Mardi 20 mai 2008
Charly
Film de Ralph Nelson (1969)
adpaté du célèbre roman Des fleurs pour Algernon
de Reyes


Le livre est préconisé (pas conseillé pas au programme non plus) aux scolaires... Il semblerait que qui de droit estime que ce livre est LA porte d'entrée en littérature fantastique. Ca, matheson avec Je suis une légende  ou Maupassant.

De fait, c'est un ouvrage  interessant sur la différence, sur la génétique, l'ethanasie, les essais scientifiques et l'eugénisme, sur ce qui fait le bonheur, et sur le savoir comme ambition ou libératrice.

Le film est très bien fait. Il rend bien ce qui née comme sentiments face un cet être qui conquière une fierté, prend sa revanche sur ceux qui se sont comporté avec mépris avec lui, puis comme dégout pour celui qui finit par écraser mérpriser ceux qui, simples ou mêmes d'intelligence "ordinaire" , l'avait pourtant aidé soutenu, entretenu...

LE lien entre le cobaye souris et humain me semble pourtant plus faiblard dans ce film des années 60 ou 70 disons... qui est daté mais pas  suranné.

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Lundi 19 mai 2008

Découvert ce matin, grâce à Pi la lune. Je me demande même comment j'ai pu rester longtemps sans connaître ces productions influence street art.
Régalez-vous !

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Dimanche 18 mai 2008
J'ai vu
L'homme bicentenaire
Film de 2000 signé Chris Colombus...
        Adaptation du livre magistral signé à quatre mains par deux grands maîtres de la science fiction  Asimov et Silverberg : Si c'est un homme
Ce livre est celui qui établit les trois lois de la robotique. Règles qui se retrouvent dasn tous les ouvrages de SF d'anticipation ou space opera qui intègrent des androïdes. C'est tacite. Les générations se fondent sur des acquis... non je ne suis pas en train de prétendre que pour lire et apprécier la sciance fiction il faut maîtriser les références, non.

         C'est amusant ce film est divertisant mais pas à la hauteur de l'oeuvre originelle.
J'ai passé un bon moment. Il est long en plus il fait plus de 2 heures ! C'est bien fait, c'est mignon et bien cadencé.
/SPOIL - c'est marrant parce que je n'avais pas lu le pitch et je trouvais que le robot, son faciès m'était familier et ça m'interrogeait de plus en plus jusqu'à ce que je comprenne qu'il ressemble à Robbie Williams, et en effet - FIN DE SPOIL

          Mais, ça fait de cette oeuvre majeure une comédie, alors qu'il y a dans l'oeuvre de Asimov et Silverberg des éléments très interessants et importants. C'est une sorte de "Controverse de Valadoïd" des androïdes. Qu'est ce qui définit "l'humain" ? Avoir des émotions, un organe coeur, des envies et ambitions,... ?
Et toute cette quête de l'humanité, si elle est sensible dans le film, est, à mon sens desservie, par la volonté de faire du divertissement.



Les femmes de Stepford
Bryan Forbes (qui a visiblement tourné en tant que réalisateur un film nommé "la folle de Chaillot" : une adaptation de Giraudoux ?)
        Adaptation du livre de Ira Levin.
        On est entre anticipation et utopie. Vous me direz que lorsqu'on choisit de dépeindre une société dans le futur on fait forcément de l'utopie de la contre utopie....
         Il est difficile, et c'est tant mieux, de raconter l'histoire sans spoiler... donc je m'abstiens. Comme le précédent, c'estun film divertissant mais peut-être un peu en deçà de son sujet qui touche à la définition de l'humain.
         Existe-t-il un humain idéal ? Pour quoi ? le bonheur des sociétés par la distribution des rôles et carcans ?



Pendant ce temps
j'ai lu
Contes fantastiques
de cet auteur fantastique oublié
ERckmann-Chatrian (qui a inspiré Ewers pour son oeuvre "Araignée" via la nouvelle "L'araignée-crabe" - j'en reparlerai plus tard car cet auteur derrière lequel se cache en fait quatre mains est très interessant)

l'article de Pacôme Thiellement dans "Rock and Folk" spécial Mai 68

J'écoute
"Beggar's banquet" l'album des Rolling Stones sorti en 1968 dans lequel se trouve "Sympathy for the devil"

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Vendredi 16 mai 2008

Toujours dans l'esprit de voir tous les films adaptés d'oeuvres littéraires de science fiction, j'ai, ces derniers temps, vu

