Lundi 7 juillet 2008

Albert Cossery

      Un lecteur régulier de ces pages s’étonnait que je n’ai rien dit de la disparition de cet auteur – effectivement c’est un auteur que je trouve digne de mention et si je ne l’ai pas fait c’est que l’information m’avait totalement échappée occupée que j’étais à travailler jusqu’à 21h le samedi et tout le dimanche en extérieur.

 

Donc, le 22 juin dernier, Albert Cossery a quitté ce monde.

Il vivait à Paris. Il était d’origine égyptienne, né en 1913. Il est donc mort à 94 ans dans la chambre d'hôtel qu'il occupait depuis plus de 60 ans au La Louisiane et la rumeur dit qu'il a fait jusq'au dernier jour sont tour quotidien au Flore (lieu mythique s'il en est de la littérature à Paris, ou des people de la littérature à Paris au choix selon votre degré d'ironie) C’est Miller, rencontré lors d’un séjour états-unien qui lui aurait donné envie d’écrire. Il n’a pas été excessivement prolixe.

Moi, je vous recommande les deux que j’ai lu :

Les féniants de la vallée fertiles (édité chez Losfeld) et Mendiants et orgueils.

 

Je ne sais pas faire d’éloge funèbre (j’ai lu récemment celle rédigée par Frédéric II de Prusse sur La Mettrie – dont je vous reparlerai puisque je le lis- et ce me semble tout un art diplomatique), mais je salue juste.

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Samedi 5 juillet 2008

Marcus Malte
Garden of love, Zulma
Scarrels, Syros


      Le nom de l'auteur m'est connu parce qu'il a signé un Poulpe. un e ceux que j'ai aimé par ailleurs :

 

 

Garden of love est encore un texte noir. Le personnager principal ( à la troisième personne mais un narrateur omniscient) fait allusion aux autres protagonistes (issus de son passé et réveillés par le retour de l'un d'eux et l'arrivée d'un manuscrit révélateur) à la troisième personne et en ménageant le suspens par un retardement des détails donnés...
Il s'agit de sombres histoires d'enfance. Avec un secret lourd et conséquent. Assez conséquent pour que le personnage principal ressorte son Ruger calibre38. Avec des complexités, type multiples points de vue

Pourtant j'ai du mal à dire que j'aime ce livre. Je trouve les premiers chapitres de descriptions du bonheur familial auquel le perosnnage n'arrive pas à croire, un peu mièvres et glucose. J'ai du mal à m'attacher au supsens qu'on m'impose par un artifice grammatical excessif.
Pourtant quelques bons morceaux, comme la description du cadavre... très "romantique"....

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Samedi 5 juillet 2008

"On s’habitue à tout. Il suffit de suivre le Tour de France pour que la folie vous semble un état de nature."

                        Albert Londres, le 8 juillet 1924                     

       En ce jour de début de Tour de France, j'ai lu.
       On nous dit que le vélo a changé, on dit que cette année ça y est la Tour est propre. Jeu de dupes qui dure et se réitère fidèlement, cyclique le cyclisme. 
       Albert Londres (1884-1932, écrivain et surtout grand journaliste français) a signé un court essai Les Forçats de la Route. Il a suivi le Tour deux années de suite et ce sont ses articles. C'est gratiné et surtout ca replace.


« Les frères Pelissier et Ville abandonnent »

Coutances, 27 juin 1924

 

« La nouvelle parvint : les Pélissier ont abandonné. Nous retournons à la Renault et, sans pitié pour les pneus, remontons sur Charbourg. Les Pélissier valent bien un train de pneus…

(…) Les Pélissier n’ont pas que des jambes ils ont une tête et, dans cette tête, du jugement.

- Vous n’avez aucune idée de ce qu’est le Tour de France, dit Henri, c’est un calvaire. Et encore, le chemin de Croix n’avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. Nous souffrons du départ à l’arrivée. Voulez-vous voir comment nous marchons ? Tenez…

De son sac, il sort une fiole :

- Ca, c’est de la cocaïne pour les yeux, ça c’est du chloroforme pour les gencives…

- Ca, dit Ville, vidant aussi sa musette, c’est de la pommade pour me chauffer les genoux.

