Mosconi
Nuit Apache
Il me semble avoir lu il y a un bon moment je dirai plus de dix ans, une interview de Pouy où il disait qu’il le considère comme un maître, et je me renseigne sur le monsieur et il s’avère qu’il est plus jeune. Ca doit être une erreur ou un autre. Celui –ci en tous les cas afficherait un fort intérêt pour les indiens d’Amérique et une affection pour les hommes de caractère (on nous cite guy Debord – ce qui aurait plutôt tendance à me le rendre sympathique), mais ce Mosconi écrit essentiellement pour la jeunesse.
Extraits clin d’œil à M. Chiens écrasés :
« Cette histoire pourrait commencer par La rosita, une bande-son de Ben Webster et Coleman Hawkins. Une évocation facile, au charme désuet, sortie d’un saxo lancinant au service d’une rumba en clin d’œil. La musique n’existe que dans ma tête, je ne suis pas dans un film. Ce mardi 12 août, voilà une semaine, je longeais le canal Saint-Martin en direction de la place de la République pour rejoindre, après, le rue Montorgueil, là où je m’abrite. Moi, et ce qui reste de Pedro.
A me voir, ainsi, la trentaine bien entamée, l’œil malin, le sourire ironique, avec ce qu’il faut de rides et de cicatrices pour faire profond, on n’imagine pas le dégoût que je m’inspire. (…)
(…)
Je n’avais pas grand-chose dans le réfrigérateur et pas la moindre envie de partager mon dîner avec des congés payés euphoriques. Personne ne m’attendait, ce n’était pas une raison pour me priver. Je suis un vorace, avec, toujours, un égal appétit indifférent aux fluctuations de mon moral.
(…)
Dans le four, une épaule d’agneau accompagnée d’un gratin de pommes de terre, oignons, tomates et herbes méridionales, prenait des couleurs.
(…)
La nuit a passé comme passent beaucoup de nuits. Je l’avais doucement neutralisée avec pas mal de tequila et, pour finir, un cachet de Lexomil. (…) Un réveil modérément laborieux, la routine. Ma main a attrapé la première cigarette d’une série de cinquante. J’ai aspiré, suis resté quelques instants immobile, sans tousser.
La machine à café m’attendait, je suis allé la rejoindre. A fait presque six ans que je prends mon pur arabica en tête-à-tête avec mon image dans le miroir fixé, provisoirement, sur le mur de la cuisine. »
Etc…
Donc, clin d’œil à M. chiens écrasés, en souvenir d’une période qu’on peut qualifier de passer. Mais les éléments sont là et ca fait sourire.
Cet opus a tous les attributs d’un bon hardboiled
Un célibataire endurcit et un alcoolo, souvent à la dèche et toujours en magouilles, qui mène une enquête en freelance qui l’amène à se prendre quelques gnions… pour les beaux yeux d’une douce qui s’est sacrifiée au Grand Manitou de la Folie.
Le tout dans un Paris estival.
Il cite et je m'en empare
Louise Erdrich L’amour sorcier
Brautigan Le monstre des Hawkline
Carlos Gardel
Arroyo Perez
En écoute :
l'album cité dans l'extrait plus haut : Ben Webster et Colmann, le morceau Rosita est magnifique en effet
Carlos Gardel "Souvenirs"
En lecture :
Le dernier Pierre Senges... c'est génial c'est sur un auteur autruchien dont j'avais parlé en septembre de l'année dernière parce que j'avais amené le recueil Le couteau sans lame et autres
textes satiriques.
Et donc j'ai aussi dans ma besace le Miroir de l'âme recueil d'aphorismes largement cité dans le livre de Pierre Senges


ur accéder à la Médiathèque. Elle est l’une des 
















Chamisso
Bézian (Frédéric)
