Jeudi 12 juin 2008
ENARD
La Reine du technicolor
Finitude



        Un polar aux ressorts classiques,  signé par un français, réédité par un bon éditeur.

        J'y est vu une caricature géniale de roman américain de hard boiled version française ou hommage au cinémascope des années 50. Moi j'y lis des poncifs surannés mais délicieux du Faucon Maltais et compagnie, d'autres y voient les films de cette veine. Et c'est vrai qu'on touche au monde du cinéma.
"Paris 1951. L’actrice Lola Cortez, la reine du Technicolor, est retrouvée morte dans sa baignoire. Accident, meurtre, suicide ? Pierre Vernet, détective privé, mène l’enquête." 
        Paris, la nostalgie des dimanche pluvieux, des années 50. Le narrateur est le fils du privé qui mène l'enquête. Et le récit de cette histoire est prétexte à nous balader dans une nostalgie de l'enfance. On croise, entre les Champs Elysées Reverty et la Contrescarpe, d'encore rares Coca, des Dubo-Dubon-Dubonnet, des feuilletons dans Tintin découpés, une 203, des feuilletons qu'on écoute sur Paris-Inter...
         Le privé dans son officine avec ses fringues miteuses mais sa réputation de charmeur, la jeune femme belle, fatale inaccessible qui entre comme une apparition pour pleurer dans son bureau et le charge d'une affaire. Des Gangsters en filature, des intimes louches, des affaires de sous, des serveurs bavards, des Dom Perignon 21... Tout y est. Même la scène où notre hard boiled entre dans son bureau et se fait assomer par derrière... 
          J'ai vérifié Lola Cortez n'existe pas... je n'ai pas trouvé de traces des films Pirates des Caraïbes ou des autres cités dans le livre... Dommage, presque dommage. Enfin, le narrateur découp tout de même une image de Eve le film de Mankiewicz et là pas de doute c'est de la référence !

         Jean-Pierre Enard est un auteur français... mort. Ceci est une réédition d'un texte paru intitialement aux Presses de la Renaissance. La courte biographie au dos du livre le décrit comme un touche à tout, un ecclectique, auteur, collaborateur de revue, journaliste... Ce qui est sûr c'est que parcourir la liste de ses autres livres (ils sont au nombre de 7) fait sourire, à commencer par Un bon écrivain est un écrivain mort, ou Contes à faire rougir les petits chaperons. Il semblerait que cet homme est voulu paraître éffronté. Un effronté bon ton ?
Je vous le dirai quand j'aurais lu les deux sus cités et Le dernier dimanche de Sartre.

          Et puis il y l'objet. 
          Finitude est un éditeur que j'aime. Un site dsur l'édition française mentionne que cet éditeur n'a pas d'acte de naissance officiel. Peut-être. Ce qui est sûr c'est que j'ai découvert cette maison d'édition parce que j'aime les éditeurs qui cherchent à faire un objet travaillé de chaque publication, un poil avant qu'elle ne publie un de ces ouvrages, un de ces outsiders des sorties éditoriales, ce livre qui les a rendu "célèbres" ou pour le moins les a hissé au rang des éditeurs à citer...  Le radeau. ce petit roman où  l'on se balade sur les routes, pendant la guerre. Un homme et une autostoppeuse vers une propriété en province... - SPOIL/ début - le chargement artistique pour sauver des chefs 'oeuvre des confiscations veinales comme des pillages idéologiques des occupants parmi lesquels Le Radeau, un de mes tableaux préférs que je ne manque jamais d'aller visiter lors de mes passages au Louvre SPOIL / fin - et une écriture simple et efficace.
Cet éditeur - prime à la fidélité - trouve bien souvent une subtilité d'impression, d'édition, de mise en page... Pas des révolutions mais de sympathiques clins d'oeil.

          En couverture la photo classique  de vedette de cinéma noir et blanc, et la police du titre.
A chaque première page de chapitre, le titre et le texte sont inséré dans un dessin de pellicule.