- Et des pilules ? Voulez-vous voir des pilules ? Tenez, voilà des pilules.

Ils en sortent trois boites chacun.

- Bref, nous marchons à la « dynamite ».

 

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Vendredi 4 juillet 2008
Où entrainer sa folie ?
Quelle voie et quelle voix pour le fou ?

J'ai décidée, en dehors des quelques jours en Allemagne à Hannovre en juillet, je prendrais des vacances en septembre cette année encore.

Je pars le 8 septembre pour la Roumanie., Brasov et la Transylvanie du Sud. C'est décidé je vais randonner dans ce coin là cette année. et je vais chatouiller les doigts de pieds du Comte Vlad III à Bran.

Puis du 16 au 26 septembre, je prends un Billet
Interrail et je voayge en Europe de l'Est en train.
Le but découvrir l'europe de l'est. Les objectifs : connaître les pays leurs histoires, le monde du livre des pays de l'Est européen, voayger citoyen et eco (-nome et -logique).
Au programme :
Voir les capitales et les lieux culturels et historiques
Voir les bibliothèques nationales et ou locales et les endroits originaux du livre et de la médiation
Tester le réseau pas cher

Parcours
Bucarest 1 jour
Budapest 2 jours
Bratislave 1 jour
Wien 2 jours
Salzburg 1 jour
Munich 2 jours
Les chateaux de Louis II de Bavière 2 jours
Bern (?) 1 jour

Un carnet de voyage et un budget travaillé à l'avance
des auberges ou campings non loin des gares
des nuitées au maximum dans les trains

Des données de préparartions et de séjours au fur et à mesure ici

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Jeudi 3 juillet 2008

Si un jour, comme l'a prophétiser Leibniz, les bibliothèques deviennents des villes, il y aura aussi des ruelles sombres et tortueuses comme à présent.
                                                                                                                                J 861   

Lichtenberg (Georg Christoph)
Le miroir de l'âme
José Corti

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Jeudi 3 juillet 2008
Pierre Senges s'inscrit (dand Fragments de Lichtenberg) en faux de l'affirmation que les phrases courtes des journaux de Lichtenberg reproduites dans Le miroir de l'âme ne sont pas des aphorismes...



Un fou qui s'imagine être un prince ne se diférencie aucunement du prince qu'il croit être, hormis qu'il est le négatif du prince et ce dernier, le négatif du fou. Qu'on néglige de considérer les signes, ils sont égaux.

Lessing. Un titre ne doit pas être un menu.
                                                                   AK 134

La bière est un pain qui se boit
                                                                   
AK 199
Tout apprendre, non point pour l'afficher, mais s'en servir.
                                                                   AK 262
Lorsqu'il se servait de sa raison, on eût dit un droitier contraint d'utiliser sa main gauche.
                                                                   
B1

De mêm qu'il y a des mots de plusieurs syllabes qui disent très peu, de même également il y en a d'une seule syllabe dont le sens est infini.
                                                                     
H 64

Il aimait surtout les mots qui n'avaient pas l'habitude de se trouver dans les dictionnaires.
                                                                      H 90








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Jeudi 3 juillet 2008
Georg Christoph LICHTENBERG

       J'avais emmené Couteau sans lame et autres récits satiriques (publié comme tous les Lichtenberg chez José Corti)avec moi quand j'étais partie en Autriche en septembre dernier (Je vais vous dire où je parle cette année en solo encore et toujours) et ça avait été un régal cet impertinence éclairée.

      Justement dasn les premières pages de son MAGNIFIQUE livre sur Lichtenberg, Pierre Senges évoque le fait que "Licht" en allemand vaut dire lumière...
J'ai édoré parcourir - parce que je ne peux pas vraiment dire que je l'ai LU - ce livre avec une mise en page géniale : le texte principal qui met Lichtenberg en personnage principal mis à distance et l'étude... et des encarts en caractères plus petits, à la manière des gloses des livres d'avant les incunables...
       J'ai noté l'encart sur les phrases que Lichtenberg s'était noté comme dernière phrase  possible avant de rendre son dernier souffle... et un passage très bon sur la feuilletonnesque en littérature.


