Jeudi 19 juin 2008

Bézian (Frédéric)

Les Garde-fous

Delcourt

 

            Huit clos chez un éditeur « à succès » et sa compagne (et co éditrice) dans leur villa ultra moderne sur un lac.

 

L’album s’ouvre sur la fête « privée » chez eux de lancement d’un livre dont l’auteur (  e  ) dit clairement que pour elle la meilleure fiction c’est la réalité (citant en exemple un meurtre qui est un élément de l’intrigue qui s’ouvre évidemment). Tout va se jouer dans cette villa qu’on ne peut atteindre ou quitter que par un tunnel sous terrain privatif souvent fermé ou par bateau.

Donc, il s’agit d’un serial killer dont le limier en charge de l’affaire pense que sa master piece devrait se jouer là, dans la villa.

  

            Je trouve un hiatus, non rhédibitoire ou gênant entre les décors et les personnages. Les personnages sont comme grifonnés nerveusement. Un style très particulier que l’on retrouve un peu chez David B. je pense. Des pages ou morceaux en bichromie presque, en nuance d’un couleur. Mais une chose remarquable dans cet album c’est la mise en espace… avec les pleins et les vides c’est architectural

 

            Et justement l’élément prépondérant (et c’est pertinent) de ce huit clos c’est le décor, plus exactement cette maison. Très pensée, architecturalement belle intelligente. On sent une réelle maîtrise architecturale et de réelles propositions d’agencement, de design intérieur. En finissant ce polar intéressant je me disais qu’il y avait dans cette villa qui est un personnage à part entière du génial, réutilisable.

Des beaux volumes, des baies qui béent sur l’eau et la nature environnantes, des escaliers qui n’encombrent pas, des terrasses hautes. Notable la pièce du père « critique de musique à la retraite » qu’on sent prévue pour la relaxation, le délassement et la concentration sur la musique.


           Je tenais aussi à mentionner qu'on voit des images de Othello de Orson welles et que j'ai l'intention de voir, et peut-être y reviendrai-je.
          Bref, un peu rebuttée par le dessin des personnages, j'ai pourtant laissé cet opus m'étonner.


J'en profite d'être sur la Bande dessinée, pour vous signaler deux petites choses sympathiques :

- Bookhunter dont je vous avais entretenu, est nominé pour les Eisner Awards (en gros les oscars de la Bande dessinée - ainsi nommé en référence au grand "théoricien" de cet art et auteur lui même (notamment du Spirit) Eisner

- Je vous entretenais aussi du Major fatal de Moebius, qui était à l'origine un feuilleton. Eh bien, La suite sort Le major déprime. Dans une interview pour le Magazine DBD, Moebius signale qu'il avait eu l'intention d'une suite il y a quelques années qui devait faire 100 pages et fut publiée en 50, qui devait être noir et blanc et fut imprimée en couleur, et qui devait sortir à 5 000 exemplaires et le fut à 30 000...
Il commente en disant que la dépression est le signe que des choses sont en travail. Un verre à moitié plein, somme toute. La critique de l'album assortie à cet entretien mentionne que le tout est plus homogène mais toujours foisonnant. Je vous en dis plus dès que je l'ai eu entre les mains... 

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Mercredi 18 juin 2008
François Jonquet
Daniel
Sabine  Wespieser

Un éditeur à qui je fais confiance.
Là je suis déçue.
François Jonquet a déjà signé deux portraits et on nous vend ce texte comme récit ou roman ..; et franchement c'est un portrait mondain d'un acteur... certes interessant, attachant, ayant réalisé des oeuvres passionnantes aux côtés de stars... bon oui... ca racolle pour moi.



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Mercredi 18 juin 2008

A paraître à la fin de l'été... pour la rentrée littéraire deux livres remarquables chez Panama... Sur le strois qui paraîtront, un est exceptionnel, je vous en ai parlé Jardin de papier  de Thomas Walther et un intéressant et sensible
La maison des temps rompus
de Quiviger
Un récit un peu étrange très... sensible, à fleur de peau et de nerfs... des génératiosn des destins, aux liens flous voire inexistants, le tout autour d'une maison, celle de s temsp rompus. Mais existe-t-elle seulement... ?
des chapitres renvoyant aux ages de la vie... des intermèdes sur l'espacement du temps ...


