Alors, je n'ai bien sûr pas échappé à la sortie, mercredi, du film Le Grand Alibi.
Adapté de Agatha Christie. Le vallon
Ma découverte de Agatha Christie je l'ai trouvé ado, je l'ai raconté pour la première fois à Ben Papivore un matin improbable vers Angouleme, un matin patron minet en tête à tête devant un bol
génat de café. De ces moments furtifs trop vite passés...
Les bibliothèques parentales ce sont des livres devant et des livres derrière. Un sociolgue se régalerait à analyser ce que mes parents mettent à vue ou non, les pièces où ils ont mis des livres ou
pas... Bref dans une bibliothèque dans les alignements cachés je trouve un poche d'une collection inconnue. Unique dans les aligements familiers... librairie des champs Elysees... le Masque...
version avec une image pas version couverture jaune avec le logo de masque et plume. Ce livre, c'est certainement un cadeau... inavouable, pas facile à assumer. De la "para-littérature" qu'ils
disaient en pinçant les lèvres. Il voisine Huxley... C'est Agatha Christie. Je ne connais pas, le titre c'est Les pendules. Je le prends en remplissant le vide qu'il laisse comme je peux
au cas où... Je le lis en cachette. je le cache dans ma table de nuit de chez Gauthier. Je comprends pas tout, je pense, mais la narration exerce un truc sur moi... dans les mois qui vont suivre,
je vais en emprunter frénétiquement à la bibliothèque. Je vais en lire dans cette période 64, ce qui fit dire à ma mère - en s'adresssant en cuisine à sa soeur, "elle lisait pas on était
desesperés, maintenant elle lit de la sous littérature, on va en faire quoi ?!"
Très vite j'ai une prédilection pour Hercule Poirot. Allez savoir pourquoi. Miss Marple et lui partagent une connaissance approfondie de la nature humaine. Née, j'ai cette impression
certainement induite, d'une longue observation inférée peut-être par une solitude plus oumopins subie par ces êtres dont on ne sait (la poule ou l'oeuf) si c'est de leur originalité qu'a résulté
leur solitude ou leur goût de la solitude qui a cultivé leur originalité... Agatha Christie est un maître du roman à énigme parce qu'elle a su toujours trouvé une subtilité, parce qu'elle a adopté
et suivi une idée, celle - très discutable à mon sens mais entous les cas passionnannte à lire- que la nature humaine répond à des déclinaisons en nombre fini... Poe, l'un des premiers du genre et
celui qui définit le mieux le roman à enigme en décrivant dans Le mystère de la chmabre jaune le processus intellectuel de déduction, laissait déjà un peu entendre qu'un esprit pouvait
déduire le raisonnement de celui d'un autre....
Plus tard, bien plus tard, après quelques mois de vie enchanteurs et délirants à Clermont Ferrand, je monte à la Capitale. Je vais dans un théâtre près des Champs Elysées à une Première de La
Souricière (une pièce de Agatha Christie, écrite sur commande de la Reine d'Angleterre qui une année au lieu de la pièce de musique habituelle commande à la radio pour son anniversaire
une pièce de la dame du mystère). J'ai adoré !!!! Assise dans des sièges rouges moyennement confortables, j'assiste avec delectation à une pièce présentant une société anglaise aux charmes et
accents désuets.
J'ai bien entendu aussi vu la série diffusée par la télévision de Monté Carlo (TMC) avec l'acteur Suchet... si proche de la description littéraire du detective.
Maintenant, je me renseigne sur les adaptations de Agatha Christie en film.
J'ai vu évidemment (j'en ai parlé à l'occasion de l'exposition sur les trains) Le Crime de l'Orient Express avec Sean Connery.
Les dix petits nègres. Film bien mené - même si il veillit mal - où apparait en situation (il meurt le premier) Aznavour....
Mais je vois que Pascal Thomas en a adapté (Heure Zero et Mon petit doigt m'a ditmais aussi le crime est notre affaire) et je me dis que je vais les voir... en
attendant de les voir, je vois d'autres opus du même Le Grand appartement (qui sous le prétexte de parler d'un énorme appartement dans lequel s'entasse toute une faune bigarrée de
personnages fous qui regrette la très controversée mais très bonne loi de 1948 sur le plafonnement des loyers nous narre les relations humaines un peu comme un Woody Allen mais en moins bon),
La dilettante (qui nous emmene à la suite, au rythme effréné, d'une femme épatante et indestructible)....
En attendant de voir ce film dont la critique ne dit pas que du bien...
En lecture :
les Seigneurs de l'instrumentalité 1
de Cordwainer Smith
En écoute :
la bande originale de Dune, par Toto et Brian Eno
Vu :
Absolom 2022
Génération Proteus
mais ces deux films me laissent... san smot, sans pensée, rien
En vision :
toujours Charlie Jade
Paycheck
LA cannonière de ...truc de Robert Wise (parce que oui je continue à explorer l'oeuvre de ce réalisateur étonnant et parfois décevant mais justement...)
L'homme illustré
New Rose Hotel de Abel Ferrara
En préparation :
la mariage qui n'est pas le mien
la pièce de théâtre de ghederolde lundi
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