Jeudi 1 mai 2008
Alors, je n'ai bien sûr pas échappé à la sortie, mercredi, du film Le Grand Alibi.
Adapté de Agatha Christie. Le vallon

Ma découverte de Agatha Christie je l'ai trouvé ado, je l'ai raconté pour la première fois à Ben Papivore un matin improbable vers Angouleme, un matin patron minet en tête à tête devant un bol génat de café. De ces moments furtifs trop vite passés...
Les bibliothèques parentales ce sont des livres devant et des livres derrière. Un sociolgue se régalerait à analyser ce que mes parents mettent à vue ou non, les pièces où ils ont mis des livres ou pas... Bref dans une bibliothèque dans les alignements cachés je trouve un poche d'une collection inconnue. Unique dans les aligements familiers... librairie des champs Elysees... le Masque... version avec une image pas version couverture jaune avec le logo de masque et plume. Ce livre, c'est certainement un cadeau... inavouable, pas facile à assumer. De la "para-littérature" qu'ils disaient en pinçant les lèvres. Il voisine Huxley... C'est Agatha Christie. Je ne connais pas, le titre c'est Les pendules. Je le prends en remplissant le vide qu'il laisse comme je peux au cas où... Je le lis en cachette. je le cache dans ma table de nuit de chez Gauthier. Je comprends pas tout, je pense, mais la narration exerce un truc sur moi... dans les mois qui vont suivre, je vais en emprunter frénétiquement à la bibliothèque. Je vais en lire dans cette période 64, ce qui fit dire à ma mère - en s'adresssant en cuisine à sa soeur, "elle lisait pas on était desesperés, maintenant elle lit de la sous littérature, on va en faire quoi ?!"

Très vite j'ai une prédilection pour Hercule Poirot. Allez savoir pourquoi. Miss Marple et lui  partagent une connaissance approfondie de la nature humaine. Née, j'ai cette impression certainement induite, d'une longue observation inférée peut-être par une solitude plus oumopins subie par ces êtres dont on ne sait (la poule ou l'oeuf) si c'est de leur originalité qu'a résulté leur solitude ou leur goût de la solitude qui a cultivé leur originalité... Agatha Christie est un maître du roman à énigme parce qu'elle a su toujours trouvé une subtilité, parce qu'elle a adopté et suivi une idée, celle - très discutable à mon sens mais entous les cas passionnannte à lire- que la nature humaine répond à des déclinaisons en nombre fini... Poe, l'un des premiers du genre et celui qui définit le mieux le roman à enigme en décrivant dans Le mystère de la chmabre jaune le processus intellectuel de déduction, laissait déjà un peu entendre qu'un esprit pouvait déduire le raisonnement de celui d'un autre....

Plus tard, bien plus tard, après quelques mois de vie enchanteurs et délirants à Clermont Ferrand, je monte à la Capitale. Je vais dans un théâtre près des Champs Elysées à une Première de La Souricière (une pièce de Agatha Christie, écrite sur commande de la Reine d'Angleterre qui une année au lieu de la  pièce de musique habituelle commande à la radio pour son anniversaire une pièce de la dame du mystère). J'ai adoré !!!! Assise dans des sièges rouges moyennement confortables, j'assiste avec delectation à une pièce présentant une société anglaise aux charmes et accents désuets.

J'ai bien entendu aussi vu la série diffusée par la télévision de Monté Carlo (TMC) avec l'acteur Suchet... si proche de la description littéraire du detective.

Maintenant, je me renseigne sur les    adaptations de Agatha Christie en film.
J'ai vu évidemment (j'en ai parlé à l'occasion de l'exposition sur les trains) Le Crime de l'Orient Express avec Sean Connery.
Les dix petits nègres. Film bien mené - même si il veillit mal - où apparait en situation (il meurt le premier) Aznavour....

Mais je vois que Pascal Thomas en a adapté (Heure Zero  et Mon petit doigt m'a ditmais aussi le crime est notre affaire) et je me dis que je vais les voir... en attendant de les voir, je vois d'autres opus du même Le Grand appartement (qui sous le prétexte de parler d'un énorme appartement dans lequel s'entasse toute  une faune bigarrée de personnages fous qui regrette la très controversée mais très bonne loi de 1948 sur le plafonnement des loyers nous narre les relations humaines un peu comme un Woody Allen mais en moins bon), La dilettante (qui nous emmene à la suite, au rythme effréné, d'une femme épatante et indestructible)....

En attendant de voir ce film dont la critique ne dit pas que du bien...