       J'ai accompagné ma "lecture" de Pierre Senges bien évidemment de l'ouvrage dont il se sert et dont il cite des passages des aphorismes qui n'en sont pas.
Vite frustrée de me limiter aux renvois de Pierre Senges pourtant toujours pertinents, et souriants, je me suis lancée dans le grignotage sauvage. Le prochain poste sera consacré à des morceaux de Le miroir de l'âme.

Bibliographie :
Senges (Pierre), Fragments de Lichtenberg (Verticales, 2008)

Lichtenberg, Couteau sans lame (Corti)
                            Lettres à ceux qui sont nés un 29 février (Corti)
                            Le miroir de l'âme



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Mercredi 2 juillet 2008

Mosconi

Nuit Apache

 

            Il me semble avoir lu il y a un bon moment je dirai plus de dix ans, une interview de Pouy où il disait qu’il le considère comme un maître, et je me renseigne sur le monsieur et il s’avère qu’il est plus jeune. Ca doit être une erreur ou un autre. Celui –ci en tous les cas afficherait un fort intérêt pour les indiens d’Amérique et une affection pour les hommes de caractère (on nous cite guy Debord – ce qui aurait plutôt tendance à me le rendre sympathique), mais ce Mosconi écrit essentiellement pour la jeunesse.

  

Extraits clin d’œil à M. Chiens écrasés :

« Cette histoire pourrait commencer par La rosita, une bande-son de Ben Webster et Coleman Hawkins. Une évocation facile, au charme désuet, sortie d’un saxo lancinant au service d’une rumba en clin d’œil. La musique n’existe que dans ma tête, je ne suis pas dans un film. Ce mardi 12 août, voilà une semaine, je longeais le canal Saint-Martin en direction de la place de la République pour rejoindre, après, le rue Montorgueil, là où je m’abrite. Moi, et ce qui reste de Pedro.

            A me voir, ainsi, la trentaine bien entamée, l’œil malin, le sourire ironique, avec ce qu’il faut de rides et de cicatrices pour faire profond, on n’imagine pas le dégoût que je m’inspire. (…)

            (…)

            Je n’avais pas grand-chose dans le réfrigérateur et pas la moindre envie de partager mon dîner avec des congés payés euphoriques. Personne ne m’attendait, ce n’était pas une raison pour me priver. Je suis un vorace, avec, toujours, un égal appétit indifférent aux fluctuations de mon moral.

            (…)

            Dans le four, une épaule d’agneau accompagnée d’un gratin de pommes de terre, oignons, tomates et herbes méridionales, prenait des couleurs.

            (…)

            La nuit a passé comme passent beaucoup de nuits. Je l’avais doucement neutralisée avec pas mal de tequila et, pour finir, un cachet de Lexomil. (…) Un réveil modérément laborieux, la routine. Ma main a attrapé la première cigarette d’une série de cinquante. J’ai aspiré, suis resté quelques instants immobile, sans tousser.

            La machine à café m’attendait, je suis allé la rejoindre. A fait presque six ans que je prends mon pur arabica en tête-à-tête avec mon image dans le miroir fixé, provisoirement, sur le mur de la cuisine. »

 Etc…

Donc, clin d’œil à M. chiens écrasés, en souvenir d’une période qu’on peut qualifier de passer. Mais les éléments sont là et ca fait sourire.

 

Cet opus a tous les attributs d’un bon hardboiled

            Un célibataire endurcit et un alcoolo, souvent à la dèche et toujours en magouilles, qui mène une enquête en freelance qui l’amène à se prendre quelques gnions… pour les beaux yeux d’une douce qui s’est sacrifiée au Grand Manitou de la Folie.

Le tout dans un Paris estival.

 

 Il cite et je m'en empare
Louise Erdrich L’amour sorcier

Brautigan Le monstre des Hawkline

Carlos Gardel

Arroyo Perez



En écoute :
l'album cité dans l'extrait plus haut : Ben Webster et Colmann, le morceau Rosita est magnifique en effet
Carlos Gardel "Souvenirs"
En lecture :
Le dernier Pierre Senges... c'est génial c'est sur un auteur autruchien dont j'avais parlé en septembre de l'année dernière parce que j'avais amené le recueil Le couteau sans lame et autres textes satiriques.
Et donc j'ai aussi dans ma besace le Miroir de l'âme recueil d'aphorismes largement cité dans le livre de Pierre Senges

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Mardi 1 juillet 2008

 

         J’ai pris une journée en solo pour découvrir cette ville qu’il est étonnant que je connaisse si peu.         Vendredi matin tôt je débarque du TGV à la Gare de Nantes, avec un programme de journée.

         Dans ma besace des livres ad hoc : un jules Verne (qui est nantais) que je n’avais pas lu et qui inaugurera mon programme « lisons joyeusement les classiques l’été », 1791 de Pierre Bordage premier tome d’une trilogie fantastique sur les années révolutionnaires se situant à Nantes et dans le bocage nantais et le nord vendéen (d’où est originaire Bordage), les années de la chouannerie. Mais, parmi les auteurs nantais, il faut citer Rouaud (qui avait été primé pour champs d’honneur et dont les livres sur Nantes et ses alentours sont emprunts de nostalgie.

 Dans mon Mp3, Nantes de Barbara, quelques Tri yann…

         Je connaissais bien le Musée des Beaux-Arts et le Lu, je n’en ai donc pas fait des priorités.

         Je file droit vers les Machineries de l’île pur en prendre pleins les mirettes avec les automates. Evidemment le plus impressionnant et le plus connu est l’éléphant mais je m’enthousiasme assez facilement pour des tonnes d’autres petites choses. C’est bien, à mon sens, cette création. Tout d’abord parce que c’est orignal, ce n’est pas un énième musée d’art contemporain, que même si ca n’a pas une réalité patrimonial en terme de génie mécanique ou machinerie de spectacle à Nantes c’est tout de même cohérent avec les machines fantastiques de Jules Verne. Etonnamment, dans tous les endroits où j’ai pénétré par la suite dans ma journée nantaise, les photos sont interdites. Pour vous rendre compte de ce dont je parle il va falloir aller faire un tour là.

          J’ai pensé vraiment à l’exposition géniale qui avait été accueillie après rennes et toulouse au Grand Palais de Paris il y a un moment et que j’avais vu avec la  Fée du quartier, sur les machines de spectacle de Royal Delux.

 

         Dans la foulée et pour rester sur le thématique j’avais envisagé de courir voir les véhicules extraordinaires, 20modèles de Jean-Marc Deschamps – matérialisation de machines imaginées par Jules Verne. Le site permet de visualiser des manuscrits qui ont été numérisés.

 

         Puis retour sur les quais de Fosse pour jeter un œil rapide, quoique payant, au petit et sympathiqueMusée de l’Imprimerie.

L’ambiance est boisée, comme souvent dans les musées de l’imprimerie… dans mon souvenir celui de Lyon est aussi sur ce modèle. Improbable lieu, un peu confidentiel, des parquets et des machines en bois….

Le tour est vite fait et c’est vraimetn enthousiasmant quand on aime le livre et l’histoire du livre, il y a ce qu’on sait et confirme et puis il y a les détails d’histoire…

 

         En sortant du Musée de l’Imprimerie, il suffit de prendre les escalators du cetre culturel pour accéder à la Médiathèque. Elle est l’une des nombreuses bibliothèques de ce réseau de lecture publique nantais (bibliobsession vous dira même que c’est pas forcement l’établissement le plus impressionnant du réseau) qu’importe je voulais me donner une idée des orientations de ce réseau. C’est fou, cette bibliothèque où les photos sont interdites…a la configuration,  les matières couleurs d’un énorme atrium sur trois niveaux…

 

         En en sortant, je suis donc Quai de la Fosse. J’avance vers le Square de l’île Feydeau, où je vais brancher mon Mp3 dasn lequel j’ai télécharger, sur le site de l’office du tourisme de Nantes  Gratuitement des visites guidées.

Eh bien en dehors du fait que chaque morceau commence par l’en têtante pub pour Zevisit, c’est tout de même assez bien fait. Je suis donc la visite et découvre que Nantes s’est bâti sur le commerce fluvial et surtout triangulaire…sisisisi le marché des esclaves. L’île Feydeau n’est plus une île puisque certains bras de fleuves seront eu fil du temps comblés. Je jette un œil à la rue Kervegan avec ses maisons qui penchent, ses balcons sur façades amples. La place de la Bourse (la bourse ayant été investie par une chaîne de vente de produits « culturels » initialement pour cadre moyens…) le passage Pommeraye sous verre avec ses escaliers de ferronnerie – sous les esscaliers en se penchant on peut voir des têtes de dragons à la façon gargouille !

 

 

 


            Je stationneindécemment dans un excellent magasin de bande dessinée et découvre qu’un auteur que j’apprécie s’est lancé dans une belle série entre hardboiled, héros masqués et superhéros…

Carlos Nine Fantagas

 Il en est au second tome et j’en parlerai forcement c’est beau, c’est bien c’est malin c’est à lire !!!!


            Je ressors pour rejoindre la Place Royale, spacieuse, claire et propre au centre de laquelle une fontaine allégorique : La loire y personnaifiée avec aux quatre coins les personnifications des affluents Sevres, Erdre, … La statue de marbre qui domine porte normalement un trident qui est régulièrement « chapardé » et notamment par les supporters du club nantais de foot.

 

Je fais un détour par la librairie de l’Atlatante où je tape la tchatche. L’’histoire de cette librairie à succès spécialisé dans le roman policier et la science fiction, puis le cinéma et le succès aidant l’envie de publier, et l’avènement de la maison d’édition…

 

         Je vais jusqu’à Saint Nicolas, une des premières du gothique flamboyant, et franchement je suis pas emballée alors je vais de tout sur la cathédrale et la Spalette par les petites rues pavées et bourrées de crêperies…

 

         Je passe par le Cour des 50 otages – ainsi appelé en mémoire d’un épisodes sanglant de la Seconde Guerre mondiale – sur laquelle on peut encore apercevoir l’enseigne d’une vieille maison de Nantes, un drapier très connu les Raton, et on peut toujours voir l'enseigne.

 

         Je me bois un Perrier face à la cathédrale en feuilletant le dernier Tigre rayé de rose avec son supplément intégré « ecce » les potins people… des grands de ce monde, les vrais…

 

     














   Petite subtilité : certains numéros de portes, dans le vieux nantes, sont suivis d’un P. Il désigne les maisons dont l’arrière cour est muni d’un puits. Pratique en cas d’incendie !





         Petit Tour du château des Ducs de Bretagne mais je l’avais déjà visité alors je préfère

traverser la route et les rails de Tramway – Nantes

est la première des villes à s’être doté d’un tramway – et je file m’encanailler au LU où je vais rester un bon moment !!!!! J’y lis le fameux Major déprime de Moebius, suite mirifique du non moins mirifique Major Fatal qui paraissait en feuilleton.

 

 

 

 


 


 


         Je prends ensuite le BusWay direction Vertou et mon week end de farniente et de fêtes familiales… je découvre que la petite aliénore (en fait elle s’appelle Margot et ses parents sont des amateurs éclairés de vin – les chateaux margaux renvoyant dans l’histoire de France à Aliénore future épouse de henri II…) est bien grande et qu’elle exerce sa dextérité avec bonhommie dans la toute nouvelle maison de ses parents… ces parents, mes cousins adorés, qui vont m'acceuillir comme une reine justement. Et notamment, au détour d'un de ces repas riches en échanges, ils me feront déguster un vin tout à fait étonnant :
Un Tariquet - Permières Grives
Je suis étonnée. Il va aux premières gorgées me rappeler des vins gascons que j'ai goûté. Mais non non, ce vin est singulier.
Un peu intimidée par les connaissances oenoligiques de mes deux hôtes, j'avoue avoir été troublée dans mon appréciation, un peu nerveuse... et j'apprécie pas vraiment. Je garde peu de souvenirs et impressions.
Je décide donc d'en faire l'objet des prochaines propositions de dégustations à Paris.