Le livre se ferme sur un excipit en cul de lampe au texte amusant.
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Mercredi 11 juin 2008
La bibliothèque municipale de Lisieux
Elle m'était connue par "bibliothèque électronique de Lisieux". Vous savez quand vous cherchez des textes intégraux d'auteurs français connus et méconnus, vous tombez toujours à un moment ou à un autre sur ce site de b ibliothèque qui fut dans les premiers à proposer des contenus en ligne. Des textes tombés dans le domaine public, ça va sans dire (mais toujour smieux en le disant). Et, contrairement à ces consoeurs qui se lancaient dans les mêms temps (Grenoble, Troyes, ...) et des projets ambitieux de numérisations du patrimoine (Gutenberg, Gallica...), Lisieux avait choisi le mode texte. Pas une image de l'objet numérisé mais bien une transcription. A l'époque deux choix : soit la saisie humaine (avec les imperfections qu'elle infère, la pénibilité du travail etc... - retour du labeur de scriptoriyum mais sur clavier) ou la reconnaissante optique de caractère transférée ( tout aussi aléatoire dans la mesure où les caractères des livres anciens, surtout les très très anciens peuvent comporter des aspérités, tâches, défauts de caratères d'imprimerie qui rendent la tache difficile au logiciel et qui demande donc des relectures attentives). Bref, choix original qui perdure, puisque la bibliothèque de Lisieux continue d'augmenter son corpus régulièrement, toujours sous le même format.

Je me suis rendue ce week end sur place. J'ai donc visité l'incarnation, enfin la matérialisation. Un bâtiment non loin de la cathédrale, à l'entrée d'une rue marchande piétonne et sur le parking qui sert de marché. Les dominantes pour ce bâtiment sont le verre et le vert. Un vert pastel. Un choix qui interroge. On se dit que c'est fade mais on se dit que c'est apaisant. On se dit que ca va mal vieillir et on se dit que finalement ca s'usera moins qu'une couleur trop marquée.

 


Un acceuil face à l'entrée vitrée et un étage consacré à la presse et aux expositions. On s'asseoit ou on reste debout dans un espace en lien visuel direct avec le tout venant, le présent l'actualité, la rue et ce qui s'y passe. Quand j'y vais moi, c'est sur la route du marché pour les 19 têtes de pipe qui seront autour de la table (au passage, sur le marché des cages avec des poules des coqs punks et des coqs aristo, des poussins, des oies, des lapins... tout ca puant et braillant, un bonheur exotique !) et voir et sentir l'agitation occasionnelle de ce marché, me fait du bien, c'est convivial.


De cet espace d'entrée et actualité, des escaliers partent vers la haut et la section jeunesse, puis vers le bas et des sections multimédias et adultes.





Au "sous sol" donc, la salle adultes en un seul et grand espace, très haut de plafond. Ce qui est frappant, et agréable somme toute, c'est que les baies vitrées qui font tout le tour sont au niveau du trottoir oui, mais du coup à deux mètres au-dessus du sol quand on est dans cette salle. De sorte que c'est extrêmement lumineux sans qu'on soit directement confronter à l'extérieur et son agitation.

 

 



Dans le coin à gauche en entrant est "archéologique", il s'agit de vestige du vieux Lisieux. On sait que Lisieux, comme beaucoup des villes de Normandie, ont souffert des combats et ont souvent été dévastées ruinées anéanties. Si bien que Lisieux ne garde que peu de choses antérieures à ce conflit mondial, et affiche une architecture globalement années 50. (J'en profite pour faire une parenthèse sur le fait que l'arrière pays dans le coin en revanche regorge de maison magnifiques à colombages et briques - comme je n'en avais vu qu'en alsace).



Les places de travail et consultation sont disseminés.
L'espace multimédia, si je veux être critique, m'a semblé sombre au vu du reste ; sous les escaliers en retrait de l'entrée au grand volume qu'est la section adultes.





