scènes si belles si fantastiques avec des marionnettes de toutes les tailles qu'on oublié souvent cette restriction !



       En fait, c'est la version Da Silva que nous avons vu, et non directement Cervantès. Donc, je crois que ca inférait une distance, une mise à distance supplémentaire à la croyance et la foi de ce chevalier errant.
       J'ai trouvé saisissant cette version parce qu' on se laisse entraîner par les épisodes de cete épopée, de cette quête puis régulièrement comme transition entre chaque étape (tableau) on revient à un prosaïsme qui nous interroge sur le rapport au réel, le niveau d'interprétation. Dom Quichotte fait-il un voyage dont il n'apprécie juste pas la réalité, idéalisant ou transformant la réalité ou voyage-t-il immobile ? Le prosaïsme souvent ressenti comme mesquinerie des autres est-il un rappel à la réalité ou un appel à rejetter le premier degré...

Il faut relire Dom Quichotte.
Je conseille aussi très très vivement le film sur l'adaptation ratée de Dom Quichotte : Lost in La Mancha.









publié dans : Actu - Places to be par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mardi 8 juillet 2008

           Comme je suis en train de préparer mon court périple (quelques jours) en germanie, je me suis composé une pile de livres, petite parce que je compte bien trouver sur place des trucs modernes et nouveaux et en langue originale.

 

           En attendant, je me suis attelée à la lecture d’un auteur de naissance normande et d’adoption allemand, donc pile ce qu’il me faut pour passer de la France à l’Allemagne.

 

La Mettrie

Julien Offray de La Mettrie né en 1709 et mort à Postdam en 1751, médecin et habituellement présenté comme matérialiste. Certains biographes, à ce que j’ai pu comprendre en feuilletant des livres sur lui et des préfaces, postfaces, introduction et autres, ne trouvent pas ça exactement jusitifé. Libertain est quoiqu’il en soit colle bien.

        Je parcours actuellement une vieille édition de Desjonquères, qui sent étrangement … une odeur de papier très singulière avec un arrière odorat d’humidité… mais très très différent de celui dont on a l’habitude sur les poches des années 50…. Bref, l’ouvrage comprend trois textes : « De la volupté » (très moralisateur, évoquant l’amour libre mais avec un ton très peu sensuel tellement didacique qu’il en est dogmatique – vive les –ique -) « Le système épicure » « l’anti sénèque ».

       Il a signé également un « Art de jouir », disponible en texte intégral sur le Net, sur le site des éditions Le Boucher (ah ben ça promet !)  

Je l’ai téléchargé, je l’ai sur moi, je le lis…

Sans compter, mais ca je ne le trouve pas, Le Petit Homme à longue queue.

       Et il n’est pas trahir que d’affirmer qu’il a défendu le mécanisme. Son ouvrage le plus connu étant L’homme-machine. Mais justement celui qui signe l’introduction de l’édition que j’ai entre les mains : « Bibliothèques médiations », collection de poche de Denoël / Gonthier, préface Paul-Laurent Assoun (un tour rapide sur le web sans recoupements me dit qu’il est psy, chercheur auteur de livres sur les philosophies d’aujourd’hui)… donc il nous dit qu’il faut se méfier de ce titre qui semble un pitch tellement parfait qu’on aurait presque envie de se dispenser de lire le texte. Le sous titre est tout de même L’anti robot.

       Il est marrant, ou pas, de noter qu’il est mort de ces excès et que ca servît fort bien ses déctracteurs. L’oraison de Frédéric II metionne flatteusement que la mort s’est d’abord attaqué au cerveau sachant à qui elle avait affaire – par une fièvre – pour l’achever totalement. Frédéric II, le même, dans ces correspondances le taxe d’être un piètre écrivain et fini l’attaque en mentionnant qu’il est mort d’une indigestion de pâté de faisan…

Il essayai de prouver aux allemands retissants les bienfaits des saignées, en se prescrivant celle qui l’emportera. Tous s’accordent à dire qu’il ne s’était pas refuser grand-chose. C’est en quelque sorte une prouesse au milieu des jugements pesants et socialement entravants.

publié dans : Univers Gutenberg lire ou pas par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Lundi 7 juillet 2008

Albert Cossery

      Un lecteur régulier de ces pages s’étonnait que je n’ai rien dit de la disparition de cet auteur – effectivement c’est un auteur que je trouve digne de mention et si je ne l’ai pas fait c’est que l’information m’avait totalement échappée occupée que j’étais à travailler jusqu’à 21h le samedi et tout le dimanche en extérieur.

 

Donc, le 22 juin dernier, Albert Cossery a quitté ce monde.

Il vivait à Paris. Il était d’origine égyptienne, né en 1913. Il est donc mort à 94 ans dans la chambre d'hôtel qu'il occupait depuis plus de 60 ans au La Louisiane et la rumeur dit qu'il a fait jusq'au dernier jour sont tour quotidien au Flore (lieu mythique s'il en est de la littérature à Paris, ou des people de la littérature à Paris au choix selon votre degré d'ironie) C’est Miller, rencontré lors d’un séjour états-unien qui lui aurait donné envie d’écrire. Il n’a pas été excessivement prolixe.

Moi, je vous recommande les deux que j’ai lu :

Les féniants de la vallée fertiles (édité chez Losfeld) et Mendiants et orgueils.