Mes cousins nantais qui fêtent leur trentaine sont beaux.

 

 

         Je quitte Nantes sous la chaleur dimanche avec les fabuleux voyageurs.

Lectures :

Guides Vert - Nantes

Jules Verne - De la terre à la Lune

Bordage, 1791

mais il faut aussi lire Rouaud et Pierre Michon et ses Vies minuscules


Musiques

Barbara, "Nantes"

TRi Yann


 

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Vendredi 27 juin 2008

         J'avais découvert au détour d’un repas et d’un verre, je m’étais enthousiasmée pour un vin … un blanc sec (ou demi sec) accompagnant avantageusement des noix de Saint-Jacques.

         Je suis partie à sa recherche en voulant en servir au repas blanc en l’honneur de l’anniversaire de MinedeRien (qui est une fan de coquilles saint jacques et donc pour son anniversaire tous les mets étaient blancs (de l’apéro boudins blancs poelés, radis/mozarella, chips de crevettes et cocktails White Russian, jusqu’au dessert soufflé de coco poudré et litchis en passant par le plat noix de Saint Jacques marinées à la noisettes poelées sur fondue d’oignon et fondu de blancs de poireaux et chèvre chaud dans poires blanches pochées). J'ai pourtant recherché ce vin en vain. Le délais étant un peu court. Nous avons, à la place, bu un Chateauneuf-du-Pape blanc 2005 (excellente année pour les Châteauneuf du pape - plusieurs sont classés par Wine Spector) qui est devenu un peu mon immanquable – j’aimerai d'ailleurs passer à autre chose.

         Mais, je ne me démonte pas sur l’idée de reboire de ce breuvage au nom fait pour me plaire ! Et j’appelle directement les producteurs. Producteurs qui sont au nombre de deux Valérye Mordelet & Jean-Daniel Kloecklé qui, très gentiment, m’envoient la liste des cavistes en proposant et des endroits où en boire à Paris. Et justement Le Mat-de-cocagne et moi cherchons un endroit où nous poser pour se retrouver… et j’ai quelques invitations en retard.

         Le mardi, j’appelle les rares caves à vins de la liste pour savoir si ils en ont toujours et peuvent nous en servir. Le SEUL qui répond par la positive est le patron de la Zygothèque, rue de Tolbiac, à Paris, Métro Bibliothèque Francois Mitterand.

         J'y convie les amis susceptibles d'apprécier l'exercice. Nous y allons et serons accueillis comme des rois. L’endroit est pourtant uniquement restaurant mais ils acceptent de nous servir exceptionnellement uniquement pour "boire". L’équipe des serveurs jouent mon jeu de dégustation du premier verre en aveugle, ne montrant pas la bouteille à mes invités. Nous sommes 6 autour de la table. 

         Puis, en plus de nous servir incroyablement bien, on nous change les verres (nous essaierons une bouteille du vin sur lequel j’avais flashé et une bouteille de l’autre cru) et on nous apporte de-ci, de-là gentiment d’excellents, voire succulents antipastis (toasts de fois gras fin, asperges poelées au balsamique, …)

         Un très grand merci au Patron et son équipe pour l’accueil vraiment chaleureux que nous avons eu, pour le temps pris à papotter vin. Car oui le patron de ce restaurant (qui affiche plus de 95 marques différentes de whisky) sait parler de sa carte, de ses choix. Le Mat-de-Cocagne le provoque gentiment sur l'absence totale - sur une carte pourtant originale et diversifiée - de vins alsaciens.

          Ce sont des vins d'un producteur du côté de Montlouis.
          Le premier un sec de 2005 est bien frais. Il pleure bien. Sa couleur est très claire et son nez est extraordinaire. Mat de Cocagne dira qu'il est boisé. Je ne saurais en dire au

          Le second est un demi sec 2005, autre vin du même producteur. Je le trouve plus « calme » (ca ne doit pas se dire ainsi) au nez et beaucoup acide en bouche. Je sais que ça peut être considéré comme une qualité mais après l’autre vraiment je suis moins emballée.