La Une du dépliant de présentation
qui est un A4 plié, ou A5+en 120gr glacé




Le bâtiment fut livré en 2001 (concours en 1999), par les architectes Pierre de Besset et Dominique Lyon. Il a coûté 2 900 000.
La surface hors oeuvres est de 2 347 m²
Le nombre de document annoncé de 50 000 dont 44 000 en accès direct.










J'en profite pour faire aussi un clin d'oeil à une bibliothèque comme il en existe beaucoup beaucoup en France, une bibliothèque de bourg, tenue par des bénévoles, avec le soutien de BDP.
Voici la bibliothèque de Mesnil Guillaume, non loin de Lisieux. Ouveture bi hebdomadaire, les mercredis et samedis.

Vous notez les colombages ?!



Mais si votre passage du côté des plages du débarquement et des villes fleuries du bord de Manche, je vous conseille de nouveau le site de
textes en ligne de la bibliothèque municipale de Lisieux


En écoute
"Beggar's Banquet" des Rolling Stones toujours et encore
L'émission en postcast de ce soir avec Florence delay sur France inter sur son livre "Mon Espagne"

En lecture
"La Reine du Technicolor" un polar sympathique francais dont je vous reparlerai demain que j'ai lu ce matin




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Mercredi 4 juin 2008

 

La Bibliothèque nationale de France propose le 10 juin une conférence sur l'adaptation des oeuvres de la grande dame du roman à enigmes, Agatha Christie.
Je ne pourrais malheureusement pas m"y rendre pour cause d'accueil de VIP dans mon placard ce soir là, mais je tenais à le signaler.

Le Site de la BnF nous dit :
"Que signifie pour une œuvre artistique le passage d'un medium à un autre : de l'intrigue romanesque au montage cinématographique, des planches d'un théâtre au plateau de tournage, des bulles de BD aux dialogues enregistrés ? Quels sont les effets de ces migrations qui, depuis un siècle, se multiplient au rythme de la multiplication des supports. Pour la critique comme pour le spectateur, les notions d' « adaptation réussie », de « fidélité » restent des critères de jugement. Mais à qui ou à quoi l'adaptation devrait-elle fidélité ? A un sujet, une intrigue ? Certainement pas : au cinéma, on change toujours la fin des romans…. Un style ? Un geste esthétique ? Un certain « esprit » de l'œuvre initiale ? Comment définir ainsi ce qui appartiendrait à une œuvre sans appartenir à son support matériel ? D'un support à un autre, il ne peut de toute façon y avoir que des analogies : l'adaptation est toujours une réinvention, la réalisation d'une œuvre complètement nouvelle. Or si une adaptation platement fidèle est toujours un échec, la vraie fidélité serait-elle alors dans la trahison ? Ce couple fidélité/trahison pourrait être le fil rouge du cycle de conférences"

Ca se passe - pour les parisiens - le mardi 10 juin entre 18h30 et 20h au Sité francois Mitterand et l'entrée est gratuite
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Mardi 3 juin 2008

Annie Saumont

Gammes

Joelle Losfeld

 

Petit livre vert pâle avec des poupées russes en couv…

Trois nouvelles ou trois récits … le premier s’intitule « Genèse » et ce n’est pas un hasard… même si le titre du recueil est donné par le dernier des récits.

 

Donc le premier est le récit de la Génèse par une grand-mère à son petit fils, qui semble vouloir lui transmettre une gourmandise du monde… une envie de croquer la vie, le monde, les choses… on y retrouve le cyclique de ce récit fondateur, cosmogonique. Il y eut un soir, il y eut un matin…

 

Le second présente un échange épistolaire où l’on sent que le soldat qui écrit se caractérise par une sorte de naïveté, au-delà de cette déclaration qu’il est fier de savoir qu’il fait de moins en moins de fautes, par exemple.