En lecture :
les Seigneurs de l'instrumentalité 1
de Cordwainer Smith

En écoute :
la bande originale de Dune, par Toto et Brian Eno

Vu :
Absolom 2022

Génération Proteus
mais ces deux films me laissent... san smot, sans pensée, rien

En vision :
toujours Charlie Jade
Paycheck
LA cannonière de ...truc
de Robert Wise (parce que oui je continue à explorer l'oeuvre de ce réalisateur étonnant et parfois décevant mais justement...)
L'homme illustré
New Rose Hotel
de Abel Ferrara

En préparation :
la mariage qui n'est pas le mien
la pièce de théâtre de ghederolde lundi











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Jeudi 1 mai 2008
Vu au dernier étage des Halles - Paris. Dasn les galeries juste avant l'espace des créateurs, la Fnac propose en vitrine des expositions de photos ou autres.
En ce moment des "hommages" dessinés à Mai 68.
Et parmi eux mon chouchou











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Mercredi 30 avril 2008


Le week end fut chargé.
Niveau planning (10 nanas en no stop en tant qu'organisatrice), niveau émotion (des claques, des bluffs, des univers divergents), niveau images sons, niveau stress (accueillir chez l'autre et trouver l'équilibre), niveau  ...

Parmi toutes les images de ces trois jours à enterrer de nouveau une vie de célibataire, chroniquement tragiquement (ou pas) définitivement (?) pas la mienne :
Saint Germain un vendredi soir doux, le printemps est là et le Zéro de conduite c'est décidemment bien
un dîner rose et du rosé qui tue
Paris printemps qui s'ébroue
 Le parc Monceau sous le soleil (et des coups de soleil) Une future mariée qui donne tout ce qu'elle a
Des parisiens détendus

et JULIE GENELIN
Wunderkammer

L’exposition a lieu à la galerie Immix
116, quai de Jemmapes
75010 Paris
Ile-de-France
France
Tél : 01 40 03 33 22


               Née en août 1977, cette toute jeune franco autrichienne, diplomée de l’Ecole des Arts graphiques a un regard intéressant. Elle travaille essentiellement – mais pas seulement – avec la photographie. C'est une artiste que j'avais découvert par hasard au détour d’une exposition collective aux Couvents des Cordeliers à Paris, il y a … longtemps.

 


Elle a appelé ce qu’elle présente là « Wunderkammer » - chambres des merveilles

 

Le site de la galerie (qui a chroniquement des loupés mais propose une explication simple et compréhensible explication du terme : « collection d’éléments s’offrant au travail de la mémoire » (définition de Patricia Falguières, Les Chambres des merveilles – Le rayon des curiosités, Bayard-Centurion, Paris, 2003)

 

          
        Pour moi, son travail est à une intersection comprenant des éléments de Pop Art, de Perec et ces "Je me souviens" (hérités de I remember), de « l'inquiétante étrangeté » de Freud....
          Des photos ou des installations d'objets ou emballages... en tous les cas, émanations de la société de consommation (et du spectacle - et bim un coup de "situationnisme" là dessus !), entre  souvenirs intimes et imaginaire collectif... Elle créée des foisonnements où se trouvent ma vie, la votre, la sienne... des résonnances communes et toute l'intimité...

 


 

On peut y prendre des photos format polaroïds de wunderkammer miniatures dans un panier, j'en prends plusieurs différentes.



            Et cette exposition s’accompagne d’ « évènements ». Les week ends, il se passe des choses autour de l’exposition. Et ce week end, ce samedi, ce fut saisissant. En lien très lointain (juste le médium peut-être avec le travail) mais étonnant. Il s’agissait d’un Bal masqué. J’y emmène une dizaine de filles à qui je file du matos pour qu’elles se fassent leur masque en y allant… Et en fait, j’avais mal saisi l’information les masques on nous les fait sur place ; l’artiste prend une photo portrait de chaque personne entrant dans l’exposition, imprimée grandeur nature plus ou moins, découpée aux contours du haut du visage, des trous pour les  yeux un élastique pour le tour de tête et bim, chacun peut se masquer avec le haut du visage de l’autre. Et voilà les dix filles lancées dans les essais des yeux les unes des autres avec l’effet étranger, déroutant, parfois même inquiétant…

 



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Mardi 29 avril 2008

J’étais Jack Mortimer

Alexander Lernet-Holenia

 

            Pseudo de Alexander Marie Norbert Lernet, 1897-1976, c’est un auteur autrichien d’origine aristocratique . sa production est semble-t-il prolifique et diverse. Il aurait été auteru de rmans, de poésies mais aussi de scénarii pour le cinéma.

            Dans ce récit improbable, un chauffeur de taxi (autrichien – dans des rues aux noms autrichiens ça fait plaisir) se trouve au lendemain d’être tombé amoureux d’une passagère (de noble extraction)  a prendre en charge un homme qui se fait assassiner à l’arrière de son taxi.

Pour dénouer les fils de cette histoire de dingue, il se retrouve un peu malgré lui et par maladresse à endosser la personnalité de son défunt client.

           La personnalité de ce personnage (qu’on qualifie souvent de psychologie du personnage) est déroutante, limite agaçante dans les premières pages. On sent le type qui hésite dans tout, qui fait les choses par envie mais en reculant, incertain. Ce qui donne des premières pages presque insupportables de questions courtes, et phrases courtes… nous suggérant ce chauffeur avec son cadavre à l’arrière, incapable de décider ce qu’il convient de faire, montant le discours qu’il pourrait tenir pour expliquer les faits qu’il ne comprend pas lui-même puis essayant intérieurement de justifié pour un autre encore hypothétique le temps qu’il met à se décider à agir, à révéler cette mort ce meurtre … puis cherchant des idées pour ne pas avoir à se confronter aux questions d’autrui sur tout ce temps qui défile pendant qu’il est indécis…

Grrrrr … C’est bien mené mais c’est agaçant ! Mais bien mené !

 

 

 

J’enchaîne par un heureux hasard sur une publication récente.

Le Calligraphe : les 6 jours d'une étrange affaire

Pavao Pavlicic

Traduit du serbo-croate

Gingkoéditeur

Il s’agit du journal, des notes d’un chauffeur de voitures officielles. On découvre donc qu’il a noté les conversations de gens de pouvoir… mais au fil de cette lecture les révélations politiques prennent un tour étrange….

            Je n’ai pas  fini donc je vous en reparlerai mais je ne pouvais que noté l’étrange enchaînement de ces narrateurs chauffeurs, de ces conducteurs aux commandes du récit…

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Lundi 28 avril 2008

Saki (H.H. Munro)

La fenêtre ouverte

            Présenté par Graham Greene

 

Un auteur méconnu ou oublié de la littérature fantastique, né en 1870 mort en 1916.

Il s’agit de nouvelles.Un humour noir, un cynisme que je n’avais jamais lu avant. Complètement fou ! Aucun qualificatif superlatif ne me vient.

 

Il dépeint dans des nouvelles, où figure systématiquement un certain Clovis au détachement et cynisme sans pareil, une société guindée et absurde… Des propriétés en campagne où les bébés franchissent les haies pour aller s’asseoir au milieu de la route dans un coin où une hyène se baladait justement dans une nouvelle précédente, un assistant d’évêque qui vient faire une inspection de pitié et tue le voisinage... un chat qui parle et – non loin de celui d’alice – le fait avec astuce et émet un jugement sur l’humain qui traduit une grande acuité et acidité. Dans cette nouvelle, intitulée « Tobermory », je relève ces mots :

« Un archange proclamant dans l’extase le Millenium pour constater qu’il se heurtait à l’opposition de l’Osservatore Romano n’aurait guère pu sembler plus dépité que Cornelius… »

Voilà une métaphore, une comparaison qui a de la tronche !!! Dans cette nouvelle où le chat parle, le maître instructeur s’appelle Cornelius (un nom de personnage de roman de ce style, s’il en est).

 

Ou dans une autre :

« J’aimerais que vous me transformiez en loup, Mr Bilsiter, lui dit son hôtesse au déjeuner, le lendemain de son arrivée.

(…) En loup-garou femelle, bien sûr ; ce serait trop de changer de sexe et d’espèce en même temps. »

 

Ou

« C’est une hyène, m’écriai-je ; elle a dû s’échapper du parc de Lord Padham.

(…)

L’hyène salua notre approche avec un soulagement indéniable et nous prodigua les manifestations d’amitié. Elle avait sans doute l’habitude de voir les humains la traiter avec bonté, alors que son premier contact avec un meute lui avait laissé une mauvaise impression.(…)

- qu’allons-nous faire, demanda constance.

- vous êtes très forte pour les questions, dis-je

- En tout cas, nous ne pouvons quand même pas passer toute le nuit ici avec une hyène, répliqua—elle.

- J’ignore quelle conception vous avez du confort, dis-je mais je ne songerais pas davantage à passer toute la nuit ici, même sans hyène. »

 

Parmi celles qui m’ont marquée L’apprenti sorcier, Le Conteur, Tobermory

 

Il est assez dur de rendre compte de l’atmosphère étrange de ces nouvelles. Les personnages, décors, et autres sont réalistes bien que décrit avec une distance railleuse qui déjà est délicieuse et surviennent des événements fantastiques auxquels les personnages réagissent mais de façon décalé…. Comme si on n’avait pas la même appréciation qu’eux de l’absurdité, du fantastique et ca renforce l’impression de burlesque tout en ayant pas un accent totalement irréaliste.



En lecture

J’étais Jack Mortimer

de Lernet- Holenia



En écoute

Du ska punk

 

Vu

C’était demain

            Film de Sf où l’on croise HG Wells dans son salon expliquant le fonctionnement de sa machine à remonter le temps à un Stevenson qui va s’avérer être Jack l’éventreur qui s’enfuit dans le futur pour échapper à la police. Wells part à sa suite pour l’arrêter et tombe amoureux dans le futur où il débarque dans un musée de San Francisco présentant une exposition hommage à son travail (qui reproduit son bureau et présente sa machine)

 

En visionnage

Toujours la série « Age de cristal » gentille mais pas haletante série des années 70 qui nous montre un monde post apocalyptique où les humains vivent sous terre dans une société digne d’une utopie où tout est régulé (par une élite invisible), même les morts qui surviennent systématiquement à 30 ans faisant miroiter à ceux qui la subissent une résurrection et où entretient la peur de la vie en surface. Comme souvent dans les récits d’utopie, un homme et une femme (et là en l’occurrence affublés d’un androïde, ce qui est une bonne idée somme toute) bravent tous les interdits et vont à la quête de l’Eden promis à l’extérieur et rencontre dans leur périple des tonnes de micro sociétés, comme autant d’utopies.


"Charlie Jade" une série de SF assez bien foutue


En teasing

Une adaptation d’une pièce de Ghelderode à Ivry.

un mariage mais pas le mien qui me prend tout mon temps

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Mercredi 23 avril 2008

SIODMAK (Curt)

Le cerveau du Nabab

 Dans la collection Carré noir chez Gallimard.

          
                  Je me suis promis il y a quelques mois de faire des recherches comme pour NéO (cf. là) sur une collection qui a muté mais qui repensait tout de même en quatrième de couverture des publicités pour les cigarettes, parfum et autres…

                  Je ne connais pas l'auteur. Je me promets de me renseigner sur lui dont le nom est si approchant de celui de celui qui fit ou fait les beauc jours de la collection science fiction de Folio, Siudmak

                 Un récit où la part belle n’est pas à la technologie, à la cybernétique mais bien à biologie, chimie et apparentée… On n’est dans la lignée assez claire de Frankenstein, en fait.

                 Sous forme de journal de bord, de journal intime, le narrateur de cette histoire est un savant dont on sent malgré le parti pris de narration qu’il est craint par les autres. On sent le regard d’autrui le considérant proche de la folie. Bref, un savant fou dont on peut choisir de se dire qu’il est un génie – et donc mécompris. C’est ce que veut laisser entendre le vieux savant qui va se retrouver comme compagnon de l’expérience en disant que ses réticences étaient nées de la jalousie mais qu’en effet notre narrateur aurait bien tord de ne pas tirer profit de son génie.

 

               Donc, sans trop en dire et pourtant est-ce possible, notre narrateur se trouve suite à un accident en mesure de mettre à l’épreuve ces recherches. Il récupère le cerveau d’un homme qui meurt dans ses bras. Ce cerveau, il va tenter de communiquer avec. Et dans ses tatonnements de départ, il envisage le Morse, qui fonctionne un temps par ailleurs. Et ça me fait penser à un ingénieux épisode de la série des Chat de Lilian Braun Le chat qui jouait au domino (ceux qui lisent des 10/18 ont forcément lu des romans de cette série où on nous laisse entendre que les deux chats siamois résolvent les énigmes auxquelles se trouvent conforté le anti-héros principal qui est journaliste), épisode dans lequel les chats utiliseraient un jeu de domino pour communiquer la solution à leur maître... Pour en revenir à la communication avec The Brain... (en écrivant ça je m'aperçoit que le "cerveau" est une figure emblématique de cette littérature), on lit notamment :

« Supposez que l’on enregistre les tracés de chaque expression mentale, on devait alors être en mesure de comparer les encéphalogrammes de Donovan avec cette espèce de dictionnaire d’ondes, et de faire une traduction. Prenons par exemple mon encéphalogramme quand je pense au mot « cheval ». Donovan, pensant le même mot ne donnerait-il pas une courbe analogue ? En en la comparant avec la mienne ne pourrais je pas en saisir la signification ? »

 

              Et au fil de ces efforts d’entrée en communication, puis les recherches autour de la nourriture puis de l’aide au développement de ce cerveau., notre narrateur se trouve en si parfaite communion avec qu’il en est possedé et finit par se retrouver dans une relation de maître esclave difficile à réguler avec un cerveau pas des plus pacifiques. Oui parce qu’il aurait pu être possedé par un esprit calme, mai non...

Je pense très vivement à ce roman où le héros auteur achète une maison, installe son bureau au grenier où gît une vieille machine qui va le vampiriser : Agyar. Mais, je pense aussi aux textes méconnus ou oubliés de F. Brown que j'ai décourvert récemment ... celui de l'entité qui se trouve pris dans le corps d'un jeune américain, aux prises avec ses acquis culturels et sociaux et qui se lance dans une américanisation du monde... et se trouve dictateur des Etats Unis... 

                Je note en manière de bavasserie que l'on trouve dans ce récit une femme.. de celle qui brave tout, comme on en trouve finalement beaucop dans les romans d'aventure de sf... bref de genre... dans les Agatha Christie elles osnt parfois niaises ou faibles mais parfois déjà émancipées, dans Leroux le Blanc Le Rouge elles se pament et défaillent ancore beaucoup mais souvent elles partent à l'aventure (c'est la cas chez Jules Verne), c'était le cas dans le Prisonnier de la planète Mars que je viens de lire.                

               Il semblerait qu'il y ait une adaptation cinématographique de ce livre, et je vais évidemment me pencher sur la question et vous tenir au courant.


En lecture :
Strougatski (les deux) Ce n'est pas facile d'être un Dieu (ils sont aussi auteurs de Stalker, roman important adapté au cinéma
Asimov
, Le voyage fantastique

En écoute :
les conférences du Collège de France 

En vision :
Paytchek
Abossom

En préparation :
les films de Robert Wise

Exposition en teasing:
Xavier Veihlan chez Emmanuel Perrotin
Julie genelin et ses Wunderkammer à Immix au Quai Jemmapes

                

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Mardi 22 avril 2008

Camilleri (Andrea)

Les enquêtes du commissaire Collura

Fayard.

            Un petit livre – format intermédiaire pas les grands romans ni un poche. Sa couverture est blanche. Seules le nom, le titre et un dessin épuré de voilier en deux bleus se détachent.

Ce livre est un recueil de petites histoires à clé, mettant en scène le commissaire Collura, et formant une suite d’événements survenant lors d’une croisière.

 

            Andrea Camilleri est, je pense, un de ces auteurs qu’on n’a plus besoin de présenter. Erudit, voyageur, amoureux de la montagne de spiritualité. Je ne pense pas le classer dans les auteurs « mystiques » mais il signe tout de même des ouvrages de spiritualité ou pas loin. L’italien, plus exactement sicilien, est cependant avant tout connu comme auteur de romans policiers et père du commissaire Montalbano.

 

            Ce petit livre nous présente donc des petites histoires de quelques pages. Elles répondent, de fait, à la contrainte de destination originelle ; elles sont destinées à une publication dans le journal La Stampa.

 Un peu comme un feuilleton d’été en 1998. Il y en eu 8. J’ai cherché sur le site du journal et n’en ai trouvé trace… mais puisqu’elles sont là.

Ces huit nouvelles ont cependant une continuité celle de la croisière qui suit son cours. Chaque nouvelle se termine par une phrase incluant les épisodes précédents et posant la question de savoir si cette croisière où s’entasse un faux commissaire, un faux chanteur, un faux fantôme, une fausse… est « réelle ou virtuelle ». La question n’a cours que pour le narrateur, puisque l’auteur et le lecteur aussi passionnés qu’il soient par ces histoires savent ce qu’il en est

 

            Le commissaire Collura est non pas un commissaire de police égaré par les Parques sur le voilier, mais bien un ancien policier de venu commissaire de bord, après avoir essuyé des tempêtes dans sa carrière et surtout une mauvaise balle.

Camilleri – dans l’entretien reproduit en fin de volume – explique qu’il avait hésité entre deux noms pour ce qui était initialement une fonction (outils pour résoudre des énigmes dès le premier volume la forme de l’eau) pour devenir un personnage à part entière puis finalement une célébrité de la littérature policière MONTALBANO. Il l’avait ainsi prénommé en hommage évident à Vasquez Montalban. Mais avait du coup laissé dans l’ombre le « commissaire Collura » à qui il permet aujourd’hui de sortir de l’ombre. A la question ferez-vous de ce commissaire brièvement né pour La Stampa, un personnage à part entière – comme Montalbano – Camilleri répond que c’est envisageable. On ne peut que se dire en tenant l’objet livre dans nos mains que c’est déjà un fait. A noter pour les fidèles que Montalbano est une connaissance de Collura, et que celui-ci dans une des histoires appellent ses souvenirs d’une conversation avec le célèbre commissaire.

 

Les intrigues sont donc à résolution interne – je veux dire par là que la résolution de l’énigme à lieu dans l’espace de la nouvelle (et non pas au numéro suivant ou à la fin du journal ou que sais-je).

Il s’agit – autre contrainte – d’un lieu clos par excellence ; paquebot en pleine croisière – souvent les auteurs de romans à énigme ont usés de cette magnifique contrainte ; Agatha Christie dans l’Orient express ou en avion Fleche empoisonnée ou en bateau Mort sur le Nil, mais on peut aussi citer un Boileau et Narcejac qui se passe sur un navire… La mort est du voyage.

On croise, comme dans un bon vieux roman à énigme anglo saxon de tradition, des aristos en goguette, des vieilles filles prudes, des jeunes filles effarouchées et respectueuses de l’étiquettes, des bedonnants bon vivants… un tout petit arrière goût victorien malgré les personnages italiens voire siciliens. Le commissaire Collura est affublé d’un second rôle, qui n’est autre dque son second, Scipio Premuda qui lui tient lieu de Capitaine Hastings ou de Docteur Watson…

  

            Le style globalement compassé (en parfaite adéquation avec le petit monde qu’il décrit – cf. au dessus) est parsemé de comparaisons (« Yeux comme des soucoupes »,

« comme une volée de moineaux », « comme un rescapé de la forêt vierge » «  comme un sac de pommes de terre » et métaphores parfois cocasses….et saupoudré d’un vocabulaire de commissaire, quant il fait référence aux avis, impressions et pensées de celui-ci :

« Le plumitif en eut la chique coupée », « gens de haut fessier », « tourner vinaigre », « neuf heures pétantes ». Il faut cependant noter que la narrateur n’est que partiellement omniscient… Camilleri use de la ruse

p. 29 « Pendant deus heures, il resta dans la pièce réservée au service, donnant et recavant des coups de téléphone. Pour finir, il s’étira, pas mécontent »

P57 « Au bout de trois heures, le commissaire reçut son appel de Florence. Il parla longtemps au téléphone, alla manger satisfait, puis s’étendit sur son lit et dormit jusqu’au crépuscule… »

On nous donne les détails puis, un moment une ellipse nous dérobe le morceau de puzzle manquant qu’obtient l’enquêteur. Les histoires sont –elles dénouables par le lecteur tout de même ?

 

La traduction est signée Dominique Vittoz, qui est un fidèle traducteur de Camilleri. Je trouve un mot inconnu « s’acasser ».

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Mardi 22 avril 2008

Rosny l'aîné
Xipéhuz

Peuples de la Terre… qu’on sent barbares, rustres. Des tribus nomades avec ânes chevaux bétail… qu’on nous présente « comme 1000 ans avant le massement civilisateur dont surgirent plus tard Ninive, Babylone, Ecbatane »

 

« un cercle de cônes bleuâtres, translucides, la pointe en haut, chacun du volume à peu près de la moitié d’un homme. Quelques raies claires, quelques circonvolutions sombres, parsemaient leur surface ; tous avaient vers la base une étoile éblouissante. »

« Formes abandonnaient la poursuite au-delà d’une limite fixe. »

 

Il s s’adressent à une sorte de Zarathoustra, ermite sage et être ressource, qu’on trouve dans beaucoup de conte initiatique ou quête (la quête n’est-elle pas l’essence de la fiction ????) censé sauver les peuples de ces formes.

Et tout consiste en un livre d’observation de ces formes…

 

Leurs « passions », des sortes de « caractères » donc une part d’individualité.. Le fait qu’ils ne soient pas immortels, qu’on tuables. L’industrie. Le phénomène de procréation…

« Ces formes se condensent lentement, se rapetissent, se transforment au bout de dix jours en cônes ambrés, considérablement plus grands encore que les Xipéhuz adultes. Il faut deux mois et quelques jours pou qu’elles atteignent leur maximum de développement, c’est-à-dire de rétrécissement. »

Il sont un langage . On nous en décrit des signes.

 

… et dans le livre deuxième, troisième période de livre de Bakhoûn, le fameux zarathoustra qui écrivit le livre, nous sommes en l’an du monde 22649.

Autant dire que Rosny a voté pour une civilisation terrestre, une race humaine qui a vécu son apogée et qui est décadente en plein retour à la barbarie.

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Lundi 21 avril 2008

Le prisonnier de la planète Mars

Le Rouge

10/18

 

 

Ouvrage méconnu d’un auteur de littérature populaire qu’il ne l’est pas.

Je me souviens d’heures mirifiques à Clermont-Ferrand… Des heures estivales. Je vais à la bibliothèque du centre ville non loin de mon superbe appartement rue d’Enfer. Je tombe sur des tomes d’une série Le mystérieux Docteur Cornélius. J’en prends les 2 premiers… l’après midi même je reviens, pour en prendre d’autres. Le lendemain matin, j’y retourne. J’ai dû lire la série en moins de deux semaines…

 

Pour ce qui est de ce livre. Une préface bien menée, par Lacassin évidemment, le présente comme un chef d’œuvre de l’auteur. J’y apprend sen tous les cas sa proximité avec Blaise Cendrars et je décide de lire L’Homme Foudroyé 

Donc dans ce texte typique de la littérature populaire on croise des références littéraires comme Poe, … Et c’est amusant comme sans se défaire de sa narration, il la replace dans la lignée de ces prédécesseurs.

              Il se trouve qu’on est plongé dans un Londres brumeux et pluvieux où deux érudits voyageurs, Roger darvel et Pitcher, se narrent à tour de rôle leurs pérégrinations…

            Puis nous voilà lancé, à la suite de Roger Darvel entraîné là par un brahme singulièrement érudit et convaincant,  vers l’Inde dans un périple qui me rappelle un livre récent que j’ai lu l’été dernier L’île des crânes,…  Et Roger Darvel, qui avait précedemment mené des expéreinces de communication avec des expèces extraterrestres via de gigantesques figures géométriques (passage succulent), se retrouve dans des expériences sombres qui le voient projeté vers Mars. Je ne vous spoile pas comment se termine le volume qui a une suite La guerre des vampires.

 Juste pour dire que nous avons donc le droit à la description de la faune et de la flore de Mars hanté par des créatures … des êtres dont il reste des traces de sa « civilisation » mais qui en est pleine spirale de retour à la barbarie et des monstres « vampires » aux 6 membres, aux griffes d’ivoire tellement solides qu’elle peuvent creuser les roches. Je pense aux créatures insectes dans le film Les survivants de l’infini, ces insectes anthropomorphes grossiers et justes montrés comme monstrueux…

« Tout à coup, il se trouva près d’un ruisseau dont la nappa claire étincelait aux rayons des deux astres, Phobos et Deïmos, et qui fuyait entre deux énormes pierres rousses. Des joncs et des roseaux mêlés de plantes grasses, aux feuilles étalées, fleurissaient les rives de ce cours d’eau où les poissons rapides, couleur d’or, filaient entre les herbes, agiles comme des truites. De grand s arbres miraient dans l’eau leurs sombres feuillages. »

Juste avant qu’il ne dusse faire la reconquête du feu…

  

Entre roman populaire, roman fantastique (les créatures extraterrestres, les vampires) et d’aventure et le roman « scientifique » - la préface le rapproche de deux illustres auteurs

Jules Verne et Rosny. Et j’acquiesce.

Cela dit la préface cite de Rosny un popus que je n’ai pas lu Xipéhuz. Je lirais donc ça de ce pas.

 

A suivre

Cendrars L’homme foudroyé

Rosny Xipéhuz

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Dimanche 20 avril 2008

Dans mon exploration des films SF, je tombre, je l’ai déjà mentionné sur des petites perles inconnues, méconnues oubliées (notamment La souris qui mugissait)

Puis en regardant Outland, et quelques autres je suis tombée sur

Le mystère Andromède

Le laconique pitch de Wiki dit
"Un groupe de scientifiques étudie un virus extraterrestre ayant décimé un village isolé avant qu'il ne puisse se propager à la surface du globe ... "
Apparemment c'est une adaptation d'un roman de Crichton - monsieur best-seller de thriller - J en e lis pas Crichton. Ca peut changer un jour, peut-être, on sait pas tout est possible dans la vie.

C'est un film de Robert Wise (décidemment je le crois beaucoup en ce moment ! "t'as qu'à arrêter de regarder des films de sf aussi" me direz-vous - oui bon). Ce cinéaste, mort en 1995, est connu pour West Side Story  et pour la Mélodie du bonheur deux films que je n'ai pas vu. On sait moins qu’il a fait un Star Trek.

Robert Wise m'avait attiré l'attention avec un film angoissant et beau. A la composition intelligente, ... La maison du diable

 

Là encore un film composé de façon tout à fait épatante. Donc, virus dans un village qu'on met en quarantaine pour comprendre. On en extrait deux survivants un vieux et un couffin.
L'exploration du village est l'occasion de plans totalement originaux pour moi.
On dirait de la bande dessinée bien faite. Il utilise une fragmentation de l'écran. J’avais entendu un critique des médias dire que ce type de technique est pertinente quand on veut montrer simultanément des actions ou lieux éloignées et qui pourtant entrent en résonance ou sont pertinents rapprochés. Là ce n’est pas le cas et c’est pourtant d’un effet extra. Sur fond noir l’écran, l’image se rétrécit sur les hommes en scaphandre à la largeur des portes et fenêtres devant lesquels ils passent. A droite de l’espace écran, à chaque nouvelle maison, apparaît le portrait du mort en posture que les hommes voient par la fenêtre ou la porte. Je trouve la séquence astucieuse. Visuellement c’est un bel effet et je trouve que ca m’investit vraiment je regarde les hommes aller d’une porte à une autre et je vois l’intérieur par un espace découpé comme un fenêtre ou une porte.

 

Narrativement, il faut donc tiré profit des deux survivants et comprendre ce virus extraterrestre. Pour ce faire, on mandate le super héros de la science et on lui laisse convoquer sa super équipe d’experts. On est entre Mission impossible, les Experts, si bien que les séquences où les différents éléments de l’équipe sont interrompus dans leur quotidien pour cette mission exceptionnelle et leur promptitude et bonne volonté à y répondre est familière et souriante. Sauf que ce film est daté de 1971, donc avant que n’exploite le filon de l’équipe de choc… Mais si la série Mission : Impossible était en pleine activité (débit 1966 fin 1973) il ne s’agissait pas de spécialistes scientifiques.

ET Cette équipe se retrouve dans un faux bureau de cambrousse dans le placard duquel est planquée l’entrée d’une base ultra méga secrète souterraine. Oui ce truc de l’entrée secrète est classique (héritée des portes dérobées de Catherine de Médicis peut-être mais on pense au Men in Black, aux bureaux dans la série Alias dont l’entrée est planquée au bout d’un quai de métro, et autres bibliothèque qui bougent pour ouvrir sur des laboratoires…)

Et ce truc souterrain est un truc ahurissant divisé en niveaux, avec chacun une couleur et les vêtement et dossiers de la mêmes couleurs, correspondants à des niveaux de décontamination toujours plus drastique – afin que les scientifiques arrivent le plus purs possibles devant le virus à étudier. Mais bunker muni d’un système d’autodestruction qui nous vaudra quelques moments de purs films d’action à la Piège de Cristal

            J’y retrouve le soin extrême de composition des plans. Avec des symétries ou asymétries choisies pour rassurer ou inquiéter.

 

Au vu de la filmographie de Robert Wise, dans le bel hommage ici foisonnante et visiblement inégale….

