Vendredi 18 juillet 2008
g. Opern

L'architecte Georg Ludwig Laves (1814-1864), selon les souhaits en 1852 de Georg V, qualifié de Roi aveugle (en tous les cas c'est comme ca que je traduis...).

La façade, l'entrée est surmontée des statues de grands artistes Mozart, Schiller, calderon...







Oma Else y est venue, et ça l'a impressionnée,  avec sa fille pour voir le Freischütz.
Le Freischütz est une oeuvre classique de la littérature allemande signée Carl Maria von Weber (la statuette de gauche - l'autre c'est calderon) , que j'ai étudiée à la Fac et que j'ai vu le 25 avril 1998 au Meininger Theater.
J'étais à la place 151. J'avais fait le clown toute la journée et j'ai eu du mal à me concentrer sur la version opéra de ces tableaux ruraux, de chasse... Je me souviens de quelque chose de coloré et de vivant...

La dernière étape est HerrenHäuser.




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Vendredi 18 juillet 2008
f. Schützenplatz

Place où se tiennent les grandes festivités... et notamment en ce moment se termine la fête foraine organisée depuis des décennies par les associations de tir de Basse Saxe.
Mais où a également lieu la Oktoberfest - la fête de la bière - dernière semaine de septembre et première d'octobre.
Je ne pense pas vraiment que ce lieu ait une forte signification affective pour Oma Else mais je pense qu'elle devait considérer qu'il fallait que ca paraisse...



Sur le chemin de l'étape suivante, Opern (l'Opéra), nous faisons une pause au BierGartenWaterloo, dont je reparlerai, puis sur la Georgstrasse (Ainsi nommé selon Georges III).

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Vendredi 18 juillet 2008
e. Maschsee

Lac en plein centre de Hanovre.
Et cette attraction touristique, dont il faut croire que Else profite régulièrement en faisant du Bâteau, est artificielle. En effet, faire creuser ce lac a permis à la Ville de Hanovre, à une époque ciritique, de fournir du travail à une grande quantité de travailleurs inactifs.


De là, on s'agit de rejoindre Schützenplatz. On passe au large du stade de foot, grande attraction.


On passe sous les arbres, Hanovre est une ville verte aux immeubles relativement bas, devant la Leibniz Landesbibliothek qui n'est pas ouverte.


Puis au pied des bâtiments très typiques de la police cirminelle, ce qui est l'occasion de dire que la police allemande, dans le cadre d'une harmonisation européenne (non c'est pas une blague) passe au bleu.

Autant vous dire que Derrick va paraître de plus en plus kitsch et décalé, avec tous ces agents en vert beurk !








J'en profite que parmi les lires que je lis sur place (je tente de me trouver des livres d'auteurs allemands) je lis le succès policier du moment Der Tote vom Maschsee de Susanne Mischke. Un polar qui se passe donc, on l'aura compris à Hannover et plus précisement au Maschsee.
Un "krimi" comme ils disent pour désigner le genre policier se lit très très bien ! Je le conseille. Pas encore traduit je pense.
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Vendredi 18 juillet 2008
d. Theater am Aegi - Satation Aegidientorplatz

Oma Else vient y voir des pièces en "matinée" deux samedi par mois depuis des dizaines d'années !
Le théâtre est assez conséquent sur une place spacieuse. Je trouve décidemment une ville "large" les avenues sont larges, les troittoirs aussi. On a l'impression qu'il y a énormement de places....

Aegidientor (Tor signifiant 'porte') est la porte sud-est de la ville de Hanovre en 1308.  Ce qu'il en reste c'est le nom.


       Finalement, le Theater am Aegi est fermé por l'été, je n'entrerais pas. donc je choisis d'explorer le coin. Le bâtiment voisin du théâtre est impressionant.  Tout en verre et en volumes de guingois. L'architecte est américain.

Derrière on aperçoit les coupales de la Rathaus (Mairie). Et justement le chemin qui mène à l'étape suivante du fil d'Else, Maschsee, pense au pied de la Rathaus, qui pour quelqu'un qui doit découvrir Hannovre pour la première fois, vaut le détour.



Imposant bâtiment, aux décors chargés en multiples symboles. Une frise à mi hauteur conte l'histoire de la ville.  Des anges encadrent l'horloge surmontée d'une tête de Roi (peut-être celle de Georges III), deux alégories , sur la façade aussi un lion et un cheval hissants...
Dans le hall, une belle maquette. Et on peut monter tout en haut, de la plus haute coupole, on y domine la ville.

Derrière la Rathaus, un parc magnifique, avec un mini lac, permet et incite à la balade.


En allant en direction de Maschsee, on passe au large (et pourquoi ne pas s'y arrêter) du Museum d'histoire naturelle.




Mais je vais plutôt vous inviter à vous arrêter un peu plus loin sur le chemin du Maschsee, au Musée de Sprengel, Musée d'art contemporain.
Sprengel est un industriel. 

En ce moment se donne une exposition qui me renvoit à Oma Eslse,  sur l'oeuvre érotique, et humoristique de Wihlem Busch (1832-1908) et de Spitzweg (1808-1885). Le premier est l'auteur du très connu Max und Moritz, et ses caricatures sont bien connues. On connait moins ces dessins et auarelles, notamment érotiques et c'est magnifique. Le second j'en ai déjà parlé car il a peint de nombreux tableaux avec des vieux hommes avec des livres, donc le Rat de bibliothèque qui est si connu



et c'est celui-ci qui me renvoie à Else puisque dans son salon en allant lui demander de réfléchir à ces dix lieux que je suis en train de visiter, j'avais photographié ceci :














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Vendredi 18 juillet 2008
c. Kirche Sankt Bernard

En retrait de la grosse artère, une église en pierres sombres au milieu de la verdure.
Là encore, comme à Sankt Christophorus - la première étape de ce voyage dasns le Hanovre de Oma Else - le voyageur peut s'asseoir sous les arbres sur des bancs tranquillement en admirant l'architecture du centre paroissial.










L'église en lieu et place du Christ en croix présente une gigantesque et magnifique fresque colorée, portrait du Christ.

Le mécanisme de l'horloge est expliquer et reproduit à l'entrée de l'église....


C'est un lieu d'un calme imprégnant et bienfaisant, loin du prosélytisme, j'ai trouvé l'église où Oma Else s'est mariée avec Karl avant d'ahbiter dans l'appartement de la Wichmannstrasse très belle.


Pour rejoindre l'étape suivante, d. Theater am Aegi, il faut prendre le Tram. Le ticket journée est à 2,30 euros ce qui est peu cher et valable car la ville de Hanovre si on ne veut pas voir que le centre est très étendu. Le pass vaut sur les nombrex trams qui circulent dans Hanovre, pour la plupart en souterrains, sauf la plus vieille des lignes qui est celle qui nous emmène de ce quartier génial de Döhren au centre, station Aegiplatz, donc.





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Vendredi 18 juillet 2008
b.  Wichmannstrasse
Seconde étape de mon voyage à Hanovre selon le fil d'else, Wichmannstrasse.


          Le tram dépose le visiteur dans un quartier reculé de Hanovre, qui au départ était un quartier populaire où logeaient les ouvriers à la recherche d'un emploi souvent trouvé dans la grosse usine du coin, dont je n'ai pas retenu le nom. Mais ce quartier se révèle bourgeois, et surtout agréable et bourgeois... des rues claires, des cafés avec terasse aux coins de rues finalement peu passantes au milieu d'architectures début 20e.


Nous sommes à la recherche du 22. Le 22 où elle rencontra son mari et où
elle vécut avec son mari (dans le même appartement que les parents sde son mari - elle avait 20 en 44 et a l'époque ...)







L'église Sankt Bernard qui est le prochain point du fil d'ELse n'est pas loin et on peut s'y rendre à pied en déambulant dans ce quartier si agréable.














en faisant une petite halte dégustation là où Oma Else faisait ses courses, pour un petit plaisir gastronomique














Avant de repartir, j'ai jeté un coup d'oeil rapide à mon livre de grignotage
Schopenhauer L'art d'être heureux :
""tu ne seras jamais heureux tant que tu seras torturé par un plus heureux" - numquam felix eris, dum te torquebit felicior
Citation de Sénèque De la colère

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Vendredi 18 juillet 2008

a. Kirche (église) Sankt Christophorus

Moosbergstr. 4 A
30419 Hannover

           Quartier de Stöcken, nord ouest de la ville.

Il faut traverser, en descendant du tram, une petite place où se trouve une fontaine symbolisant un volcan où se tient trois fois par semaine un petit marché que B. a toujours connu dans son enfance à Stöcken.


Une église qui n’en a pas l’air.

Oma Else était évangéliste. Mais l’homme qu’elle aime est catholique. Elle se convertit. La paroisse Sankt Christophorus va être la sienne pendant une grande partie de sa vie, elle y fera des travaux d’entretien et d’assistance. Ses trois enfants (deux filles et un garçon) s’y marieront ! C’est une église qui fut toujours dirigée par des tenants de Vincent Pallotti, les pallottins.

 

 

 


 

            Dans l’église je suis frappée, en dehors de l’espace, par deux choses. Premièrement le Christ en majesté sans sa croix. Elle n’ est qu’induite, suggérer par la position du christ. Avec Mine de Rien on s’était fait il y a quelques années la réflexion que les icones et statuaires, et autres représentations du Christ dans les églises étaient si tristes et douloureuses que finalement ca ne rendait le fait que la religion pouvait rendre la vie plus bellle ou aider à la rendre souriante… et justement le fait que la croix ne figure pas me semble plutôt bien mais justement secondement je suis impressionnée par le chemin de croix, il est en bronze si triste ! La douleur et uniquement ca.

Devant l’église des bancs de couleurs au milieu de verdure grimpante, en retrait de la circulation et de la ville il semble… On pourrait y passer des heures de méditation.

 

 

 

 

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Vendredi 18 juillet 2008
Voyage expérimental à Hanovre - ma contribution au Latourex...

Le Latourex est le Laboratoire de tourisme expérimental (comme l'oulipo est l'ouvroir de littérature potentielle)
Il s'agit de se donner des règles (dans l'oulipo elles sont majoritairement mathématiques) pour créer.



       Selon le principe "Fil d'Ariane", j'ai demandé à Oma Else de me donner d'une part dix lieux signifiants de sa vie à Hanovre et parallèlement et pas sur la même feuille les raisons correspondantes.
       Oma Else est née en 1924 à Hanovre et y a toujours vécu.


        Sa fille et ses deux petits enfants, chez qui j'ai souvent passé les mois d'été dans mon adolescence, ont trouvé cette demande et son résultat très intéressants et demandent s'ils peuvent m'accompagner dans ma visite du Hanovre de Oma Else.

Les lieux

Herrenhauser Gärten
Zoo
Opernhaus
Kirche Sankt Bernard
Maschsee
Kirche Sankt Christophorus
Theater am Aegi
Schützenplatz
Wichmannstrasse 22
Les événements
Tiere bewundert
Mit Tochter - Freischütz
Schöne Samstag Nachtmittags
Hochzeiten den drei Kindern
Meine Hochzeit
Mein Mann kennenlernen
Boot fahren
Fontaene


       Nous allons donc aller d'un point d'Else à l'autre... et y relier les événements, et  imaginer en creux la vie de Oma Else.
      L'expérience sera un peu biaisée parce que Beate connait bien l'histoire de Oma Else, sa mère, et surtout parce que ces lieux lui rappellent sa vie à elle, qu'elle aura donc plus tendance à raconter qu'à imaginer la vie de sa mère en fonction des lieux. Mais l'expérience nous permet une visite différente d'une ville que je connais déjà, de prendre les transports...
       Pour mener mon idée et interesser mes co voyageurs à l'expérience, je décide qu'à chaque étape je ferais une photo de l'endroit, une photo avec les enfants, et que n ous tenterions en parallèle de l'histoire de Oma Else d'en créer une nouvelle à nous.

Donc,
a. Sankt Christophorus et le quartier
b. Wichmannstrasse et le quartier vers
c. Sankt Bernard
d par le tram  Theater am Aegi
e. Maschsee via Rathaus, Museum d'histoire naturelle, musée d'art moderne Sprengel (l'exposition sur deux caricaturistes - et un clin d'oeil à l'appartement de Oma Else)
f. Schützplatz
g. Opern, via le Bier Garten Waterloo et le centre commercial
h. Herrenhauser Gärten


Else est le prénom d'un personnage de SCHNITZEL Fräulein Else (Traduit Mademoiselle Else) - une histoire d'une fille d'avocat qui doit donner de sa personne pour résoudre la disgrâce de son père avocat. L'originalité de ce récit de 1920 est qu'on suit les pensées de Mademoiselle Else, et on évolue dans l'espace et le temps du récit à travers ce qu'elle pense, d'une pensée à l'autre.



"Une activité, faire quelque chose ou simplement apprendre, est nécessaire au bonheur de l'homme. Il veut mettre sa force au service de l'action et d'une façon ou d'une autre constater le succès de ces activités . - Pour cette raison peut-être, on se trouve de temps à autre, au cours de longs voyages de détente, très malheureux. - Faire des efforts et combattre en résistant, voilà le besoin le plus essentiel de la nature humaine : l'arrêt, dont la jouissance tranquille suffirait amplement, lui est chose impossible."

Schopenhauer, L'art d'être heureux
règle de vie 30


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Vendredi 18 juillet 2008
       A Cologne, derrière la Gare, sur les rayons d'une libraire : Valérie Mréjen, improbable ! Cette artiste et auteur française est connue en France, mais encore trop peu. C'est avant tout une vidéaste, elle a écrit L'agrume, mais aussi Mon grand père et Eau sauvage (recueil systématique de paroles de son père, en creux desquelles on lit leurs relations.


A Hanovre, librairies de l'avenue centrale la GeorgstraBe - U-Bahn station Kröpke

A l'entrée, des bonnes piles de Gavalda. Beaucoup des allemands qui voudront parler livre, me parleront de Galvada.   Houellebecq, à fond.


















          Je trouve aussi des rayons entiers de simenon et des tonnes  de livres d'un certain Lelord que je ne connais pas mais qui semble se vendre un maximum ici.



















Un peu plus en retrait de l'artère centrale,une nouvelle grosse librairie Bücher Decius.
  A l'entrée, de nouveau des piles de Gavalda, de Lelord...

 A l'étage de cette spacieuse et agréable librairie des livres en langues originales, ou annoncés comme tel. Alors je vais au rayon des français... d'abord il y en a vraiment moins que d'anglais et espagnol (les professeurs allemands que j'ai rencontrés constatent la désaffection des jeunes allemands pour le français, comme les jeunes français n'apprennent plus l'allemand - par ailleurs j'aurais de longues discussions sur la politique européenne avec les fermiers bio de la coopérative de Garbsen dont certains me diront combien ils trouvent les français fort peu accueillants)















       Au rayon des livres de voyage, c'est le sud qui gagne ! A noter qu'en Allemagne, on vend un magazine sur le Tour de france, avec un dossier de plusieurs pages sur chaque étape. Des cartes, des explications sur la géographie et les enjeux de chaque étape... Rien sur ce qu'il faut pour les réussir.














       En Allemagne, vu la découpe géographique,politique et administrative en Länder, en matière de bibliohtèque il y a les Staatsbibliotheken (nationales), les Stadtbibliothek (municipales) - je les mets côte à côte pour vous faire noter Staat et Stadt mais entre les deux il y a les Landesbibliothek au niveau des Länder. Les municipales sont payantes, et une ancienne employée de bibliothèque à qui j'ai eu affaire me signale que de son poitn de vue c'est bien de valoriser, de donner de la valeur. Lors d'une longue discussion avec mes hôtes sur le service que représente les bibliothèques  j'apprends qu'il y a aussi des gens qui estiment que si eux savent ce qu'il y a en bibliothèque et ne se sentent pas concernés parce qu'ils n'ont pas envie de lire Sartre, ils pensent aussi qu'il ya des gens qui ne savent pas ce qu'il y a en bibliothèque et ne veulent pas le savoir et que mon discuours sur liberté et citoyenneté naissants de la connaissance n'est pas valide, que la liberté c'est de choisir de ne pas lire. Comment faire comprendre que même la conception d'une bibliothèque comme temple de la culture au sens noble et figé du terme est fallacieuse. Alors je tente "formation" "information" et on me rétorque, en allemagne c'est l'école qui a ce rôle et pour les adultes en recherche d'emploi ou de reconversion y a des organismes spécialisés. Et la notion de partenariats sur des enjeux de société ne marche pas non plus.


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Jeudi 17 juillet 2008

       Mon billet aller retour Paris – Hanovre Lufthansa à 99 euros en main, je suis dans un RER qui a du retard, qui se bloque entre les stations, qui n’en finit plus… J’arrive vraiment juste à Charles de Gaulle (contrairement aux billets  EasyJet ou Air France les billets Lufthansa n’indiquent pas le terminal). Me voilà au terminal 2 (en me disant que j’ai toujours eu affaire à des vols pour l’est partant de celui-là) et au final, le vol est annoncé « à l’heure » au Terminal 1. Je cours, je bouscule, je fais la parisienne… et pourtant ces grévistes de Lufthansa ne me permettront pas de partir et en tous les cas d’arriver à midi à Hannover Flughafen. Le femme du guichet à 8h30 du matin est certes indifférente mais aussi désagréable. Clap clap le service à la clientèle !
                 Donc, chers lecteurs éventuels clients de ces empaffés de la Lufthansa (qui blament les français qui seraient des grévistes chroniques ?!), aufpassen ! sie haben von ihnen überhaupt nichts zu tun !!!!
            Les billets low costs, c’est dans ces cas-là qu’on comprend les désavantages. Je vais chez Air France pour demander le prochain vol de la journée pour Hanovre. L’employé du guichet de la porte 8 au terminal 1 est enthousiaste elle en a bien un à me proposer avec des places réduites si je prends le retour. Je vais presque partager son enthousiasme puisque le vol réduit de retour qu’elle me propose est le jour que j’avais choisi initialement pour mon retour vendredi 18… Pas de souci super. 630 euros aller et retour, pas cher ! Je manque de m’étouffer. Et si je prends que l’aller ? ah ben c’est 600 euros… Eh ok logique !!! Wahnsinnig !

      Je prends le parti du train. Mais il faut retrouver le terminal 2 et la gare tgv de Charles de Gaulle… et là on comprend cette idée de l’aéroport comme labyrinthe. On se dit qu’il serait intéressant d’y faire un séjour de 24 ou 48h… Mais pour le moment ca me stresse un poil…. J'ai douze minutes pour trouver un automate sncf et retirer ma réservation de train... d'ailleurs ca marchera pas c'est la seconde qui va finir par marcher, celle où il y a qfsavc (Q au début et  VC à la fin qui va fonctionner) Je finis par choper un aller retour en train pour 230 euros.


 Le RER me ramenant à Gare du Nord est encore retardé. A l’arrivée à Gare du Nord la voix féminine de la SNCF annonce à la cantonade qu’en raison de passager sur la voie, les train pour l’Allemagne via Bruxelles (le mien évidemment sinon c’est pas drôle) ne circulent plus pour le moment que nous serons informés et qu’on nous remercie de prêter attention aux annonces.

 

Quoi ?! le destin a décidé que je n’irai pas à Hanovre ?! Rien foutre ! Le destion ? c'est quoi ? je comprends rien aux concepts de toutes les façons ! Et pourtant le moral est franchement pas  glop g... Il fait vraiment un temps merveilleux et un truc en dedans jubile. Je le sens monter. Quelque chose autour de tout ce temps pour moi, toute cette liberté, tout ce « bord de voyage », bord des choses. Dans mes oreilles la chanson « Relax », et je ne sais pourquoi d’un coup, je souris… Je pense un peu à Monsieur Sam.


Je cherche un café… à la machine il est à 1 euros je l’ai vu tout à l’heure en passant… J’y vais… et il y a là deux hommes qui ont l’air de faire la maintenance. Ils me sourient gentiment et me proposent de m’offrir le café… « C’est votre jour de chance on vous l’offre. » Si c’est mon jour de chance je veux pas voir ce que ca va être quand j’ai pas de chance, mais j’accepte et taille la bavette… Bahoun est allé en Roumanie en 92, il me raconte… Merci à Bashoun et Mosse qui ont aidé à faire pencher la balance, il était 10h55.

 

Devant la Gare du Nord, on nous propose de découvrir le nouveau Transilien. Moi est mon sac on la joue touristes et on va voir ca…


 

 

 

 

 


Je vais faire quelques courses pour le déjeuner qui aurait pourtant du être allemand en pensant vraiment à appeler le SurferdeMetal…  la coloc’ est pas loin et je sais qu’il doit bientôt quitter paris pour l’été….

 

          Quand je reviens dans la Gare, les trains pour l’Allemagne circulent de nouveau mais avec du retard.
Assise sur mon sac, j’ai Funky Town dans les oreilles et je souris à un jeune éphèbe ma foi pas moche juste visiblement trop bohème qui semble dépité de découvrir le retard du train – le même que le mien donc….- et j’ouvre mon livre de grignotage* : Schopenhauer L’art d’être heureux

 

« Nous ressemblons aux éléphants en captivité qui, des jours durant, se déchaînent et se débattent, jusqu’à ce qu’ils comprennent que c’est sans résultat ; et subitement ils s’offrent alors au joug, domptés pour toujours. (…) De là vient que d’innombrables maux durables – infirmité, pauvreté, rang social inférieur, laideur, habitat misérable – sont supportés dans une parfaite indifférence par des individus innombrables et ne sont plus même sentis, comme des plaies cicatrisées parce que ces gens  savent que la nécessité interne ou externe ne laisse pas d’autre choix ; de plus heureux, au contrairen ne voient pas comment on peut supporter cela. »

            Je ne suis pas du tout d’accord sur le début, j’ai même du mal à saisir la portée de la métaphore avec les éléphants… et pourtant une semaine plus tard ca ne sonnera pas pareil. En tous les cas, je dédice que j’aime bien quand Schopenhauer dit qu’on peut décider de ne pas supporter.

 

J’ai déjà presque fini ce que j’avais emporté pour le voyage ( je ne devais avoir que deux heures de vol et trouve des livres en allemand sur place), alors je vais me chercher des bons dodus pour le train. Et je me trouve un livre d’un certain Tallis, juste au moment de monter dans le Thalis pour Koeln via Bruxelles.
Un 10/18. Sur Venise. Les Mensonges de l'esprit

La lecture de ce livre dans le train me permet en dehors de son rapport avec la psy (on croise Frued et la klecksographien - les taches des tests dits de rorschah) de poser quleques bases pour mon séjour à Vienne (voir mon projet de voyage de septembre)... les lieux (restaurant Czarda, Landstrasse, Le Ring qui enserre la vieille ville, Café Segal), les mets à goûter (schmalzstrauben - rubans de pâte poelées avec surcre et caramel- schnitzel, topfenstollen - brioche aux amandes raisins secs et citron...), des poèmes et musiques (le célèbre Erlkönig, "Trille du diable", Pastorale  de Tartini, Sänyerfahrt de Franz Lachner, Königvor Thule de Zelter...)

 

Je fais le chemin avec à mes côtés un adorable consultant dont je découvre après quelques temps de conversation que c’est un anglais qui vit en Allemagne depuis 15 ans avec une berlinoise, en face une allemande vivant avec un anglais depuis 20 ans et une américaine parlant aussi l’espagnol travaillant comme apreciario dans le rock… en anglais et pour quelque phrases en allemand nous conversons agréablement de tonnes de choses diverses…

            Le voyage, comme un agrément apparaît vers le 18e. On sait que les enfants de familles aisés étaient envoyés à travers l’Europe pour pafaire leurs humanités… Apprendre la culture et les cultures. C'est de là que serait né l’idée de « touriste » (première mention du terme chez un anglo-saxon vers 1792 – en francais vers 1810 chez Stendahl)

 

A Koeln, je sors de la Hauptbahnhof pour découvrir que la cathédrale est juste là ! En entrant, le son tonitruant d’un orgue gronde et impressionne

 

Le train qui va m’emmener de Koeln à Hanovre est très proche de ceux que j’ai pris en Suisse. Confortable, spacieux, moderne pratique… Je suis seule et je rencontre un éphèbe allemand absolument charmant. Massif mais charmant… pourtant, une demi heure avant d’arriver à Hanovre, je comprends ce que j’ ai aimé dans les lèvres, dans la forme des mains et des poignées, dans les épaules et le sourire, dans les yeux clairs et les longs recourbés et les cheveux bruns… alors tant pis.

 

Hanovre. Sa Hautpbahnof steht Mitten inder Stadt. Et le fait que la ville est accueilli l'Exposition universelle a bien profité à la Gare qui a été rénovée. On s'y sent plus ... touriste, plus... consommmateur, pllus...encadré de damals... Na ja !  mal sehen, ob alles so verandertet ist... d'un coup je compte en descendant les marches ... 12 ans ca fait 12 ans que je n'ai pas mis les pieds à Hanovre... Beate et Andreas montent les escaliers à ma rencontre.  Es geht los ! Mal sehen, was das wird. Ils me sourient et je me sens un peu chez moi. Qu'est-ce qui m'a tenue  si loin d'une partie de moi-même si longtemps ?!


 

Hannover - pourquoi les allemands si écologiques et attentifs mettent-ils deux 'n' quand les francais si souvent dispendieux n'en mettent qu'un ?!

Nous allons donc à Garbsen, Neustadt, près de Hanovre. Après une soirée tranquille à trois, je retrouve ma chambre dans le sous-sol... ma suite devrais je dire, puisque je profite d'une très grande chambre, avec de nombreuses et fournies bibliothèques d'une salle de bains, et le tout entre la cave, le cellier.... Et j'ouvre de nouveau Schopenhauer au hasard, et comme d'habitude le hasard ne me déçoit pas :

"Duskolos [grincheux] est ceelui qui, ayant les mêmes chances pour et contre lui, ne se réjouit pas quand l'issue lui est défavorable et au contraire s'irrite quand elle lui est défavorable. - Eukolos [d'humeur gaie]est celui qui se réjouit lors d'une issue favorable et ne s'irrite pas d'une issue défavorable"




* pour les lecteurs uniques, non réguliers, nouveaux, occasionnels et tout, une Angebor spéciale été voyager avec des morceaux à reflechir : quand je pars, comme je le dis souvent,  je prends dans mes bagages des fictions (selon la durée du séjour) et un livre "de grignotage" : à l'instar du Poulpe, héros de littérature popoulaire créé par Pouy, Raynal et toute la bande qui fonda simulatnement les éditions Baleine (une équipe pas si éloignée de celle des éditions Les Contrebandiers qui éditent encore pour autant que je sache) qui a toujours sur lui un livre qu'il ouvre au hasard. En lisant Ouarzazate et mourir et je ne sais quel autre "épisode" des débits où mes règles éditoriales de la Bible ( comme les SAS, les Harlequins et autres littératures dites "de Gare" - donc poplulaire- en ont) sont encore strang respcetées, j'avais parcouru en voyage Pessoa L'intranquilité, puis l'irrevérencieux QUEVEDO...

L'idée est simple : avoir sur soi de ces ouvrage qu'on ouvre au hasard parfois, dont on lit une phrase, un paragraphe... une unité de sens et qu'on referme pour laisser le court extrait faire ou non son oeuvre et son chemin

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Jeudi 10 juillet 2008

      Au moment d'aller prendre mon avion, je vous recommande un jeune artiste, plus exactement je vous recommande l'exposition en galerie d'un jeune artsite.
     
       Le jeune artiste s'appelle Miguel Angel Cianca, un mexicain d'une trentaine d'années. Il vit en France et plus particulièrement à Paris depuis quelques années. Son talent s'exerce avant tout en photo.

        L'exposition s'appelle cuieusement "L'oeil fermé", et ça rend curieux.
J'ai aimé. Il a photographié un Paris architectural. Moi j'ai eu l'impression qu'il avait été tout particulièrement attiré par l'architecture haussmanienne, mais est-ce exact ? Et il les utilise dans des motifs géométriques qui m'ont clairement rappelé le néerlandais Maurits Cornelis Escher dont les gravures sur bois sont influencés par sa formation de mathématicien mêlant toujours étrangement géométrie, l'architecture...

Vous pouvez regardé de quoi il retourne mais surtout, pour les parisiens aller Galerie de La Jonquière (88, rue de La Jonquière dans le 17e arrondissement).


     
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Mercredi 9 juillet 2008

J'entraîne mon fou pour quelques jours "paysans" du côté de Hanovre...
Du côté de la la vallée de la Wersen. Breme, Lübeck...

Pour partir, j'ai dans mes bagages

 

Thomas Mann (né à Lübeck -justement - en 1875 et mort en 1955).
      Prix Nobel de littérature. C'était un de ces auteurs aux rites de création kantiens. Les mêmes gestes aux mêmes heures. Les habitudes, les plus ascétiques qui soient.
Sa fille a écrit un ouvrage où elle raconte tout ça. Un opus qui relate par ailleurs la manie qu'avait Thomas Mann de crier à travers la maison pour rameuter ses enfants dans son bureau (autrement interdit à leurs pas) devant des rayonnages de livres pour leur lire des contes. Essentiellement Grimm (les Grimm sont originaires de la Hesse plutôt - mon fou et moi étions en juin à Homberg, le village du chaperon rouge) mais parfois aussi un volume de contes du coin de l'âtre (contes français).

      J'ai lu La montagne magique, la semaine qui avaitsuivi ma recontre avec la Suisse il y a deux ans. Les Boodenrook m'avait laissé un mauvais souvenir de livres qui m'avait définitivement résisté. Je décide avec un coup de pouce du sort et de Carpe Noctura
Le docteur Faustus.

Schiller


Hoffmann
Madame de Scudéry
     La suite de mon exploration.

Comme livre de grignotage
Leibniz

  et

Schopenhauer

L'art d'être heureux

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