 

Le dernier est le récit des relations entre trois personnages, des relations que vous imaginez aisement à la fois étroites, crispées, passionnelles…

 

Le point commun est celui des relations humaines nous dit la quatrième de couv sans me convaincre… moi je dirais le point commun est ce récit toujours fait à l’autre

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Mardi 3 juin 2008

Eric Laurrent

Renaissance italienne

Minuit

 






Titre à double sens, vraiment, avéré.

 Je renoue donc avec Eric Laurrent. J’avais lu à l’époque de ma vie à Clermont ferrand de façon compulsive les Eric Laurrent, fan que j’étais de ces écritures… Echenoz…

Ah…

 

Bon. J’ai perdu le fil. J’ai lu d’autres choses. J’ai fini par ne plus savoir si ces descendants du Nouveau Roman continuaient. Et puis, émerge ce livre de Eric Laurrent dans mes mains…

Allez, je vais bien saluer cet ancien « ami » et ouvrir de nouveau un Minuit, rectangle blanc à filet bleu, son étoile et son m

 

J’ouvre et je lis. Et j’aime. Je retrouve ce style comme … je ne sais quelque chose de familier. Mais oui bien sûr ces phrases allongées par des périphrases bien tournées et des parenthèses et des parenthèses dans les parenthèses. Des phrases presque aussi longues que du Claude Simon, ben oui ascendance ! Et des phrases pourtant compréhensibles et pas lourdes du tout !

Un style incroyable, pavé de mots rares, précieux… loin d’en faire une prose surannée, dépassée incompréhensible, ca en fait un bijou de langue. Des mots bien choisis… Et c’est alors que je me fais ces réflexions en inscrivant dans mon éternel carnet le huitième jour à chercher dans un dictionnaire que je lis ces paroles mises dans la bouche de sa compagne d’escapade florentine Yalad « Tu t’es pas contenté en effet de défendre et d’illustrer le français : par les phrases complexes et les mots rares qui abondent dans tes livres »

  

Il y a le suivi qu’on retrouve dans Echenoz, autofiction autodiction

Après la narration de la rupture et de la douleur inhérente d’avec Clara Stern, il nous narre le passage le deuil, ne même temps que la clôture du manuscrit définitif du livre Clara Stern.

Le style est comme souvent languissant, et je me prends à me dire que c’est pertinent avec la lenteur de ses tempêtes, de ses douleurs, de ses guérisons. Je me prends à me dire que c’est nouveau que je le prenne comme ça et que je devrais relire Clara Stern  que j’avais moins aimé parce que je ne comprenais pas ce que je prenais pour de la complaisance dans la douleur et la tristesse du départ de l’être aimé. Je suis toujours un peu agacée par la lenteur de prise en main mais je suis plus « compréhensive ».

Je ferme le livre contente d’avoir renoué avec Eric Laurrent.

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Lundi 2 juin 2008
Medee
Au theatre des amandiers

Après l'enthousiasme de « Phedre »
Grosse déception
J'avoue que je n'avais pas été chercher les critiques.
J'avais lu des choses sur Médée et notamment une pièce de Laurent Gaudé « Médée/Kali » dont j'avais vu le travail en résidence puis la représentation par LeTellier pour Chevilly-la-Rue.
Donc, Médée je vois, j'ai les billes. Le théâtre des Amandiers je fais confiance.