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Mardi 17 juin 2008
Schiller
Le visionnaire
José Corti,
Encore un éditeur que j'apprécie pour le travail exceptionnel qu'il fait en terme de littérature étrangère et aussi en ré édition de textges oubliés, méconnus...

J'avais vers 1997 fait une croisière sur le Rhin... J'avais admiré des paysages fascinants, vus dans un volume de "Yoko Uno" (la série Bd dont l'héroïne asiatique passe des bords du Rhin aux mondes extraterrestres avec impavidité et dextérité). Lors de cette croisière j'avais lu quelques textes germnaiques, dont une fiction "visionnaire" dont je ne savais plus de qui elle était... je pensais que c'était plus récent. Un roman "fascinant"...

Je décide, devant mon incapacité à rappeler mes souvenirs, de relire cet ouvrage pendant mon préiple au pays du chaperon rouge.

En fait, cet essai inachevé de Schiller et dont les thématiques renvoient clairement au reste de son oeuvre, est dans mon système à moi clairement un roman gothique. Des nobles et aristocrates endettés dans des palaces venitiens qui courent les bas fonds et les messes occultes. Un mage roumain. Des fantômes. Des messes noires avec crâne, encens, cruficix, tenture rouges...

 L'oeuvre est restée inachevée. Elle se termine dans cette édition par une série epistolaire induisant les suites de l'intrigue, en creux...





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Mardi 17 juin 2008
    Un auteur allemand hors du commun. Ses dates sont 1914-1979. Et déjà on sent bien ce que ce fait induit "d'influences"... naissance pendant la première Guerre mondiale, régime nazie et Seconde guerre mondiale, partition de l'Allemagne et guerre froide...
Quant à son attitude sous le régime nazie et pendant la guerre... il fut intégré à l'artillerie légère d'Alsace puis commis aux écritures en Norvège, il va aider sa femme Alice à échapper aux nazis, va se constituer prisonnier auprès des anglais... bref, un vrai embrouillamini...

    Son oeuvre est foisonnante et surtout... souvnet qualifiée d'impétueuse et exigeante. Et pour le moins je dois cire que j'adhère... Je me demande si cet auteur, influencé à mon sens nettement par les surréaliste, pourrait selon moi qualifié de "post moderne"

    Il s'agit là d'une oeuvre intéressante. Chaque paragraphe (ils sont en nombre et petits) est en retrait net de la marge avec juste les premiers mots ou la première phrase sont en italique.
Un monde post-apocalyptique (il écrit en 1951 et l'intrigue est datée dans les années 60) détruti devasté par un conflit nucléaire. Le narrateur, qui dit "je"  indirectement (comme un journal en creux), est un survivant solitaire qui parcourt ce monde déserté et devasté à vélo. il finit par se fixer au milieu d'un monde germanophone... et... si vous avez lu ce que j'ai écrit sur les xontre utopies vous savez d'avance que ce héros masculin ne peut que rencontrer une héroïne, Nommée lisa, qu'il qualifie de nouvelle Hélène.
    Ce héros solitaire se compose et recompose une culture ecclectique, dans un volontarisme humaniste. Il se constitue une bibliothèque voulue comme complète... Si bien que l'on croise un imaginaire titre d'ouvrage façon 16e, à rallonge, page 31, un questionnaire à la Proust mais impertinent, page 75.

    Ouvrage exigent oui, sur la forme. Mais, pertinent en terme de fond.
A lire d'urgence, au même titre que les fictions écologiques qui fleurissent au rayon romans comme au rayon bandes dessinées.



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Lundi 16 juin 2008

Oscar Panizza

Journal d’un chien

Plasma / Les feuilles vives

 

Oscar Panizza

Né en 1853 (en novembre) en Bavière dasn une fammile qu’on qualifie ici et là d’énergique et catholique (si ca a son importance) et mort en 1921.

          Il fut médecin.

          Vers 1895, il écrit une pièce qualifiée d’anticléricale et qui est pour le moins goguenarde pour l’église catholique. Cette pièce fut critiquée, huée, censurée… Il s’exile en Suisse… hum !

Ses biens sont saisis en 19101 et il est contraint de retournée à Munich. On diagnostique chez lui une paranoïa systématique. En 1904 ; il met fin à ses jours, comme le mentionne l’extrait de lettre d’intention reproduite en postface , juste après le final « enragé » de ce morceau de prose

 

          Il s’agit donc bien comme l’indique le titre d’un canin diariste à la découverte exacerbée et  de l’espèce humaine      

 

          Journal avec la scansion du temps. En terme de mois qui effectivement très vitre semble bien plus long à ce narrateur qu’a nous même. Au bout de trois mois il est capable de faire une réflexion sur la régularité des rencontres que fait son maître et sur l’éphémère de l’existence humaine.