 

« film noir et des tréfonds de l’âme humaine (Criminal Court, Né pour tuer, The Captive City et surtout Le Coup de l’escalier avec son traitement indirect du racisme)

la science fiction métaphysique (Star Trek The Movie),

en passant par le western à la tonalité assez sombre (Ciel rouge, La Loi de la prairie) la condition des marginaux et des immigrés dans notre société occidentale traduite par la violence et la confrontation des corps (Nous avons gagné ce soir, Marqué par la haine, West Side Story), la satire politique (Something for the Birds), le « Woman’s Picture » (Secrets de femmes, Femmes coupables), le regard incisif sur les arcanes du pouvoir (La Tour des ambitieux), le pacifisme clairvoyant mais désenchanté et le danger des armes de destruction massive (Le Jour où la Terre s’arrêta, Le Mystère Andromède), la comédie de mœurs (Cette nuit ou jamais), le film de guerre nerveux dépourvu de tout manichéisme (Les Rats du désert, Destination Gobi, L’Odyssée du sous-marin Nerka) qui rejoint parfois la fresque historique ample et désespérée (le superbe La Canonnière du Yang-Tsé), la peine de mort (Je veux vivre !), le drame romantique (le méconnu et émouvant Deux sur la balançoire, le modeste Brève rencontre à Paris), le film d’aventures historique (les très moyens Hélène de Troie et Odyssée du Hindenbourg) la comédie musicale d’une grande modernité par son approche formelle et son ancrage dans une perspective sociale et/ou historique (West Side Story bien sûr, La Mélodie du bonheur, Star) et le film d’épouvante (Le Récupérateur de cadavres, le génial La Maison du Diable, l’effrayant mais inégal Audrey Rose). La plupart des titres parlent d’eux-mêmes ; si la carrière de Robert Wise demeure inégale, elle reste éminemment riche en grands films et quelques chefs-d’œuvre indémodables. »

 

J’ai déjà vu L’Odyssée du Hindenbourg (un peu plat avec des considérations sur les nazis un peu simplistes), Le Mystère Andromède la Maison du diable et Le jour où la terre s’arrêta  et Je décide de voir un peu de tout et me programme

La Canonnière du Yang-Tsé

Le Coup de l’escalier

Something for the Birds

Destination Gobi

Et de vous en reparler après.

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Dimanche 20 avril 2008




 Organisé par le Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne ou Slam


J'en profite pour vous recommander le blog du bibliophile
et quelques sites pour se régaler

Cherchez la dizaine de pages de danse macabre épatantes

Les fonds numérisés des bibliothèques municpales classées (64 bibliothèques détentrices de fonds issus des confiscations révolutionnaires et qualifiés de rares et précieux - inférant des moyens d'état pour leur préservation, conservation et valorisation - missions qui font de ces bibliothèques les seules bibliothèques municipales ayant vocation de conservation)
Le site d' enluminures qui centralise les numérisations de fonds des bibliothèques
Zoomez sur des pages de manuscrits, et détaillez les illustrations
Trouvez Batman dans un bréviaire
Voir les sélections du mois de  manuscrits et enluminures

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Samedi 19 avril 2008

 

Corbeyran
La phalanstère

Delcourt – encrages – collection de bandes dessinées en format intermédiaire

 

Corbeyran, pour moi, c’était un auteur astucieux. J’avais lu d’abord une série que j’avais fort apprécié Réseau Bombyce. Une série steampunk s’il en est très belle et bien menée…Mais tel le Bombyx, le Bombyce n’eut pas les vie longue.

Puis, j’ai compris que Corbeyran est un auteur prolixe… il a signé les séries connues Chant des Stryges ou Le Maître de jeu et Le clan des chimères. Trois séries qui se répondent si j’ai bien saisi. Je n’ai lu que les premiers volumes du chant de Stryges.. Mais j’ai depuis bien souvent croisé son nom.

Mais, a jeter un œil au site ressource en matière de BD, bedethèque , prolixe est le moindre des qualificatifs.

 

 


Ici, dès les deux premières cases, on pense à Tim Burton dans Le Mystérieux Noel de M. Jack  ou dans  Noces funèbres. Mais surtout on pense au film tout en ombres et silhouettes de Michel Ocelot Princes et princesses.

 

 



Et puis, les personnages qui dirigent le sordide phalanstère (dans lequel les parents du petit narrteur le jette avant de disparaître corps et bien) apparaissent et me rappelent le méchant, Amboise Grand Coordinateur, dans la série de Turf La Nef des fous



  Le tout vous a un parfum d’expressionnisme allemand (encore). Renforcé par des têtes de chapitre noire avec titre enchassés de cadre et citations d’auteurs, parmi lesquelles une qui emporte

« Ils cassent le monde

En petits morceaux

Ils cassent le m onde

A coups de marteaux »

                       Boris Vian

 

 

Mis aussi du Koltès, René Char, Samuel Becket et Daniele Keyes (si souvent joué au théâtre de la Commune de Aubervilliers !)

 ET puis, les effets de mises en page sont travaillés, souvent astucieux.

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