Alors décors oui esthétiquement bien mais sans réelle portée. Jeu de rectangles : celui de l'espace scénique estrade rectangulaire sombre recouverte un rectangle plus petit blanc, chaque coin au fond deux rectangle dressés, comme les monolithes de 2001. Suspendu, au dessus, un rectangle blanc dont on se dit que c'est un écran et qu'il va servir.
Les rectangles du fonds sont des éléments « actifs » ils tomberont mais bon. Le rectangle au sol, si on veut … va servir de toile sur lequel se joueront au début une scène sensuelle limite érotique et on pense vraiment à une toile où se joue un film puis à la fin à une toile où vont s'étaler comme la matière d'un tableau de George Mathieu des trucs divers des serpents verst haribo, de la farine des capsules de faux sang, de la peinture jaune et de la rouge… on croirait le ketchup mayo avec le reste… des bouts de choux (oui oui métaphore des enfants de médée, elle depèce un choux)

Les éléments de décors sont donc réduits… mais pour ne pas être taxée de mauvaise foi il faut mentionné que sur les côtés, dans l'ombre il y a deux garde robe celle de droite c'est médée celle de gauche jason et même globalement la famille royale qui la rejette le renvoie vers l'arménie…

Et, comme pour Phèdre, ce déchainement du tragique qui passe par les jets répétés d'éléments sur la scène… alors pourquoi pas, seulement, au risque d'être taxée de démagogie simpliste – j'ai du mal à adhérer au jet de nourriture riz, farine, lait… est ce nécessaire. En fait, peut-être si je comprenais pourquoi ces éléments là particulièrement… ce qui en terme de sens justifie la gaspillage, surtout maintenant.

Je n'arrive pas à adhérer… je trouve que j'aurais pu entendre cette interprétation sur France culture et ne pas manquer d'une dimension.

Pour ne pas être gratuitement négative et ne pas desservir cette tentative de rendre publique de nouveau, encore, une tragédie essentielle, je dois dire que j'ai admiré l'intensité de jeu de Médée. La Permière scène est extrêmement sensuelle et belle. La scène de dialogue avec Jason est elle aussi sensuelle et vraiment admirable, on n'est pas mal à l'aise on les regarde et on ne peut que vivre cette passion de tragédie…
 
 
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Jeudi 29 mai 2008

Non je n’ai pas sombré après le convol du frangin.

Un cousin en prenant congés dimanche me disait « il est temps que j’y aille, je n’ai aucune envie de te voir tomber »

Je ne suis debout.

 

Non je n’ai pas vraiment été aspirée ou accaparée par la préparation d’un concours de la fonction publique…

 

J’ai aimé réalisé ce que j’ai réalisé pour ces trois jours. A double sens ca marche ; réaliser dans le sens de ce que j’ai fait et dans le sens de ce que j’ai compris.

 

 

Donc, mon silence n’est pas une mort c’est une pause comme beaucoup en connaissent.

 

Pendant tout ces jours

 

J’ai lu des trucs dont j’aurais envie de reparler :

Toujours dans la veine de mon exploration des curiosités de la littérature fantastique

LE FANU

Auteur irlandais du 19e à la limite des genres entre contes populaires, littérature « régionalistes » et fantastique.

L’auberge du dragon…

Et

Le recueil de nouvelles : Le Fantôme de madame Fowl recueil absolument génial publié chez NeO (les éditions Oswald – cf. mon entrée dessus) avec une couverture de Nicollet – Et il est à noter que vient de paraître justement un recueil des illustrations si belles que Nicollet a réalisé pour NéO la collection « Fantastique science fiction aventures ». Deux raisons de revenir dessus.

 

Ewers

La fin du recueil dont j’avais parlé

 

 

Puis, une nouveauté Panama, Thomas Wharton Un jardin de papier

Avec une préface de Manguel.

 

 

Un article très bien écrit dans le Hors série « Rock & Folk » de Pacôme Thiellement. Revue mythique qui est toujours fascinante.