          Journal à la première personne narrant les actions, leurs motivations et leurs résultats, ainsi que l’expression des sentiments.

 

          Le vocabulaire est très choisi, le niveau de langue impressionnant et aux accents moyen ageux : « cief » « brouet »     

A la page 79, on note cette phrase « Cette fois-ci, je crois bien que l’os ruginé de l’univers va se brésiller ! »

Je la not parce que je ne la comprend pas. Mon impressionnante et lettrée voisine de car me dit qu’elle ne connaît pas non plus les deux mots mais que cette phrase dégage pour elle une impression de couleur rouge, carmen.

Pourtant tout ce qui vient après est blanc très très blanc.

 

          Le narrateur qui dit « je » est un chien qui découvre la race humaine et tout passe à travers les odeurs et quelques impressions visuelles. Les habits sont des éléments animés. Les bistrots des usines à bruits. Il met une application coriace à comprendre les modes de communication et notamment la parole qui  constitue pour lui en des claquement de mâchoires avec les lèvres retroussés.

Et puis, surtout, il disserte sur l’entendement le « non-chien » qui fait agir. Et ces questionnements que la raison et l’entendement sont évidemment toute la portée de ce petit récit.

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Lundi 16 juin 2008

Une bibliohtèque municipale en Allemagne, à Homberg (Hessen).
Homberg est une charmante ville aux maisons à colombages. Elle fut la ville de la Réformation pour la Hesse. Située en bordure des montagnes de knüll, qui semblent un terrain de jeu idéal pour randonneurs.



Elle eut la cathédrale romane la plus grande de la région - qui fut détruite au profit d'une modeste gothique, dotn je n'ai pas goûté les charmes.
La région est celle des frères Grimmm et on qualifie souvent le Kreis de Homberg comme le fief du petit chaperon rouge...



Partie aux aurores vendreid matin pour voyager en car toute la  journée, l'arrivée à Homberg à 20h est anchanteresse sur le jour déclinant et des festivités qui s'annonce. Trois jours de fête locales. Le retour est aussi en car ; plus de 20 heures de bus qui  m'ont permis de lire de la littérature germanique.
Schiller Le Visionnaire (seconde lecture sur laquelle je m'expliquerai)
Panizza Journal d'un chien
Schmidt (Arno) Miroirs noirs
Au retour, des livres achetés là bas sur conseils d'une libraire
Crazy
Sonnenallee
Das Warm




La bibliohtèque dessert totu ce qui est l'équivalent d'une commaunuté d'agglomértion grosse comme paris. Elle ne dépasse pas les 10 000 documents et est ouverte 8 heures par semaines, si j'ai bien compris.  Cette photo que vous voyez est prise un dimanche vers 11h. La pancarte "geöffnet" (ouvert) est mensongère....
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Jeudi 12 juin 2008
ENARD
La Reine du technicolor
Finitude



        Un polar aux ressorts classiques,  signé par un français, réédité par un bon éditeur.

        J'y est vu une caricature géniale de roman américain de hard boiled version française ou hommage au cinémascope des années 50. Moi j'y lis des poncifs surannés mais délicieux du Faucon Maltais et compagnie, d'autres y voient les films de cette veine. Et c'est vrai qu'on touche au monde du cinéma.
"Paris 1951. L’actrice Lola Cortez, la reine du Technicolor, est retrouvée morte dans sa baignoire. Accident, meurtre, suicide ? Pierre Vernet, détective privé, mène l’enquête." 
        Paris, la nostalgie des dimanche pluvieux, des années 50. Le narrateur est le fils du privé qui mène l'enquête. Et le récit de cette histoire est prétexte à nous balader dans une nostalgie de l'enfance. On croise, entre les Champs Elysées Reverty et la Contrescarpe, d'encore rares Coca, des Dubo-Dubon-Dubonnet, des feuilletons dans Tintin découpés, une 203, des feuilletons qu'on écoute sur Paris-Inter...
         Le privé dans son officine avec ses fringues miteuses mais sa réputation de charmeur, la jeune femme belle, fatale inaccessible qui entre comme une apparition pour pleurer dans son bureau et le charge d'une affaire. Des Gangsters en filature, des intimes louches, des affaires de sous, des serveurs bavards, des Dom Perignon 21... Tout y est. Même la scène où notre hard boiled entre dans son bureau et se fait assomer par derrière... 
          J'ai vérifié Lola Cortez n'existe pas... je n'ai pas trouvé de traces des films Pirates des Caraïbes ou des autres cités dans le livre... Dommage, presque dommage. Enfin, le narrateur découp tout de même une image de Eve le film de Mankiewicz et là pas de doute c'est de la référence !