Clairement, parmi les convives un seul dira préférer le second au premier.

       Là-dessus le patron nous propose une des premières cuvées du même producteur, donc plus vieux. Là, nous ne serons ravis de la suggestion et de l’attention du patron mais pas forcément emballés par le vin, trop frais cette fois, et moins… abouti peut-être et puis trop tard aussi sûrement. Aucun de nous n’a encore mangé.

 

Trève de faux suspens :

Ce vin est sec. De la région des Montlouis.

Le domaine est

Domaines des Loges de la Folie

Ma préférence- confirmée – va à la Nef des fous en 2005 demi sec

Mais une mention tout de même à l’autre cru Chemin des Loges


























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Jeudi 26 juin 2008

Rios (julian)

Nouveaux chapeaux pour Alice

Tristram

 

         Un éditeur à remarquer. Avec des couvertures chatoyantes et amusantes.

Je l’avais découvert lors de la réédition du Tristram Shandy justement. Puis, je m’étais régalée avec l’édition en deux volumes des critiques musique du mythique LesterBangs. Puis, dans leur catalogue j’avais mis la main sur des traductions de ce qui est l’un des auteurs allemands les plus inventifs, souvent qualifié de « postmoderne ».

 

         « Postmoderne » est justement l’adjectif dont on pourrait être tenté, un moment oublieux de ne pas jargonner, pour parler de Rios.

         Cet auteur espagnol (également critique, chroniqueur et autres) est de ces auteurs inventifs où le mot comme la forme sont travaillés pensés détournés…

 

         Le chapelier fou de Lewis Carroll (un peu plus lettré et policé me semble-t-il) propose à Alice des dizaines de chapeaux de diverses tailles, origines, époques et la fait ainsi voyager dans l’espace et le temps ; un chapitre par chapeau et par anecdote. On va partout à toutes les époques, on croise même épisodiquement les deux amants intemporels…

         Le discours est à la seconde personne, le chapelier s’adressant à la deuxième personne du singulier à une Alice sans doute universelle, car on peine à y croire, à la cerner en creux des récits…

 

         Le prétexte est amusant, certains courts récits valent le coup…

Mais si je devais vous injoindre de lire Rios, je vous conseillerais Babel ou Larva.

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Jeudi 26 juin 2008

Nina Jaffe et Steve Zeitlin

Debout sur un pied

Ecole des loisirs (Neuf)

  

L’introduction s’adresse au lecteur à la deuxième personne du singulier et te dis « Lis la première partie de chaque  histoire et imagine ce que tu aurais fait dans telle ou telle situation. Puis lis la suite de l’histoire pour savoir comment le héros ou l’héroïne a résolu le problème. Mais rappelle-toi bien que les solutions sont pacifiques, tu ne peux pas te servir de moyens violents pour te tirer d’embarras »

 

Il s’agit de Sagesses – comme celles de Nasredine (dont le troisième volume de la série éditée par Albin Michel avec des illustrations de david B. est publié).

 

Ce livre est aussi un Jeu. Il est amusant de faire l’effort de se poser de trouver sa voix, de ne pas se précipiter sur la seconde partie. Un jeu donc. De mise en situation d’abord, de logique car souvent ce sont des sortes de casses têtes, et enfin d’imagination voire écriture si on veut, parce qu’on peut au-delà de prendre le temps de réfléchir, se fendre de l’écriture de sa solution…

 

            Traverser la vie debout, c’est un sacré défi ! Ce petit livre de sagesses – un parmi tous ceux qui méritent d’être lus – incite à la réflexion, à l’attitude active face à la « sagessse », chercher la question derrière la question.

 

            J’ai, par ailleurs, été entêtée par cette illustration qui pare la couverture et revient en bas de page entre la première partie et la proposition de solution. Une enluminure de Joel Simeon pour le Haggadah ashkénaze, manuscrit du milieu du XVe siècle…

 

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