 

Un article dans le Frankfürter Allgemeine Zeitung daté d’aujourd’hui sur l’Académie française, qui mentionne la désaffection de l’institution par les « intellectuels » ou simplement auteurs français. L’article souligne assez efficacement que cette institution à la porte de laquelle les intellectuels se pressaient dès mort d’un des Immortels pour prendre le siège vacant qui maintenant en est à démarcher des candidats qui se permettent (voire se targuent) de plus en plus de décliner « l’honneur » qui leur est ainsi fait. Assez vicieusement l’article cite la Secrétaire Perpétuelle disant que l’admission d’auteurs juste francophones tels Nothomb n’étaient totalement exclu…

 
J’ai vu

dans la lignée de mon exploration des adaptations filmiques de romans de science fiction

 

L’île du Docteur Moreau

Assez mauvais

 

L’homme illustré

Film très « daté » mais très bon.

 

Johnny Mnemonic

avec celui qui incarnera plus tard Néo dans Matrix et qui donne une prestation très en dessus de celle précédemment citée mais tout de même très chouette, dans une tradition… « mad max »

 

 

Le Village des damnés de Carpenter

Auquel je n’ai pas réussi à adhérer.

 

Donovan’s brain

Film en noir et blanc, avec ce charme des films des années 50.

 

 

Les trois premières saisons d’une série nommée « Monk » conseillée par une qui … et à qui je dois trouver un pseudo qui traduira mon affection pour elle, la générosité, la joie, mais aussi la blessure, l’exploration, l’aventure bref…

Une série amusante disons, où le personnage principal est des « anti-héros ». Un type à l’intelligence hors du commun extraordinaire, mais rendu hautement  agaçant et marginal par nombres de comportements compulsifs et d’angoisses… On dirait qu’il totalise tous les troubles compulsifs du comportement possibles… On pense à Rain Man.

C’est absurde et même parfois franchement drôle. Evidemment, on comprend vite que ce qui rend aussi les choses efficaces c’est l’effet écho. Pas miroir non, mais chambre d’écho. Il y est des manies qu’on sait avoir, en moindre mesure mais tout de même. Et j’admets même que pour des célibataires endurcis avec des manies qui s’ancrent dans le rythme d’une vie, c’est même flippant combine ca trouve écho !

 

Les deux premières saison de « The Wire » - oui, je ne suis pas une fan des séries « policières » au départ, mais cette série basée sur les écoutes téléphoniques comme moyens de combat contre les traffic dans les quartiers…est pas mal tournée.

 

La série «  John from Cincinati »

 

Fait des expositions, essentiellement gratuites dans des galeries parisiennes, vu l’état de mes finances parmi lesquelles je pense qu’on peut dire que seule celle de Xavier Veihlan et celle de Closky ont retenu mon attention…

 

 

Donc, je suis là je continue.

Mais, voilà une lassitude, des interrogations sur la vanité, la cuité… le but (ben oui les moyens au service d’objectifs sont nécessairement au service d’un but), quelque chose qui dépasse tout, qui transcende, qui est de l’ordre de l’universel.

Au service de quoi ?

 

 

La connaissance c’est le partage, je lisais cet après midi, comme une réminiscence d’une vieille croyance qui avait fini au rang des « passifs ». Oui la différence avec la prescription de l’institution (en voie de disparition de mitation) est là. Oui mais organisée ou pas… qu’est-ce qui fait la différence ?

La reconnaissance ? Alors est-ce que tout résidérait là….

 

Je suis là.

I’ll be back.

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Mardi 20 mai 2008
Charly
Film de Ralph Nelson (1969)
adpaté du célèbre roman Des fleurs pour Algernon
de Reyes


Le livre est préconisé (pas conseillé pas au programme non plus) aux scolaires... Il semblerait que qui de droit estime que ce livre est LA porte d'entrée en littérature fantastique. Ca, matheson avec Je suis une légende  ou Maupassant.

De fait, c'est un ouvrage  interessant sur la différence, sur la génétique, l'ethanasie, les essais scientifiques et l'eugénisme, sur ce qui fait le bonheur, et sur le savoir comme ambition ou libératrice.