         Jean-Pierre Enard est un auteur français... mort. Ceci est une réédition d'un texte paru intitialement aux Presses de la Renaissance. La courte biographie au dos du livre le décrit comme un touche à tout, un ecclectique, auteur, collaborateur de revue, journaliste... Ce qui est sûr c'est que parcourir la liste de ses autres livres (ils sont au nombre de 7) fait sourire, à commencer par Un bon écrivain est un écrivain mort, ou Contes à faire rougir les petits chaperons. Il semblerait que cet homme est voulu paraître éffronté. Un effronté bon ton ?
Je vous le dirai quand j'aurais lu les deux sus cités et Le dernier dimanche de Sartre.

          Et puis il y l'objet. 
          Finitude est un éditeur que j'aime. Un site dsur l'édition française mentionne que cet éditeur n'a pas d'acte de naissance officiel. Peut-être. Ce qui est sûr c'est que j'ai découvert cette maison d'édition parce que j'aime les éditeurs qui cherchent à faire un objet travaillé de chaque publication, un poil avant qu'elle ne publie un de ces ouvrages, un de ces outsiders des sorties éditoriales, ce livre qui les a rendu "célèbres" ou pour le moins les a hissé au rang des éditeurs à citer...  Le radeau. ce petit roman où  l'on se balade sur les routes, pendant la guerre. Un homme et une autostoppeuse vers une propriété en province... - SPOIL/ début - le chargement artistique pour sauver des chefs 'oeuvre des confiscations veinales comme des pillages idéologiques des occupants parmi lesquels Le Radeau, un de mes tableaux préférs que je ne manque jamais d'aller visiter lors de mes passages au Louvre SPOIL / fin - et une écriture simple et efficace.
Cet éditeur - prime à la fidélité - trouve bien souvent une subtilité d'impression, d'édition, de mise en page... Pas des révolutions mais de sympathiques clins d'oeil.

          En couverture la photo classique  de vedette de cinéma noir et blanc, et la police du titre.
A chaque première page de chapitre, le titre et le texte sont inséré dans un dessin de pellicule.


Le livre se ferme sur un excipit en cul de lampe au texte amusant.
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Mercredi 11 juin 2008
La bibliothèque municipale de Lisieux
Elle m'était connue par "bibliothèque électronique de Lisieux". Vous savez quand vous cherchez des textes intégraux d'auteurs français connus et méconnus, vous tombez toujours à un moment ou à un autre sur ce site de b ibliothèque qui fut dans les premiers à proposer des contenus en ligne. Des textes tombés dans le domaine public, ça va sans dire (mais toujour smieux en le disant). Et, contrairement à ces consoeurs qui se lancaient dans les mêms temps (Grenoble, Troyes, ...) et des projets ambitieux de numérisations du patrimoine (Gutenberg, Gallica...), Lisieux avait choisi le mode texte. Pas une image de l'objet numérisé mais bien une transcription. A l'époque deux choix : soit la saisie humaine (avec les imperfections qu'elle infère, la pénibilité du travail etc... - retour du labeur de scriptoriyum mais sur clavier) ou la reconnaissante optique de caractère transférée ( tout aussi aléatoire dans la mesure où les caractères des livres anciens, surtout les très très anciens peuvent comporter des aspérités, tâches, défauts de caratères d'imprimerie qui rendent la tache difficile au logiciel et qui demande donc des relectures attentives). Bref, choix original qui perdure, puisque la bibliothèque de Lisieux continue d'augmenter son corpus régulièrement, toujours sous le même format.

Je me suis rendue ce week end sur place. J'ai donc visité l'incarnation, enfin la matérialisation. Un bâtiment non loin de la cathédrale, à l'entrée d'une rue marchande piétonne et sur le parking qui sert de marché. Les dominantes pour ce bâtiment sont le verre et le vert. Un vert pastel. Un choix qui interroge. On se dit que c'est fade mais on se dit que c'est apaisant. On se dit que ca va mal vieillir et on se dit que finalement ca s'usera moins qu'une couleur trop marquée.

 


Un acceuil face à l'entrée vitrée et un étage consacré à la presse et aux expositions. On s'asseoit ou on reste debout dans un espace en lien visuel direct avec le tout venant, le présent l'actualité, la rue et ce qui s'y passe. Quand j'y vais moi, c'est sur la route du marché pour les 19 têtes de pipe qui seront autour de la table (au passage, sur le marché des cages avec des poules des coqs punks et des coqs aristo, des poussins, des oies, des lapins... tout ca puant et braillant, un bonheur exotique !) et voir et sentir l'agitation occasionnelle de ce marché, me fait du bien, c'est convivial.


De cet espace d'entrée et actualité, des escaliers partent vers la haut et la section jeunesse, puis vers le bas et des sections multimédias et adultes.





Au "sous sol" donc, la salle adultes en un seul et grand espace, très haut de plafond. Ce qui est frappant, et agréable somme toute, c'est que les baies vitrées qui font tout le tour sont au niveau du trottoir oui, mais du coup à deux mètres au-dessus du sol quand on est dans cette salle. De sorte que c'est extrêmement lumineux sans qu'on soit directement confronter à l'extérieur et son agitation.

 

 



Dans le coin à gauche en entrant est "archéologique", il s'agit de vestige du vieux Lisieux. On sait que Lisieux, comme beaucoup des villes de Normandie, ont souffert des combats et ont souvent été dévastées ruinées anéanties. Si bien que Lisieux ne garde que peu de choses antérieures à ce conflit mondial, et affiche une architecture globalement années 50. (J'en profite pour faire une parenthèse sur le fait que l'arrière pays dans le coin en revanche regorge de maison magnifiques à colombages et briques - comme je n'en avais vu qu'en alsace).



Les places de travail et consultation sont disseminés.
L'espace multimédia, si je veux être critique, m'a semblé sombre au vu du reste ; sous les escaliers en retrait de l'entrée au grand volume qu'est la section adultes.





La Une du dépliant de présentation
qui est un A4 plié, ou A5+en 120gr glacé




Le bâtiment fut livré en 2001 (concours en 1999), par les architectes Pierre de Besset et Dominique Lyon. Il a coûté 2 900 000.
La surface hors oeuvres est de 2 347 m²
Le nombre de document annoncé de 50 000 dont 44 000 en accès direct.










J'en profite pour faire aussi un clin d'oeil à une bibliothèque comme il en existe beaucoup beaucoup en France, une bibliothèque de bourg, tenue par des bénévoles, avec le soutien de BDP.
Voici la bibliothèque de Mesnil Guillaume, non loin de Lisieux. Ouveture bi hebdomadaire, les mercredis et samedis.

Vous notez les colombages ?!



Mais si votre passage du côté des plages du débarquement et des villes fleuries du bord de Manche, je vous conseille de nouveau le site de
textes en ligne de la bibliothèque municipale de Lisieux


En écoute
"Beggar's Banquet" des Rolling Stones toujours et encore
L'émission en postcast de ce soir avec Florence delay sur France inter sur son livre "Mon Espagne"

En lecture
"La Reine du Technicolor" un polar sympathique francais dont je vous reparlerai demain que j'ai lu ce matin




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Mercredi 4 juin 2008

 

La Bibliothèque nationale de France propose le 10 juin une conférence sur l'adaptation des oeuvres de la grande dame du roman à enigmes, Agatha Christie.
Je ne pourrais malheureusement pas m"y rendre pour cause d'accueil de VIP dans mon placard ce soir là, mais je tenais à le signaler.