Les prisonniers du Temps
Film d'avril 2004 signé R. Donner

Des fouilles en Dordogne - en France- et coyage dans le temps... variation sur le thème "allons chercher le taré contemporain qui s'est perdu dans le passé", et sur la question plus large voyager dans le temps peut-il le modifier.
A ce propos, beaucoup d'oeuvres de fiction se sont attelés à aller tuer Hitler avant qu'il ne fasse du mal. Ce qui m'amène  à aborder cette variation littéraire de l'utopie (le genre utopique initié par Thamos More avec son essai utopia) qu'est l'uchronie. Il s'agit de prendre un point donner de l'histoire et d'en changer le cours. Waterloo avec un autre vainqueur, la seconde guerre gagnée par les allemnads (cf. Fatherland de Robert Harris, qui d'ailleurs  fait l'objet d'une adpatation filmique dont je reparlerai)...


L'homme qui venait d'ailleurs (The Man Who Fell To Earth) de Nicolas Roeg (1975)
d'après Walter Tevis.

Film concept. Vraiment daté mais bon. Avec des interludes poétiques rappelant (mettons pour se faire comprendre) certains génériques de James Bond des corps nus et l'éléments aquatiques... je voudrais pas spoiler mais bon effectivement le personnage principal (joué par David Bowie) est mystérieux, puis nous comprenons assez vite qu'il est juste "étrange"... étranger... extra étranger même... et il mène son projet à bien en soumettant de diverses façons souvent morales les humains compétents...
C'est un film oeuvre... loin du block buster de divertissement, je suis obligée de signaler que ce film est très beau et intelligent, esthétique.


Les Maitres du Monde (Puppet Masters) de Stuart Orme (1994)
d'après Marionnettes Humaines Robert Heinlein
Cette adaptation donne un film d'horreur et d'action assez peu réussi... Y a pas à dire j'ai pas aimé, c'est vraiment réducteur. Les bestioles qui se collent au dos des humains et le manque de subtilité des transitions dans l'action...


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Jeudi 1 mai 2008
Alors, je n'ai bien sûr pas échappé à la sortie, mercredi, du film Le Grand Alibi.
Adapté de Agatha Christie. Le vallon

Ma découverte de Agatha Christie je l'ai trouvé ado, je l'ai raconté pour la première fois à Ben Papivore un matin improbable vers Angouleme, un matin patron minet en tête à tête devant un bol génat de café. De ces moments furtifs trop vite passés...
Les bibliothèques parentales ce sont des livres devant et des livres derrière. Un sociolgue se régalerait à analyser ce que mes parents mettent à vue ou non, les pièces où ils ont mis des livres ou pas... Bref dans une bibliothèque dans les alignements cachés je trouve un poche d'une collection inconnue. Unique dans les aligements familiers... librairie des champs Elysees... le Masque... version avec une image pas version couverture jaune avec le logo de masque et plume. Ce livre, c'est certainement un cadeau... inavouable, pas facile à assumer. De la "para-littérature" qu'ils disaient en pinçant les lèvres. Il voisine Huxley... C'est Agatha Christie. Je ne connais pas, le titre c'est Les pendules. Je le prends en remplissant le vide qu'il laisse comme je peux au cas où... Je le lis en cachette. je le cache dans ma table de nuit de chez Gauthier. Je comprends pas tout, je pense, mais la narration exerce un truc sur moi... dans les mois qui vont suivre, je vais en emprunter frénétiquement à la bibliothèque. Je vais en lire dans cette période 64, ce qui fit dire à ma mère - en s'adresssant en cuisine à sa soeur, "elle lisait pas on était desesperés, maintenant elle lit de la sous littérature, on va en faire quoi ?!"

Très vite j'ai une prédilection pour Hercule Poirot. Allez savoir pourquoi. Miss Marple et lui  partagent une connaissance approfondie de la nature humaine. Née, j'ai cette impression certainement induite, d'une longue observation inférée peut-être par une solitude plus oumopins subie par ces êtres dont on ne sait (la poule ou l'oeuf) si c'est de leur originalité qu'a résulté leur solitude ou leur goût de la solitude qui a cultivé leur originalité... Agatha Christie est un maître du roman à énigme parce qu'elle a su toujours trouvé une subtilité, parce qu'elle a adopté et suivi une idée, celle - très discutable à mon sens mais entous les cas passionnannte à lire- que la nature humaine répond à des déclinaisons en nombre fini... Poe, l'un des premiers du genre et celui qui définit le mieux le roman à enigme en décrivant dans Le mystère de la chmabre jaune le processus intellectuel de déduction, laissait déjà un peu entendre qu'un esprit pouvait déduire le raisonnement de celui d'un autre....