Le film est très bien fait. Il rend bien ce qui née comme sentiments face un cet être qui conquière une fierté, prend sa revanche sur ceux qui se sont comporté avec mépris avec lui, puis comme dégout pour celui qui finit par écraser mérpriser ceux qui, simples ou mêmes d'intelligence "ordinaire" , l'avait pourtant aidé soutenu, entretenu...

LE lien entre le cobaye souris et humain me semble pourtant plus faiblard dans ce film des années 60 ou 70 disons... qui est daté mais pas  suranné.

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Lundi 19 mai 2008
Erckmann-Chatriane, début
Contes fantastiques

En fait, sous cette signature unique se cachent bien deux hommes. Fin 19e, début 20e. Ils sont, malgré leur peuvre prolixe, tombés dans l'oubli, sur un malentendu. Ils sont influencés par les contes de leur région d'origine, les contes vosgiens et même de toute la région rhénanne... Leurs oeuvres oscillent entre les écrits à tendance "régionaliste" et les récits fantastiques... du coup, il est plus vite fait de les classer dans les régionalistes et de les oublier...
En gros, ils versent dans la littérature populaire.
Et dans les récits fantastiques, l'animalité est omniprésente !
Ces récits ont initialement été publiés dans des revues, mais le premier des receuils édité comportait des illustrations (qui ne figurent pas dans l'édition que j'ai entre les mains) en noir et blanc et plus exactement en niveau de gris assez proches de certaines  peuvres de Goya d'ailleurs. J'ai lu un commentaire qui les rapprochaient de Dürer mais franchement...
Ce qui est sûr c'est que j'ai été frappé de la similitude avec les illustrations qui figurent elles dans l'édition que j'ai entre les mains de :


Ewers

L'araignée
Mais je reparlerai de  cet auteur allemand contemporain et disciple des précédents.
Ce receuil de nouvelles fantastiques où l'animalité règne est formidable et moins suranné à mon sens que le précédent.
Mais je souhaiterais creuser la question car il semblerait que cet auteur-là, qui fut l'objet d'une exposition à Paris, est singulier ! Voyageur, curieux, et fou aussi !


Lu dans le métro
Sternberg
Mourir de vous
Un auteur qu'on présente comme de littérature fantastique
mais il semblerait qu'il est touché à plusieurs styles
car ces nouvelles ont ca de commun de parler des femmes et d'histoires d'amour
courtes ou longues fulgurantes ou lascinantes mais réalistes.
Et surtout dans deux nouvelles reviennent les mêmes noms de morceaux de Parker
que du coup j'écoute

"embraceable you"
"out of nowhere"

"don't blame Me"
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Lundi 19 mai 2008

Découvert ce matin, grâce à Pi la lune. Je me demande même comment j'ai pu rester longtemps sans connaître ces productions influence street art.
Régalez-vous !

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Dimanche 18 mai 2008
J'ai vu
L'homme bicentenaire
Film de 2000 signé Chris Colombus...
        Adaptation du livre magistral signé à quatre mains par deux grands maîtres de la science fiction  Asimov et Silverberg : Si c'est un homme
Ce livre est celui qui établit les trois lois de la robotique. Règles qui se retrouvent dasn tous les ouvrages de SF d'anticipation ou space opera qui intègrent des androïdes. C'est tacite. Les générations se fondent sur des acquis... non je ne suis pas en train de prétendre que pour lire et apprécier la sciance fiction il faut maîtriser les références, non.

         C'est amusant ce film est divertisant mais pas à la hauteur de l'oeuvre originelle.
J'ai passé un bon moment. Il est long en plus il fait plus de 2 heures ! C'est bien fait, c'est mignon et bien cadencé.
/SPOIL - c'est marrant parce que je n'avais pas lu le pitch et je trouvais que le robot, son faciès m'était familier et ça m'interrogeait de plus en plus jusqu'à ce que je comprenne qu'il ressemble à Robbie Williams, et en effet - FIN DE SPOIL

          Mais, ça fait de cette oeuvre majeure une comédie, alors qu'il y a dans l'oeuvre de Asimov et Silverberg des éléments très interessants et importants. C'est une sorte de "Controverse de Valadoïd" des androïdes. Qu'est ce qui définit "l'humain" ? Avoir des émotions, un organe coeur, des envies et ambitions,... ?
Et toute cette quête de l'humanité, si elle est sensible dans le film, est, à mon sens desservie, par la volonté de faire du divertissement.