Le Site de la BnF nous dit :
"Que signifie pour une œuvre artistique le passage d'un medium à un autre : de l'intrigue romanesque au montage cinématographique, des planches d'un théâtre au plateau de tournage, des bulles de BD aux dialogues enregistrés ? Quels sont les effets de ces migrations qui, depuis un siècle, se multiplient au rythme de la multiplication des supports. Pour la critique comme pour le spectateur, les notions d' « adaptation réussie », de « fidélité » restent des critères de jugement. Mais à qui ou à quoi l'adaptation devrait-elle fidélité ? A un sujet, une intrigue ? Certainement pas : au cinéma, on change toujours la fin des romans…. Un style ? Un geste esthétique ? Un certain « esprit » de l'œuvre initiale ? Comment définir ainsi ce qui appartiendrait à une œuvre sans appartenir à son support matériel ? D'un support à un autre, il ne peut de toute façon y avoir que des analogies : l'adaptation est toujours une réinvention, la réalisation d'une œuvre complètement nouvelle. Or si une adaptation platement fidèle est toujours un échec, la vraie fidélité serait-elle alors dans la trahison ? Ce couple fidélité/trahison pourrait être le fil rouge du cycle de conférences"

Ca se passe - pour les parisiens - le mardi 10 juin entre 18h30 et 20h au Sité francois Mitterand et l'entrée est gratuite
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Mardi 3 juin 2008

Annie Saumont

Gammes

Joelle Losfeld

 

Petit livre vert pâle avec des poupées russes en couv…

Trois nouvelles ou trois récits … le premier s’intitule « Genèse » et ce n’est pas un hasard… même si le titre du recueil est donné par le dernier des récits.

 

Donc le premier est le récit de la Génèse par une grand-mère à son petit fils, qui semble vouloir lui transmettre une gourmandise du monde… une envie de croquer la vie, le monde, les choses… on y retrouve le cyclique de ce récit fondateur, cosmogonique. Il y eut un soir, il y eut un matin…

 

Le second présente un échange épistolaire où l’on sent que le soldat qui écrit se caractérise par une sorte de naïveté, au-delà de cette déclaration qu’il est fier de savoir qu’il fait de moins en moins de fautes, par exemple.

 

Le dernier est le récit des relations entre trois personnages, des relations que vous imaginez aisement à la fois étroites, crispées, passionnelles…

 

Le point commun est celui des relations humaines nous dit la quatrième de couv sans me convaincre… moi je dirais le point commun est ce récit toujours fait à l’autre

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Mardi 3 juin 2008

Eric Laurrent

Renaissance italienne

Minuit

 






Titre à double sens, vraiment, avéré.

 Je renoue donc avec Eric Laurrent. J’avais lu à l’époque de ma vie à Clermont ferrand de façon compulsive les Eric Laurrent, fan que j’étais de ces écritures… Echenoz…

Ah…

 

Bon. J’ai perdu le fil. J’ai lu d’autres choses. J’ai fini par ne plus savoir si ces descendants du Nouveau Roman continuaient. Et puis, émerge ce livre de Eric Laurrent dans mes mains…

Allez, je vais bien saluer cet ancien « ami » et ouvrir de nouveau un Minuit, rectangle blanc à filet bleu, son étoile et son m

 

J’ouvre et je lis. Et j’aime. Je retrouve ce style comme … je ne sais quelque chose de familier. Mais oui bien sûr ces phrases allongées par des périphrases bien tournées et des parenthèses et des parenthèses dans les parenthèses. Des phrases presque aussi longues que du Claude Simon, ben oui ascendance ! Et des phrases pourtant compréhensibles et pas lourdes du tout !

Un style incroyable, pavé de mots rares, précieux… loin d’en faire une prose surannée, dépassée incompréhensible, ca en fait un bijou de langue. Des mots bien choisis… Et c’est alors que je me fais ces réflexions en inscrivant dans mon éternel carnet le huitième jour à chercher dans un dictionnaire que je lis ces paroles mises dans la bouche de sa compagne d’escapade florentine Yalad « Tu t’es pas contenté en effet de défendre et d’illustrer le français : par les phrases complexes et les mots rares qui abondent dans tes livres »

  

Il y a le suivi qu’on retrouve dans Echenoz, autofiction autodiction

Après la narration de la rupture et de la douleur inhérente d’avec Clara Stern, il nous narre le passage le deuil, ne même temps que la clôture du manuscrit définitif du livre Clara Stern.

Le style est comme souvent languissant, et je me prends à me dire que c’est pertinent avec la lenteur de ses tempêtes, de ses douleurs, de ses guérisons. Je me prends à me dire que c’est nouveau que je le prenne comme ça et que je devrais relire Clara Stern  que j’avais moins aimé parce que je ne comprenais pas ce que je prenais pour de la complaisance dans la douleur et la tristesse du départ de l’être aimé. Je suis toujours un peu agacée par la lenteur de prise en main mais je suis plus « compréhensive ».

Je ferme le livre contente d’avoir renoué avec Eric Laurrent.

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