Plus tard, bien plus tard, après quelques mois de vie enchanteurs et délirants à Clermont Ferrand, je monte à la Capitale. Je vais dans un théâtre près des Champs Elysées à une Première de La Souricière (une pièce de Agatha Christie, écrite sur commande de la Reine d'Angleterre qui une année au lieu de la  pièce de musique habituelle commande à la radio pour son anniversaire une pièce de la dame du mystère). J'ai adoré !!!! Assise dans des sièges rouges moyennement confortables, j'assiste avec delectation à une pièce présentant une société anglaise aux charmes et accents désuets.

J'ai bien entendu aussi vu la série diffusée par la télévision de Monté Carlo (TMC) avec l'acteur Suchet... si proche de la description littéraire du detective.

Maintenant, je me renseigne sur les    adaptations de Agatha Christie en film.
J'ai vu évidemment (j'en ai parlé à l'occasion de l'exposition sur les trains) Le Crime de l'Orient Express avec Sean Connery.
Les dix petits nègres. Film bien mené - même si il veillit mal - où apparait en situation (il meurt le premier) Aznavour....

Mais je vois que Pascal Thomas en a adapté (Heure Zero  et Mon petit doigt m'a ditmais aussi le crime est notre affaire) et je me dis que je vais les voir... en attendant de les voir, je vois d'autres opus du même Le Grand appartement (qui sous le prétexte de parler d'un énorme appartement dans lequel s'entasse toute  une faune bigarrée de personnages fous qui regrette la très controversée mais très bonne loi de 1948 sur le plafonnement des loyers nous narre les relations humaines un peu comme un Woody Allen mais en moins bon), La dilettante (qui nous emmene à la suite, au rythme effréné, d'une femme épatante et indestructible)....

En attendant de voir ce film dont la critique ne dit pas que du bien...


En lecture :
les Seigneurs de l'instrumentalité 1
de Cordwainer Smith

En écoute :
la bande originale de Dune, par Toto et Brian Eno

Vu :
Absolom 2022

Génération Proteus
mais ces deux films me laissent... san smot, sans pensée, rien

En vision :
toujours Charlie Jade
Paycheck
LA cannonière de ...truc
de Robert Wise (parce que oui je continue à explorer l'oeuvre de ce réalisateur étonnant et parfois décevant mais justement...)
L'homme illustré
New Rose Hotel
de Abel Ferrara

En préparation :
la mariage qui n'est pas le mien
la pièce de théâtre de ghederolde lundi











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Dimanche 20 avril 2008

Dans mon exploration des films SF, je tombre, je l’ai déjà mentionné sur des petites perles inconnues, méconnues oubliées (notamment La souris qui mugissait)

Puis en regardant Outland, et quelques autres je suis tombée sur

Le mystère Andromède

Le laconique pitch de Wiki dit
"Un groupe de scientifiques étudie un virus extraterrestre ayant décimé un village isolé avant qu'il ne puisse se propager à la surface du globe ... "
Apparemment c'est une adaptation d'un roman de Crichton - monsieur best-seller de thriller - J en e lis pas Crichton. Ca peut changer un jour, peut-être, on sait pas tout est possible dans la vie.

C'est un film de Robert Wise (décidemment je le crois beaucoup en ce moment ! "t'as qu'à arrêter de regarder des films de sf aussi" me direz-vous - oui bon). Ce cinéaste, mort en 1995, est connu pour West Side Story  et pour la Mélodie du bonheur deux films que je n'ai pas vu. On sait moins qu’il a fait un Star Trek.

Robert Wise m'avait attiré l'attention avec un film angoissant et beau. A la composition intelligente, ... La maison du diable

 

Là encore un film composé de façon tout à fait épatante. Donc, virus dans un village qu'on met en quarantaine pour comprendre. On en extrait deux survivants un vieux et un couffin.
L'exploration du village est l'occasion de plans totalement originaux pour moi.
On dirait de la bande dessinée bien faite. Il utilise une fragmentation de l'écran. J’avais entendu un critique des médias dire que ce type de technique est pertinente quand on veut montrer simultanément des actions ou lieux éloignées et qui pourtant entrent en résonance ou sont pertinents rapprochés. Là ce n’est pas le cas et c’est pourtant d’un effet extra. Sur fond noir l’écran, l’image se rétrécit sur les hommes en scaphandre à la largeur des portes et fenêtres devant lesquels ils passent. A droite de l’espace écran, à chaque nouvelle maison, apparaît le portrait du mort en posture que les hommes voient par la fenêtre ou la porte. Je trouve la séquence astucieuse. Visuellement c’est un bel effet et je trouve que ca m’investit vraiment je regarde les hommes aller d’une porte à une autre et je vois l’intérieur par un espace découpé comme un fenêtre ou une porte.

 

Narrativement, il faut donc tiré profit des deux survivants et comprendre ce virus extraterrestre. Pour ce faire, on mandate le super héros de la science et on lui laisse convoquer sa super équipe d’experts. On est entre Mission impossible, les Experts, si bien que les séquences où les différents éléments de l’équipe sont interrompus dans leur quotidien pour cette mission exceptionnelle et leur promptitude et bonne volonté à y répondre est familière et souriante. Sauf que ce film est daté de 1971, donc avant que n’exploite le filon de l’équipe de choc… Mais si la série Mission : Impossible était en pleine activité (débit 1966 fin 1973) il ne s’agissait pas de spécialistes scientifiques.

ET Cette équipe se retrouve dans un faux bureau de cambrousse dans le placard duquel est planquée l’entrée d’une base ultra méga secrète souterraine. Oui ce truc de l’entrée secrète est classique (héritée des portes dérobées de Catherine de Médicis peut-être mais on pense au Men in Black, aux bureaux dans la série Alias dont l’entrée est planquée au bout d’un quai de métro, et autres bibliothèque qui bougent pour ouvrir sur des laboratoires…)

Et ce truc souterrain est un truc ahurissant divisé en niveaux, avec chacun une couleur et les vêtement et dossiers de la mêmes couleurs, correspondants à des niveaux de décontamination toujours plus drastique – afin que les scientifiques arrivent le plus purs possibles devant le virus à étudier. Mais bunker muni d’un système d’autodestruction qui nous vaudra quelques moments de purs films d’action à la Piège de Cristal

            J’y retrouve le soin extrême de composition des plans. Avec des symétries ou asymétries choisies pour rassurer ou inquiéter.

 

Au vu de la filmographie de Robert Wise, dans le bel hommage ici foisonnante et visiblement inégale….

 

« film noir et des tréfonds de l’âme humaine (Criminal Court, Né pour tuer, The Captive City et surtout Le Coup de l’escalier avec son traitement indirect du racisme)

la science fiction métaphysique (Star Trek The Movie),

en passant par le western à la tonalité assez sombre (Ciel rouge, La Loi de la prairie) la condition des marginaux et des immigrés dans notre société occidentale traduite par la violence et la confrontation des corps (Nous avons gagné ce soir, Marqué par la haine, West Side Story), la satire politique (Something for the Birds), le « Woman’s Picture » (Secrets de femmes, Femmes coupables), le regard incisif sur les arcanes du pouvoir (La Tour des ambitieux), le pacifisme clairvoyant mais désenchanté et le danger des armes de destruction massive (Le Jour où la Terre s’arrêta, Le Mystère Andromède), la comédie de mœurs (Cette nuit ou jamais), le film de guerre nerveux dépourvu de tout manichéisme (Les Rats du désert, Destination Gobi, L’Odyssée du sous-marin Nerka) qui rejoint parfois la fresque historique ample et désespérée (le superbe La Canonnière du Yang-Tsé), la peine de mort (Je veux vivre !), le drame romantique (le méconnu et émouvant Deux sur la balançoire, le modeste Brève rencontre à Paris), le film d’aventures historique (les très moyens Hélène de Troie et Odyssée du Hindenbourg) la comédie musicale d’une grande modernité par son approche formelle et son ancrage dans une perspective sociale et/ou historique (West Side Story bien sûr, La Mélodie du bonheur, Star) et le film d’épouvante (Le Récupérateur de cadavres, le génial La Maison du Diable, l’effrayant mais inégal Audrey Rose). La plupart des titres parlent d’eux-mêmes ; si la carrière de Robert Wise demeure inégale, elle reste éminemment riche en grands films et quelques chefs-d’œuvre indémodables. »

 

J’ai déjà vu L’Odyssée du Hindenbourg (un peu plat avec des considérations sur les nazis un peu simplistes), Le Mystère Andromède la Maison du diable et Le jour où la terre s’arrêta  et Je décide de voir un peu de tout et me programme

La Canonnière du Yang-Tsé

Le Coup de l’escalier

Something for the Birds

Destination Gobi

Et de vous en reparler après.

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Vendredi 4 avril 2008

Je me suis lancé dans l’entreprise un peu laborieuse mais tout de même passionnante de combler mes lacunes en matière de cinéma en science fiction.

Je prends méthodiquement, comme je l’ai fait pour les classiques en littérature, une liste validée. Elle est chronologique et donc mon parcours le sera plus ou moins fidèlement.

Pour l’instant voilà ce que j’ai vu. J’ai tout de même mis en retrait les films classiques mais que j’avais déjà vu avant comme repères pour vous qui me lirez.

 

 

Paris qui dort

Un film de René Clair en noir et blanc, cinéma muet.

 

Frankenstein

 

Le jour où la terre s’arrêta

Film de 1951 qui a bien vieilli. J’en ai vu une version au son déplorable. Pourtant il est signé Robert Wise dont j'avais adoré le Maison du Diable. 

 

                     Les envahisseurs de la planète rouge

 

                   Les survivants de l’infini que j’avais vu déjà

                  1984

                 L’homme qui rétrécit dont j’avais dit deux mots il y a quelques temps. Un film noir et blanc assez bon finalement où l'homme qui rétrécit vit des heures de thriller à la taille de souris dans une maison où il y a un chat qui le traque et une femme qui ne le voit pas et menace de piétiner à tout moment.

                Plan 9 from outer space – magistral narnar de Ed Wood réhabilité par Tim Burton !!!

 

La machine à explorer le temps j’ai vu – j’en avais touché deux mots la version de1960 mais aussi la récente le même soir histoire de faire la comparaison.

 

Lemmy Caution à Alphaville, c’est du polar noir et blanc. En fait Lemmy Caution est une adaptation des romans policiers de Cheney (celui qui a commis aussi le monocle noir). C’est assez mauvais en fait… mais j’ai trouvé ca tout de même touchant.

 

                      Fahrenheit 451- no comment - grand classique largement diffusé et vu et décortiquer en milieu scolaire.

Le voyage fantastique

 

                        Les Planètes des singes

                        2001 la planète des singes

 

Le garçon aux cheveux verts

 

Un film vieux avec des airs de comédie à la Mary Poppins.

Un jeune garçon en plein flasch back explique que ces parents sont partis (traduire morts à la guerre – voir qu’ils étaient juifs et qu’ils ont été exterminés – mais le gamin n’en sait encore rien au début), balloté de familles en familles qu’on lui présente chaque fois comme des « tantes » « oncles » « cousins ». Il est très vite plus très dupes des filiations. Il atterri chez un homme d’un certain âge célibataire qui le prend sous sa coupe. Il se dit acteur, on comprend qu’il a des velléités de show biz mais qu’il est serveur et ne tient pas à le dire au gamin. Il est très populaire dans son quartier tout le monde le salue. Le gamin est donc scolarisé et les deux s’installent dans une vie à deux où le vieux va tenir un rôle d’embellisseur du quotidien – un peu à la manière d’un Bellini plus tard dans La vie est belle

Un beau matin, son tuteur lui avait promis une belle surprise pour ce jour-là, au sortir de la douche le gamin s’aperçoit que ses cheveux sont devenus verts.

Dans les premières minutes, personne ne semble le voir, voir ses cheveux. Routiniers, les gens autour de lui ne remarquent rien. Puis, les choses deviennent coquace – on peut croire à une blague une  teinture. Puis, les choses virent au tragique, qu’est ce qu’il a lui avec ses cheveux verts il nous file mauvaise réputation on va croire que c’est notre lait, notre nourriture, notre quartier…

Belle allégorie, bouleversante.

 

 

Le visiteur

Film français de Jean Dréville, 1946, classé dans l’anthologie de SF dont je me sers et qui n’est pourtant pas de la Sf au sens où je l’entends.

C’est un film noir et blanc un peu étrange. Peut-être plutôt entre thriller et inquiétante étrangeté. Le visiteur c’est un avocat en fuite (mais seul lui le sait et nous) qui revient dans l’orphelinat de son enfance – à qui il envoyait des subsides parfois et avec le directeur duquel il échangeait quelques lettres. Il est accueilli en héros parce qu’il s’avère qu’il est le seul bienfaiteur de cette école et que le directeur en question en parle à ses pensionnaires comme d’un grand monsieur très attentif au destin de chacun d’eux.

Mais fatalement, morale oblige, son crime ce qu’il fuit va le rattraper.

Je me prépare aussi à voir Le train des suicidés- adaptation de Dréville d'un roman de crime ferroviaire (dont je redirai un mot)

 

Les envahisseurs de la planète rouge

Film de 1953

Etrangement coloré, la version que je vois, peut-être colorisée...


Planète interdite

Un film de 1956.

"En 2257, le croiseur spatial du commandant Adams se pose sur la planète Altaïr pour secourir le Bellérophon un vaisseau d'exploration dont l'équipage n'a plus donné signe de vie depuis vingt ans.
Sur place, l'équipage ne découvre que deux survivants : le docteur Morbius et sa fille Altaïra, assistés de Robby le robot. Ceux-ci lui apprennent qu'une mystérieuse force invisible a tué un à un tous les membres de l'expédition et que la planète recèle les derniers vestiges d’une civilisation hautement évoluée et disparue, les Krells." - résumé Wiki

C'est assez chouette, les couleurs et l'esthétique est très datée mais il y a des perles dans les dialogues notamment le moment où le survivant explique que son robot a un blocage quand il s'agit de faire du mal à uin humain. eh oui !!! il s'agit bien là d'un avatar des lois de la robotique esquissées par silverberg et asimov dans le fondamental opus Tout sauf un homme, sorte de Controverse de Valadoïd des androïdes....



Thx 1138

Alors là on est dans la grande tradition des 1984, metropolis, meilleur des mondes et autre Equilibrium. De l’anticipation et de l’utopie et contre utopie. Un monde futuriste, et particulièrement aseptisé. Du blanc essentiellement du blanc dans les paysages et décors, dans les vêtements dans les mines. Des crânes rasés pour tout le monde, homme et femme.

Une Icône lumineuse – qui ressemble énormément à un christ – dans des cabines de confessionnal transparentes où chacun va expulser ou avouer ses doutes qui ressasse les mêmes phrases exhortant à consommer toujours plus pour le bien de la société. Deux êtres un homme et une femme, comme souvent dans ce genre de fiction mettant en scène une société ultra réglée et régulée, vont fraudés, acquérir de la liberté de penser puis d’agir…

C’est plus contemplatif d’actif comme film. La tenteative est belle mais je me suis franchement ennuyée

 

                        Solaris je me l’étais regardé à l’époque où chat fou l’avait programmé avec les djinneux en me disant que moi non ca serait pas trop mon trip. Et prout !

 

La mort en direct
Film de Tavernier en 1976.

Un film hyper visionnaire sur une émission de télé réalité, les caméras sont implantées dans les yeux d'un homme qui va suivre une femme choisie pour mourir en direct, pour agoniser en direct. Un film cruel, acéré mais nécessaire. Avec quelques passages assez beau sur la vision.

 

Malevil

Film français du début des années 80

Je qualifierai cette fiction de post apocalyptique.

Un monde où les humains se sont auto détruits et où subsistent quelques humains, dont certains se sont réfugiés dans un château à partir duquel il tente de rebâtir une société.

Une façon de dire partis comme nous sommes nous nous acheminons vers un « retour à la barbarie et à l’obscurantisme » ? Je le comprends comme ca.



OUTLAND… loin de la terre

Film … que je qualifierai de space opera, de 1981

  
Soleil vert

Un film de richard Fleischer dotn j’avais l’impression d’avoir déjà vu des œuvres – mais quoi ?- de 1973. dans un New York miséreux de 2022 où la nourriture est une pate bizarre (dotn on découvrira dans le film la composition) et où les femmes sont des "mobiliers" (qui parlent sentent mais surtout là pour servir - même si évidemment des dissidents pronent l'égalité), on suit cet en

 

J’en suis là

En vision La montagne sacrée Jodorowski – j’ai hâte !

Dark Star de Carpenter – aussi dur à se procurer que le précédent.

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Vendredi 4 avril 2008

Rondes de nuit (Nightswachting)
Peter Greenaway

Film qui est sorti sur les écrans fraçais il y a quelques semaines, pas vraiment beaucoup distribué.

Je sais qu'à l'affiche il y a aussi 8 femmes 1/2.








Le prétexte qui est loin d'être vain de ce film, appelons-le le point de départ est le tableau de Rembrandt

Rondes de nuit, conservé à Amsterdam. Tableau qui eut du s'appeler

Compagnie des Frans Banning-Cocq et Willem Van Ruytenburg.
Cette toile si j'en crois un commentaire que j'ai lu appartient à un genre le "Schuttersstuck" portrait collectif de membres d'une section de garde civile (donc des volontaires et souvent des gens à ambitions politiques). Ce tableau compte 34 personnages dont 18 militaires.
Certains avancent que ce tableau serait celui du début de la déchéance de Rembrandt. Une commande. Qui tomba au moment où Saskia la femme qui le combla accouchait, et se remettait fort mal de cet accouchement et finalement mourrait.
J'ai vu deux versions de ce tableau, dont l'une présente un parquet, ou scène en intérieur, plus approchante d'une scène théâtrale.

Le film s'ouvre sur une sorte de considérations des couleurs et se termine sur une conversation sur l'art.

Je retiens de ce film très esthétique on s'en doute. La théâralité et ses lignes et les lumières bien sûr.

Le lit à baldaquins fait penser à l'espace scénique du théâtre sur lequel s'ouvrent les rideaux de scène, ou le castelet des marionnettes, les tables aussi sont des espaces rectangulaires impressionnant de charge théâtrale où se joue des choses... Cadre renforcé par les halebardes et autres lances rectilignes.
Et puis, il y a la r
eprésentation, le mise en scène des objets familiers et familiaux qui hantent e te foisonnent dans les dessins du maître.

 


Le film s'ouvre sur une sorte de considérations des couleurs et se termine sur une conversation sur l'art.

Je retiens de ce film très esthétique on s'en doute. La théâralité et ses lignes et les lumières bien sûr.

Le lit à baldaquins fait penser à l'espace scénique du théâtre sur lequel s'ouvrent les rideaux de scène, ou le castelet des marionnettes, les tables aussi sont des espaces rectangulaires impressionnant de charge théâtrale où se joue des choses... Cadre renforcé par les halebardes et autres lances rectilignes.
Et puis, il y a la r
eprésentation, le mise en scène des objets familiers et familiaux qui hantent e te foisonnent dans les dessins du maître.


Un extrait d'interview de Greenaway que j'ai lu mentionnait le souci qu'il a eu de n'être ni dans le poussif ou la facilité sur le parallèle évident entre le peintre et le cinéaste, sur la mise en scène en espace, en lumière, en harmonie. Dans cette interview il mentionnait un travail intéressant mené avec le musée où est consrevée la toile. Il a conçu des animation filmique qui, une fois les lumières du musée éteintes venaient animer le tableau, changer le clair-obscur qui fait tout ce tableau ( en l'occurence il diffusait des animation de trois craintes majeures des habitants de Amsterdam de l'époque : l'eau le feu et la puce portant la peste). Il semblerait que Greenaway envisage de mener ce type de travail sur d'autres tableaux.

   La musique par un certain Giovanni Solamar ( quand souvent greenaway travaille avec Nyman) mais le même caractère obsessionnel, la répétition la variation sur un thème.

  

Rembrandt est un maître de la lumière et forcement ça renvoie aux utilisations des lumières dans le cinéma. Et c'est amusant ca me fait penser à l'exposition récente à Orsay sur les décors de cinéma des années 20... Outre les trucs fascinants sur les dialogues du cinéma avec les designers architectes... etc... (Ferdiannd Léger pour le film de L'Herbier L'inhumanité  ou les décros des films de Feyder L'atlantide ou encore celui que je n'ai toujours pas vu Les nouveaux messieurs) pour proposer des univers des mondes, cette exposition comprenait aussi cette considération sur le fait que dans ces années là les cinéastes renoncent à la lumière naturelle – trop aléatoire – pour faire de la lumière artificielle mais dans des studios de plus en plus gigantesques. C'est quelque chose sur lequel la Nouvelle Vague revenait justement, sans parler du dogme...

 

 

 










 

De Greenaway ce que j'en ai déjà vu 
Z.O.O.

            Sur Vermeer. Il faut savoir que Greenaway a par ailleurs écrit et monté un Opéra intitulé Writing to Vermeer.

 

Le ventre de l'architecte

Meurtre dans un jardin anglais

            Dans ces deux derniers films il s'agit d'architecture. Le premier que j'ai vu récemment et qui est le plus ancien nous fait vivre la tristesse et la déchéance d'un architecte qui vient avec sa femme en résidence à Rome pour y faire un travail d'exposition rétrospective et hommage à Boullée... qu'on connaît pour ces formes

Le second est plus récent et on y voyait évoluer un dessinateur architecte dans une maison bourgeoise du 17e ou 18e avec les intrigues – un film en costume comme Rondes....

