Le week end fut chargé.
Niveau planning (10 nanas en no stop en tant qu'organisatrice), niveau émotion (des claques, des bluffs, des univers divergents), niveau images sons, niveau stress (accueillir chez l'autre et
trouver l'équilibre), niveau ...
Parmi toutes les images de ces trois jours à enterrer de nouveau une vie de célibataire, chroniquement tragiquement (ou pas) définitivement (?) pas la mienne :
Saint Germain un vendredi soir doux, le printemps est là et le Zéro de conduite c'est décidemment bien
un dîner rose et du rosé qui tue
Paris printemps qui s'ébroue
Le parc Monceau sous le soleil (et des coups de soleil) Une future mariée qui donne tout ce qu'elle a
Des parisiens détendus
et JULIE GENELIN
Wunderkammer
L’exposition a lieu à la galerie Immix
116, quai de Jemmapes
75010 Paris
Ile-de-France
France
Tél : 01 40 03 33 22
Née en août 1977, cette toute jeune franco autrichienne, diplomée de l’Ecole des Arts graphiques a un regard
intéressant. Elle travaille essentiellement – mais pas seulement – avec la photographie. C'est une artiste que j'avais
découvert par hasard au détour d’une exposition collective aux Couvents des Cordeliers à Paris, il y a … longtemps.
Elle a appelé ce qu’elle présente là « Wunderkammer » - chambres des merveilles
Le site de la galerie (qui a chroniquement des loupés mais propose une explication simple et compréhensible explication du terme : « collection d’éléments s’offrant au travail de la mémoire » (définition de Patricia Falguières, Les Chambres des merveilles – Le rayon des curiosités, Bayard-Centurion, Paris, 2003)
Pour moi, son travail est à une intersection comprenant des éléments de Pop Art, de Perec et ces "Je me souviens" (hérités de I remember), de
« l'inquiétante étrangeté » de Freud....
Des photos ou des installations d'objets ou emballages... en tous les cas, émanations de la société de consommation (et du spectacle - et
bim un coup de "situationnisme" là dessus !), entre souvenirs intimes et imaginaire collectif... Elle créée des foisonnements où se trouvent ma vie, la votre, la sienne... des résonnances
communes et toute l'intimité...
On peut y prendre des photos format polaroïds de wunderkammer miniatures dans un panier, j'en prends plusieurs différentes.
Et cette exposition s’accompagne d’ « évènements ». Les week ends, il se passe des choses autour de l’exposition. Et
ce week end, ce samedi, ce fut saisissant. En lien très lointain (juste le médium peut-être avec le travail) mais étonnant. Il s’agissait d’un Bal masqué. J’y emmène une dizaine de filles à qui
je file du matos pour qu’elles se fassent leur masque en y allant… Et en fait, j’avais mal saisi l’information les masques on nous les fait sur place ; l’artiste prend une photo portrait de
chaque personne entrant dans l’exposition, imprimée grandeur nature plus ou moins, découpée aux contours du haut du visage, des trous pour les yeux un élastique pour le tour de
tête et bim, chacun peut se masquer avec le haut du visage de l’autre. Et voilà les dix filles lancées dans les essais des yeux les unes des autres avec l’effet étranger, déroutant, parfois même
inquiétant…
[V]ous avez dit...