Les femmes de Stepford
Bryan Forbes (qui a visiblement tourné en tant que réalisateur un film nommé "la folle de Chaillot" : une adaptation de Giraudoux ?)
        Adaptation du livre de Ira Levin.
        On est entre anticipation et utopie. Vous me direz que lorsqu'on choisit de dépeindre une société dans le futur on fait forcément de l'utopie de la contre utopie....
         Il est difficile, et c'est tant mieux, de raconter l'histoire sans spoiler... donc je m'abstiens. Comme le précédent, c'estun film divertissant mais peut-être un peu en deçà de son sujet qui touche à la définition de l'humain.
         Existe-t-il un humain idéal ? Pour quoi ? le bonheur des sociétés par la distribution des rôles et carcans ?



Pendant ce temps
j'ai lu
Contes fantastiques
de cet auteur fantastique oublié
ERckmann-Chatrian (qui a inspiré Ewers pour son oeuvre "Araignée" via la nouvelle "L'araignée-crabe" - j'en reparlerai plus tard car cet auteur derrière lequel se cache en fait quatre mains est très interessant)

l'article de Pacôme Thiellement dans "Rock and Folk" spécial Mai 68

J'écoute
"Beggar's banquet" l'album des Rolling Stones sorti en 1968 dans lequel se trouve "Sympathy for the devil"

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Vendredi 16 mai 2008

Toujours dans l'esprit de voir tous les films adaptés d'oeuvres littéraires de science fiction, j'ai, ces derniers temps, vu

Les prisonniers du Temps
Film d'avril 2004 signé R. Donner

Des fouilles en Dordogne - en France- et coyage dans le temps... variation sur le thème "allons chercher le taré contemporain qui s'est perdu dans le passé", et sur la question plus large voyager dans le temps peut-il le modifier.
A ce propos, beaucoup d'oeuvres de fiction se sont attelés à aller tuer Hitler avant qu'il ne fasse du mal. Ce qui m'amène  à aborder cette variation littéraire de l'utopie (le genre utopique initié par Thamos More avec son essai utopia) qu'est l'uchronie. Il s'agit de prendre un point donner de l'histoire et d'en changer le cours. Waterloo avec un autre vainqueur, la seconde guerre gagnée par les allemnads (cf. Fatherland de Robert Harris, qui d'ailleurs  fait l'objet d'une adpatation filmique dont je reparlerai)...


L'homme qui venait d'ailleurs (The Man Who Fell To Earth) de Nicolas Roeg (1975)
d'après Walter Tevis.

Film concept. Vraiment daté mais bon. Avec des interludes poétiques rappelant (mettons pour se faire comprendre) certains génériques de James Bond des corps nus et l'éléments aquatiques... je voudrais pas spoiler mais bon effectivement le personnage principal (joué par David Bowie) est mystérieux, puis nous comprenons assez vite qu'il est juste "étrange"... étranger... extra étranger même... et il mène son projet à bien en soumettant de diverses façons souvent morales les humains compétents...
C'est un film oeuvre... loin du block buster de divertissement, je suis obligée de signaler que ce film est très beau et intelligent, esthétique.


Les Maitres du Monde (Puppet Masters) de Stuart Orme (1994)
d'après Marionnettes Humaines Robert Heinlein
Cette adaptation donne un film d'horreur et d'action assez peu réussi... Y a pas à dire j'ai pas aimé, c'est vraiment réducteur. Les bestioles qui se collent au dos des humains et le manque de subtilité des transitions dans l'action...


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