 

Je ne sais pas faire d’éloge funèbre (j’ai lu récemment celle rédigée par Frédéric II de Prusse sur La Mettrie – dont je vous reparlerai puisque je le lis- et ce me semble tout un art diplomatique), mais je salue juste.

publié dans : Univers Gutenberg lire ou pas par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Samedi 5 juillet 2008

Marcus Malte
Garden of love, Zulma
Scarrels, Syros


      Le nom de l'auteur m'est connu parce qu'il a signé un Poulpe. un e ceux que j'ai aimé par ailleurs :

 

 

Garden of love est encore un texte noir. Le personnager principal ( à la troisième personne mais un narrateur omniscient) fait allusion aux autres protagonistes (issus de son passé et réveillés par le retour de l'un d'eux et l'arrivée d'un manuscrit révélateur) à la troisième personne et en ménageant le suspens par un retardement des détails donnés...
Il s'agit de sombres histoires d'enfance. Avec un secret lourd et conséquent. Assez conséquent pour que le personnage principal ressorte son Ruger calibre38. Avec des complexités, type multiples points de vue

Pourtant j'ai du mal à dire que j'aime ce livre. Je trouve les premiers chapitres de descriptions du bonheur familial auquel le perosnnage n'arrive pas à croire, un peu mièvres et glucose. J'ai du mal à m'attacher au supsens qu'on m'impose par un artifice grammatical excessif.
Pourtant quelques bons morceaux, comme la description du cadavre... très "romantique"....

publié dans : Univers Gutenberg lire ou pas par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Samedi 5 juillet 2008

"On s’habitue à tout. Il suffit de suivre le Tour de France pour que la folie vous semble un état de nature."

                        Albert Londres, le 8 juillet 1924                     

       En ce jour de début de Tour de France, j'ai lu.
       On nous dit que le vélo a changé, on dit que cette année ça y est la Tour est propre. Jeu de dupes qui dure et se réitère fidèlement, cyclique le cyclisme. 
       Albert Londres (1884-1932, écrivain et surtout grand journaliste français) a signé un court essai Les Forçats de la Route. Il a suivi le Tour deux années de suite et ce sont ses articles. C'est gratiné et surtout ca replace.


« Les frères Pelissier et Ville abandonnent »

Coutances, 27 juin 1924

 

« La nouvelle parvint : les Pélissier ont abandonné. Nous retournons à la Renault et, sans pitié pour les pneus, remontons sur Charbourg. Les Pélissier valent bien un train de pneus…

(…) Les Pélissier n’ont pas que des jambes ils ont une tête et, dans cette tête, du jugement.

- Vous n’avez aucune idée de ce qu’est le Tour de France, dit Henri, c’est un calvaire. Et encore, le chemin de Croix n’avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. Nous souffrons du départ à l’arrivée. Voulez-vous voir comment nous marchons ? Tenez…

De son sac, il sort une fiole :

- Ca, c’est de la cocaïne pour les yeux, ça c’est du chloroforme pour les gencives…

- Ca, dit Ville, vidant aussi sa musette, c’est de la pommade pour me chauffer les genoux.

- Et des pilules ? Voulez-vous voir des pilules ? Tenez, voilà des pilules.

Ils en sortent trois boites chacun.

- Bref, nous marchons à la « dynamite ».

 

publié dans : Univers Gutenberg lire ou pas par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Vendredi 4 juillet 2008
Où entrainer sa folie ?
Quelle voie et quelle voix pour le fou ?

J'ai décidée, en dehors des quelques jours en Allemagne à Hannovre en juillet, je prendrais des vacances en septembre cette année encore.

Je pars le 8 septembre pour la Roumanie., Brasov et la Transylvanie du Sud. C'est décidé je vais randonner dans ce coin là cette année. et je vais chatouiller les doigts de pieds du Comte Vlad III à Bran.

Puis du 16 au 26 septembre, je prends un Billet
Interrail et je voayge en Europe de l'Est en train.
Le but découvrir l'europe de l'est. Les objectifs : connaître les pays leurs histoires, le monde du livre des pays de l'Est européen, voayger citoyen et eco (-nome et -logique).
Au programme :
Voir les capitales et les lieux culturels et historiques
Voir les bibliothèques nationales et ou locales et les endroits originaux du livre et de la médiation
Tester le réseau pas cher

Parcours
Bucarest 1 jour
Budapest 2 jours
Bratislave 1 jour
Wien 2 jours
Salzburg 1 jour
Munich 2 jours
Les chateaux de Louis II de Bavière 2 jours
Bern (?) 1 jour

Un carnet de voyage et un budget travaillé à l'avance
des auberges ou campings non loin des gares
des nuitées au maximum dans les trains

Des données de préparartions et de séjours au fur et à mesure ici

publié dans : People - la vie des fous par Ln
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Jeudi 3 juillet 2008

Si un jour, comme l'a prophétiser Leibniz, les bibliothèques deviennents des villes, il y aura aussi des ruelles sombres et tortueuses comme à présent.
                                                                                                                                J 861   

Lichtenberg (Georg Christoph)
Le miroir de l'âme
José Corti

publié dans : Univers Gutenberg lire ou pas par Ln
ajouter un commentaire commentaires (1)   

Pour vous servir...

[V]ous avez dit...

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Essentiel

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus