Mardi 20 mai 2008
Charly
Film de Ralph Nelson (1969)
adpaté du célèbre roman Des fleurs pour Algernon
de Reyes


Le livre est préconisé (pas conseillé pas au programme non plus) aux scolaires... Il semblerait que qui de droit estime que ce livre est LA porte d'entrée en littérature fantastique. Ca, matheson avec Je suis une légende  ou Maupassant.

De fait, c'est un ouvrage  interessant sur la différence, sur la génétique, l'ethanasie, les essais scientifiques et l'eugénisme, sur ce qui fait le bonheur, et sur le savoir comme ambition ou libératrice.

Le film est très bien fait. Il rend bien ce qui née comme sentiments face un cet être qui conquière une fierté, prend sa revanche sur ceux qui se sont comporté avec mépris avec lui, puis comme dégout pour celui qui finit par écraser mérpriser ceux qui, simples ou mêmes d'intelligence "ordinaire" , l'avait pourtant aidé soutenu, entretenu...

LE lien entre le cobaye souris et humain me semble pourtant plus faiblard dans ce film des années 60 ou 70 disons... qui est daté mais pas  suranné.

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Lundi 19 mai 2008
Erckmann-Chatriane, début
Contes fantastiques

En fait, sous cette signature unique se cachent bien deux hommes. Fin 19e, début 20e. Ils sont, malgré leur peuvre prolixe, tombés dans l'oubli, sur un malentendu. Ils sont influencés par les contes de leur région d'origine, les contes vosgiens et même de toute la région rhénanne... Leurs oeuvres oscillent entre les écrits à tendance "régionaliste" et les récits fantastiques... du coup, il est plus vite fait de les classer dans les régionalistes et de les oublier...
En gros, ils versent dans la littérature populaire.
Et dans les récits fantastiques, l'animalité est omniprésente !
Ces récits ont initialement été publiés dans des revues, mais le premier des receuils édité comportait des illustrations (qui ne figurent pas dans l'édition que j'ai entre les mains) en noir et blanc et plus exactement en niveau de gris assez proches de certaines  peuvres de Goya d'ailleurs. J'ai lu un commentaire qui les rapprochaient de Dürer mais franchement...
Ce qui est sûr c'est que j'ai été frappé de la similitude avec les illustrations qui figurent elles dans l'édition que j'ai entre les mains de :


Ewers

L'araignée
Mais je reparlerai de  cet auteur allemand contemporain et disciple des précédents.
Ce receuil de nouvelles fantastiques où l'animalité règne est formidable et moins suranné à mon sens que le précédent.
Mais je souhaiterais creuser la question car il semblerait que cet auteur-là, qui fut l'objet d'une exposition à Paris, est singulier ! Voyageur, curieux, et fou aussi !


Lu dans le métro
Sternberg
Mourir de vous
Un auteur qu'on présente comme de littérature fantastique
mais il semblerait qu'il est touché à plusieurs styles
car ces nouvelles ont ca de commun de parler des femmes et d'histoires d'amour
courtes ou longues fulgurantes ou lascinantes mais réalistes.
Et surtout dans deux nouvelles reviennent les mêmes noms de morceaux de Parker
que du coup j'écoute

"embraceable you"
"out of nowhere"

"don't blame Me"
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Lundi 19 mai 2008

Découvert ce matin, grâce à Pi la lune. Je me demande même comment j'ai pu rester longtemps sans connaître ces productions influence street art.
Régalez-vous !

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Dimanche 18 mai 2008
J'ai vu
L'homme bicentenaire
Film de 2000 signé Chris Colombus...
        Adaptation du livre magistral signé à quatre mains par deux grands maîtres de la science fiction  Asimov et Silverberg : Si c'est un homme
Ce livre est celui qui établit les trois lois de la robotique. Règles qui se retrouvent dasn tous les ouvrages de SF d'anticipation ou space opera qui intègrent des androïdes. C'est tacite. Les générations se fondent sur des acquis... non je ne suis pas en train de prétendre que pour lire et apprécier la sciance fiction il faut maîtriser les références, non.

         C'est amusant ce film est divertisant mais pas à la hauteur de l'oeuvre originelle.
J'ai passé un bon moment. Il est long en plus il fait plus de 2 heures ! C'est bien fait, c'est mignon et bien cadencé.
/SPOIL - c'est marrant parce que je n'avais pas lu le pitch et je trouvais que le robot, son faciès m'était familier et ça m'interrogeait de plus en plus jusqu'à ce que je comprenne qu'il ressemble à Robbie Williams, et en effet - FIN DE SPOIL

          Mais, ça fait de cette oeuvre majeure une comédie, alors qu'il y a dans l'oeuvre de Asimov et Silverberg des éléments très interessants et importants. C'est une sorte de "Controverse de Valadoïd" des androïdes. Qu'est ce qui définit "l'humain" ? Avoir des émotions, un organe coeur, des envies et ambitions,... ?
Et toute cette quête de l'humanité, si elle est sensible dans le film, est, à mon sens desservie, par la volonté de faire du divertissement.



Les femmes de Stepford
Bryan Forbes (qui a visiblement tourné en tant que réalisateur un film nommé "la folle de Chaillot" : une adaptation de Giraudoux ?)
        Adaptation du livre de Ira Levin.
        On est entre anticipation et utopie. Vous me direz que lorsqu'on choisit de dépeindre une société dans le futur on fait forcément de l'utopie de la contre utopie....
         Il est difficile, et c'est tant mieux, de raconter l'histoire sans spoiler... donc je m'abstiens. Comme le précédent, c'estun film divertissant mais peut-être un peu en deçà de son sujet qui touche à la définition de l'humain.
         Existe-t-il un humain idéal ? Pour quoi ? le bonheur des sociétés par la distribution des rôles et carcans ?



Pendant ce temps
j'ai lu
Contes fantastiques
de cet auteur fantastique oublié
ERckmann-Chatrian (qui a inspiré Ewers pour son oeuvre "Araignée" via la nouvelle "L'araignée-crabe" - j'en reparlerai plus tard car cet auteur derrière lequel se cache en fait quatre mains est très interessant)

l'article de Pacôme Thiellement dans "Rock and Folk" spécial Mai 68

J'écoute
"Beggar's banquet" l'album des Rolling Stones sorti en 1968 dans lequel se trouve "Sympathy for the devil"

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Vendredi 16 mai 2008

Toujours dans l'esprit de voir tous les films adaptés d'oeuvres littéraires de science fiction, j'ai, ces derniers temps, vu

Les prisonniers du Temps
Film d'avril 2004 signé R. Donner

Des fouilles en Dordogne - en France- et coyage dans le temps... variation sur le thème "allons chercher le taré contemporain qui s'est perdu dans le passé", et sur la question plus large voyager dans le temps peut-il le modifier.
A ce propos, beaucoup d'oeuvres de fiction se sont attelés à aller tuer Hitler avant qu'il ne fasse du mal. Ce qui m'amène  à aborder cette variation littéraire de l'utopie (le genre utopique initié par Thamos More avec son essai utopia) qu'est l'uchronie. Il s'agit de prendre un point donner de l'histoire et d'en changer le cours. Waterloo avec un autre vainqueur, la seconde guerre gagnée par les allemnads (cf. Fatherland de Robert Harris, qui d'ailleurs  fait l'objet d'une adpatation filmique dont je reparlerai)...


L'homme qui venait d'ailleurs (The Man Who Fell To Earth) de Nicolas Roeg (1975)
d'après Walter Tevis.

Film concept. Vraiment daté mais bon. Avec des interludes poétiques rappelant (mettons pour se faire comprendre) certains génériques de James Bond des corps nus et l'éléments aquatiques... je voudrais pas spoiler mais bon effectivement le personnage principal (joué par David Bowie) est mystérieux, puis nous comprenons assez vite qu'il est juste "étrange"... étranger... extra étranger même... et il mène son projet à bien en soumettant de diverses façons souvent morales les humains compétents...
C'est un film oeuvre... loin du block buster de divertissement, je suis obligée de signaler que ce film est très beau et intelligent, esthétique.


Les Maitres du Monde (Puppet Masters) de Stuart Orme (1994)
d'après Marionnettes Humaines Robert Heinlein
Cette adaptation donne un film d'horreur et d'action assez peu réussi... Y a pas à dire j'ai pas aimé, c'est vraiment réducteur. Les bestioles qui se collent au dos des humains et le manque de subtilité des transitions dans l'action...


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Mercredi 14 mai 2008

Ces derniers jours, non pas que je n'avais rien à dire, mais les choses sont allés trop vite....
Il fallait organiser les noces du chien et de la chatte, ben si ! et j'avoue que j'ai sur angoissé ces moments de préparations. Je voulais pas faire un poil de truc de travers, mais tout en étant sûre qu'il n'en serait pas autrement. J'étais maître de cérémonie, maître des clés et du planning pour des perfectionnistes... alors bon... J'ai pas bien géré... J'croyais pourtant être mûre pour cette ampleur.

Bref, les jours de fête furent ... état de grâce ! Des gens qui sourient large et sincère, des choses qui roulent, des joies, des bonehurs, des perles... de la fête qui rassemble, fédère, de la fête qui roule (enfin presque)


Mais si on en revient aux voi(e)x des fous.

Lu :

WANDREI
L'oeil et le doigt
Recueil de nouvelles que nous qualifierons de "fantastiques".... bien dans la lignée de l'"inquiétante étrangeté"...



TEULE
Le Montespan
Excellent roman ! Jean Teulé nous a habitué a des biographies de célabrités de l'histoire en romancé... Il avait réussi un Je, François Villon et avant ça deux ou trois dans le genre.
Un style enlevé, toujours respectueux de l'époque... un peu dans le genre de l'effort fait par Raphaël Meltz et Laetitia Bianchi dans leur traduction osée de Lysistrata... Donc, n'ayons pas peur d'être grivois pour une époque qui l'était !
On se régale, on dévore et on s'étonne... Ce cocu splendide et cette favorite qu'on n'arrive pas à detester...
Ben j'ai vu cete semaine le film Madame du Barry un film... comédie, burlesque qui ridiculise une favorite... et qui s'il fait sourire, laisse un goût amer de "non la réalité pour crue qu'elle puisse avoir été n'avait pas ce ridicule!"
En lisant Jean Teulé on comprend que la patine de l'histoire est surfaite mais le passé est tout de même ... truculent !

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Dimanche 4 mai 2008
Exposition de quelques spécimens des collections de Chaumont, ville champennoise devenue la ville de l'affichisme grâce à un désormais célèbre Festival de l'affiche.



 


























































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Jeudi 1 mai 2008
Alors, je n'ai bien sûr pas échappé à la sortie, mercredi, du film Le Grand Alibi.
Adapté de Agatha Christie. Le vallon

Ma découverte de Agatha Christie je l'ai trouvé ado, je l'ai raconté pour la première fois à Ben Papivore un matin improbable vers Angouleme, un matin patron minet en tête à tête devant un bol génat de café. De ces moments furtifs trop vite passés...
Les bibliothèques parentales ce sont des livres devant et des livres derrière. Un sociolgue se régalerait à analyser ce que mes parents mettent à vue ou non, les pièces où ils ont mis des livres ou pas... Bref dans une bibliothèque dans les alignements cachés je trouve un poche d'une collection inconnue. Unique dans les aligements familiers... librairie des champs Elysees... le Masque... version avec une image pas version couverture jaune avec le logo de masque et plume. Ce livre, c'est certainement un cadeau... inavouable, pas facile à assumer. De la "para-littérature" qu'ils disaient en pinçant les lèvres. Il voisine Huxley... C'est Agatha Christie. Je ne connais pas, le titre c'est Les pendules. Je le prends en remplissant le vide qu'il laisse comme je peux au cas où... Je le lis en cachette. je le cache dans ma table de nuit de chez Gauthier. Je comprends pas tout, je pense, mais la narration exerce un truc sur moi... dans les mois qui vont suivre, je vais en emprunter frénétiquement à la bibliothèque. Je vais en lire dans cette période 64, ce qui fit dire à ma mère - en s'adresssant en cuisine à sa soeur, "elle lisait pas on était desesperés, maintenant elle lit de la sous littérature, on va en faire quoi ?!"

Très vite j'ai une prédilection pour Hercule Poirot. Allez savoir pourquoi. Miss Marple et lui  partagent une connaissance approfondie de la nature humaine. Née, j'ai cette impression certainement induite, d'une longue observation inférée peut-être par une solitude plus oumopins subie par ces êtres dont on ne sait (la poule ou l'oeuf) si c'est de leur originalité qu'a résulté leur solitude ou leur goût de la solitude qui a cultivé leur originalité... Agatha Christie est un maître du roman à énigme parce qu'elle a su toujours trouvé une subtilité, parce qu'elle a adopté et suivi une idée, celle - très discutable à mon sens mais entous les cas passionnannte à lire- que la nature humaine répond à des déclinaisons en nombre fini... Poe, l'un des premiers du genre et celui qui définit le mieux le roman à enigme en décrivant dans Le mystère de la chmabre jaune le processus intellectuel de déduction, laissait déjà un peu entendre qu'un esprit pouvait déduire le raisonnement de celui d'un autre....

Plus tard, bien plus tard, après quelques mois de vie enchanteurs et délirants à Clermont Ferrand, je monte à la Capitale. Je vais dans un théâtre près des Champs Elysées à une Première de La Souricière (une pièce de Agatha Christie, écrite sur commande de la Reine d'Angleterre qui une année au lieu de la  pièce de musique habituelle commande à la radio pour son anniversaire une pièce de la dame du mystère). J'ai adoré !!!! Assise dans des sièges rouges moyennement confortables, j'assiste avec delectation à une pièce présentant une société anglaise aux charmes et accents désuets.

J'ai bien entendu aussi vu la série diffusée par la télévision de Monté Carlo (TMC) avec l'acteur Suchet... si proche de la description littéraire du detective.

Maintenant, je me renseigne sur les    adaptations de Agatha Christie en film.
J'ai vu évidemment (j'en ai parlé à l'occasion de l'exposition sur les trains) Le Crime de l'Orient Express avec Sean Connery.
Les dix petits nègres. Film bien mené - même si il veillit mal - où apparait en situation (il meurt le premier) Aznavour....

Mais je vois que Pascal Thomas en a adapté (Heure Zero  et Mon petit doigt m'a ditmais aussi le crime est notre affaire) et je me dis que je vais les voir... en attendant de les voir, je vois d'autres opus du même Le Grand appartement (qui sous le prétexte de parler d'un énorme appartement dans lequel s'entasse toute  une faune bigarrée de personnages fous qui regrette la très controversée mais très bonne loi de 1948 sur le plafonnement des loyers nous narre les relations humaines un peu comme un Woody Allen mais en moins bon), La dilettante (qui nous emmene à la suite, au rythme effréné, d'une femme épatante et indestructible)....

En attendant de voir ce film dont la critique ne dit pas que du bien...


En lecture :
les Seigneurs de l'instrumentalité 1
de Cordwainer Smith

En écoute :
la bande originale de Dune, par Toto et Brian Eno

Vu :
Absolom 2022

Génération Proteus
mais ces deux films me laissent... san smot, sans pensée, rien

En vision :
toujours Charlie Jade
Paycheck
LA cannonière de ...truc
de Robert Wise (parce que oui je continue à explorer l'oeuvre de ce réalisateur étonnant et parfois décevant mais justement...)
L'homme illustré
New Rose Hotel
de Abel Ferrara

En préparation :
la mariage qui n'est pas le mien
la pièce de théâtre de ghederolde lundi











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Jeudi 1 mai 2008
Vu au dernier étage des Halles - Paris. Dasn les galeries juste avant l'espace des créateurs, la Fnac propose en vitrine des expositions de photos ou autres.
En ce moment des "hommages" dessinés à Mai 68.
Et parmi eux mon chouchou











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Mercredi 30 avril 2008


Le week end fut chargé.
Niveau planning (10 nanas en no stop en tant qu'organisatrice), niveau émotion (des claques, des bluffs, des univers divergents), niveau images sons, niveau stress (accueillir chez l'autre et trouver l'équilibre), niveau  ...

Parmi toutes les images de ces trois jours à enterrer de nouveau une vie de célibataire, chroniquement tragiquement (ou pas) définitivement (?) pas la mienne :
Saint Germain un vendredi soir doux, le printemps est là et le Zéro de conduite c'est décidemment bien
un dîner rose et du rosé qui tue
Paris printemps qui s'ébroue
 Le parc Monceau sous le soleil (et des coups de soleil) Une future mariée qui donne tout ce qu'elle a
Des parisiens détendus

et JULIE GENELIN
Wunderkammer

L’exposition a lieu à la galerie Immix
116, quai de Jemmapes
75010 Paris
Ile-de-France
France
Tél : 01 40 03 33 22


               Née en août 1977, cette toute jeune franco autrichienne, diplomée de l’Ecole des Arts graphiques a un regard intéressant. Elle travaille essentiellement – mais pas seulement – avec la photographie. C'est une artiste que j'avais découvert par hasard au détour d’une exposition collective aux Couvents des Cordeliers à Paris, il y a … longtemps.

 


Elle a appelé ce qu’elle présente là « Wunderkammer » - chambres des merveilles

 

Le site de la galerie (qui a chroniquement des loupés mais propose une explication simple et compréhensible explication du terme : « collection d’éléments s’offrant au travail de la mémoire » (définition de Patricia Falguières, Les Chambres des merveilles – Le rayon des curiosités, Bayard-Centurion, Paris, 2003)

 

          
        Pour moi, son travail est à une intersection comprenant des éléments de Pop Art, de Perec et ces "Je me souviens" (hérités de I remember), de « l'inquiétante étrangeté » de Freud....
          Des photos ou des installations d'objets ou emballages... en tous les cas, émanations de la société de consommation (et du spectacle - et bim un coup de "situationnisme" là dessus !), entre  souvenirs intimes et imaginaire collectif... Elle créée des foisonnements où se trouvent ma vie, la votre, la sienne... des résonnances communes et toute l'intimité...

 


 

On peut y prendre des photos format polaroïds de wunderkammer miniatures dans un panier, j'en prends plusieurs différentes.



            Et cette exposition s’accompagne d’ « évènements ». Les week ends, il se passe des choses autour de l’exposition. Et ce week end, ce samedi, ce fut saisissant. En lien très lointain (juste le médium peut-être avec le travail) mais étonnant. Il s’agissait d’un Bal masqué. J’y emmène une dizaine de filles à qui je file du matos pour qu’elles se fassent leur masque en y allant… Et en fait, j’avais mal saisi l’information les masques on nous les fait sur place ; l’artiste prend une photo portrait de chaque personne entrant dans l’exposition, imprimée grandeur nature plus ou moins, découpée aux contours du haut du visage, des trous pour les  yeux un élastique pour le tour de tête et bim, chacun peut se masquer avec le haut du visage de l’autre. Et voilà les dix filles lancées dans les essais des yeux les unes des autres avec l’effet étranger, déroutant, parfois même inquiétant…

 



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Mardi 29 avril 2008

J’étais Jack Mortimer

Alexander Lernet-Holenia

 

            Pseudo de Alexander Marie Norbert Lernet, 1897-1976, c’est un auteur autrichien d’origine aristocratique . sa production est semble-t-il prolifique et diverse. Il aurait été auteru de rmans, de poésies mais aussi de scénarii pour le cinéma.

            Dans ce récit improbable, un chauffeur de taxi (autrichien – dans des rues aux noms autrichiens ça fait plaisir) se trouve au lendemain d’être tombé amoureux d’une passagère (de noble extraction)  a prendre en charge un homme qui se fait assassiner à l’arrière de son taxi.

Pour dénouer les fils de cette histoire de dingue, il se retrouve un peu malgré lui et par maladresse à endosser la personnalité de son défunt client.

           La personnalité de ce personnage (qu’on qualifie souvent de psychologie du personnage) est déroutante, limite agaçante dans les premières pages. On sent le type qui hésite dans tout, qui fait les choses par envie mais en reculant, incertain. Ce qui donne des premières pages presque insupportables de questions courtes, et phrases courtes… nous suggérant ce chauffeur avec son cadavre à l’arrière, incapable de décider ce qu’il convient de faire, montant le discours qu’il pourrait tenir pour expliquer les faits qu’il ne comprend pas lui-même puis essayant intérieurement de justifié pour un autre encore hypothétique le temps qu’il met à se décider à agir, à révéler cette mort ce meurtre … puis cherchant des idées pour ne pas avoir à se confronter aux questions d’autrui sur tout ce temps qui défile pendant qu’il est indécis…

Grrrrr … C’est bien mené mais c’est agaçant ! Mais bien mené !

 

 

 

J’enchaîne par un heureux hasard sur une publication récente.

Le Calligraphe : les 6 jours d'une étrange affaire

Pavao Pavlicic

Traduit du serbo-croate

Gingkoéditeur

Il s’agit du journal, des notes d’un chauffeur de voitures officielles. On découvre donc qu’il a noté les conversations de gens de pouvoir… mais au fil de cette lecture les révélations politiques prennent un tour étrange….

            Je n’ai pas  fini donc je vous en reparlerai mais je ne pouvais que noté l’étrange enchaînement de ces narrateurs chauffeurs, de ces conducteurs aux commandes du récit…

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Lundi 28 avril 2008

Saki (H.H. Munro)

La fenêtre ouverte

            Présenté par Graham Greene

 

Un auteur méconnu ou oublié de la littérature fantastique, né en 1870 mort en 1916.

Il s’agit de nouvelles.Un humour noir, un cynisme que je n’avais jamais lu avant. Complètement fou ! Aucun qualificatif superlatif ne me vient.

 

Il dépeint dans des nouvelles, où figure systématiquement un certain Clovis au détachement et cynisme sans pareil, une société guindée et absurde… Des propriétés en campagne où les bébés franchissent les haies pour aller s’asseoir au milieu de la route dans un coin où une hyène se baladait justement dans une nouvelle précédente, un assistant d’évêque qui vient faire une inspection de pitié et tue le voisinage... un chat qui parle et – non loin de celui d’alice – le fait avec astuce et émet un jugement sur l’humain qui traduit une grande acuité et acidité. Dans cette nouvelle, intitulée « Tobermory », je relève ces mots :

« Un archange proclamant dans l’extase le Millenium pour constater qu’il se heurtait à l’opposition de l’Osservatore Romano n’aurait guère pu sembler plus dépité que Cornelius… »

Voilà une métaphore, une comparaison qui a de la tronche !!! Dans cette nouvelle où le chat parle, le maître instructeur s’appelle Cornelius (un nom de personnage de roman de ce style, s’il en est).

 

Ou dans une autre :

« J’aimerais que vous me transformiez en loup, Mr Bilsiter, lui dit son hôtesse au déjeuner, le lendemain de son arrivée.

(…) En loup-garou femelle, bien sûr ; ce serait trop de changer de sexe et d’espèce en même temps. »

 

Ou

« C’est une hyène, m’écriai-je ; elle a dû s’échapper du parc de Lord Padham.

(…)

L’hyène salua notre approche avec un soulagement indéniable et nous prodigua les manifestations d’amitié. Elle avait sans doute l’habitude de voir les humains la traiter avec bonté, alors que son premier contact avec un meute lui avait laissé une mauvaise impression.(…)

- qu’allons-nous faire, demanda constance.

- vous êtes très forte pour les questions, dis-je

- En tout cas, nous ne pouvons quand même pas passer toute le nuit ici avec une hyène, répliqua—elle.

- J’ignore quelle conception vous avez du confort, dis-je mais je ne songerais pas davantage à passer toute la nuit ici, même sans hyène. »

 

Parmi celles qui m’ont marquée L’apprenti sorcier, Le Conteur, Tobermory

 

Il est assez dur de rendre compte de l’atmosphère étrange de ces nouvelles. Les personnages, décors, et autres sont réalistes bien que décrit avec une distance railleuse qui déjà est délicieuse et surviennent des événements fantastiques auxquels les personnages réagissent mais de façon décalé…. Comme si on n’avait pas la même appréciation qu’eux de l’absurdité, du fantastique et ca renforce l’impression de burlesque tout en ayant pas un accent totalement irréaliste.



En lecture

J’étais Jack Mortimer

de Lernet- Holenia



En écoute

Du ska punk

 

Vu

C’était demain

            Film de Sf où l’on croise HG Wells dans son salon expliquant le fonctionnement de sa machine à remonter le temps à un Stevenson qui va s’avérer être Jack l’éventreur qui s’enfuit dans le futur pour échapper à la police. Wells part à sa suite pour l’arrêter et tombe amoureux dans le futur où il débarque dans un musée de San Francisco présentant une exposition hommage à son travail (qui reproduit son bureau et présente sa machine)

 

En visionnage

Toujours la série « Age de cristal » gentille mais pas haletante série des années 70 qui nous montre un monde post apocalyptique où les humains vivent sous terre dans une société digne d’une utopie où tout est régulé (par une élite invisible), même les morts qui surviennent systématiquement à 30 ans faisant miroiter à ceux qui la subissent une résurrection et où entretient la peur de la vie en surface. Comme souvent dans les récits d’utopie, un homme et une femme (et là en l’occurrence affublés d’un androïde, ce qui est une bonne idée somme toute) bravent tous les interdits et vont à la quête de l’Eden promis à l’extérieur et rencontre dans leur périple des tonnes de micro sociétés, comme autant d’utopies.


"Charlie Jade" une série de SF assez bien foutue


En teasing

Une adaptation d’une pièce de Ghelderode à Ivry.

un mariage mais pas le mien qui me prend tout mon temps

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