 

 

Pillow Book abordait l'art de la calligraphie dans une histoire en vase clos d'amour entre deux êtres... Et l'œuvre suprême qui consiste à calligraphiée sur la peau (comme aux origines le parchemin) mais vivante.

Je compte voir
Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant.

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Jeudi 20 mars 2008

verjat-bandeau.jpg

 

Je reviens sur cette lecture de Epépé.

 

Ce livre à de multiples dimensions, c’est peu de le dire. La ville est en extension exponentielle, comme si on voyait une édification en accéléré.

Ce tourbillon de livre cette descente aux enfers… qui se termine oups ben non je peux pas vous le dire… mais c’est dommage parce que la fin est symboliquement intéressante et tout à fait… non péremptoire je trouve.

 

Donc, je voulais revenir sur un aspect de ce roman. Le personnage principal, cet homme qui travaille sur l’etymologie et qui se retrouve il ne sait où dans un lieu où il lui est impossible de rien comprendre, de rien faire comprendre, a des démarches logiques pour appréhender ce nouvel environnement pour s’y retrouver à fin de mieux le quitter évidemment… et, dans ces démarches, la logique l’amène à tenter de trouver des repères linguistiques. Et je vous reproduis tout un bout de texte où il analyse les imprimés de toutes sortes pour s’y retrouver

                                                       

 

"Il a une autre idée, il sort l’argent qui lui reste, il trie les billets selon leur valeur. Il y a dessus  des portraits de personnalités connues, des paysages et des dessins en perspective de bâtiments jamais vus, des allégories, des ornements, comme partout sur les billets de banque. (…) Il tente de rapprocher les nombres sur les billets avec les textes apposés et d’en conclure la dénomination du nombre en question, cela devrait normalement y figurer. Mais il y trouve des textes multiples, tout le billet de banque en est couvert, avec des caractères de tailles diverses, et la copie de signatures griffonnées (…) en tout cas beaucoup trop nombreuses pour l’aider à s’y retrouver.

(…)

De nouveau il se trouve donc dans un cul-de-sac, il erre les yeux bandés dans une obscurité totale… devrait-il encore une fois se mettre à recopier tous les caractères trouvés dans les différents documents ? A quoi cela avancerait-il ? Il a trop peu de matériel, surtout trop peu de points de repère pour l’aider, aucun bout de fil par lequel il pourrait commencer à défaire le tricot. Il aurait besoin d’un dictionnaire, d’une écriture ou d’un document bilingue.

            C’est donc absolument une librairie qu’il lui faut ; il finit par en trouver une en ville. Il est vrai qu’il n’est pas parti tout à fait au hasard car il se souvient d’en avoir vu une un jour, derrière le gratte-ciel qui depuis compte encore des étages supplémentaires, actuellement soixante-neuf… (…)

            Alors lui aussi se met à faire des recherches sur les étagères dans l’espoir de mettre la main sur un dictionnaire, une édition bilingue ou multilingue, un guide touristique ou au moins sur un ouvrage quelconque écrit dans une des langues qu’il connaît, dans ce cas il pourrait l’agiter sous le nez du garçon pour mieux lui faire comprendre qu’il aurait besoin d’un dictionnaire. Mais les livres qu’il attrape ont tous été imprimés avec ces signes de type runique omniprésents, ce sont pour une bonne part des exemplaires d’occasion de formats et de couvertures divers, quelquefois délabrés d’avoir été trop lus, d’autres quasiment neufs, même pas découpés. Il essaye d’y retrouver l’orientation de l’écriture, de gauche à droites ou inversement en pensant au journal qui a éveillé ses soupçons. Mais comme ça, à les feuilleter rapidement il n’est pas capable de se forger un avis, celui-ci serait plutôt dans un sens, celui-là dans l’autre, certains paraissent avoir deux couvertures alors que d’autres une seule, devant ou derrière, ou encore plus singulièrement une couverture extérieure devant et une page de garde derrière.

(…)

            Il en revient donc à son journal, le tourne, le retourne, cherchant ce qu’il pourrait en tirer. Ce faisant il fait une découverte aussi surprenante que désagréable. Jusqu’à présent il croyait en effet qu’ici aussi les signes se suivent de gauche à droite et les lignes de haut en bas comme toutes les écritures européennes, latines ou non. En témoignent la facture, le règlement de l’hôtel ou encore l’annuaire de téléphone emprunté à la réception qui avait disparu de sa chambre par la suite. Mais un examen plus approfondi de ce journal éveille des doutes dans son esprit. Il y a bien un gros titre imprimé en caractère gras et nettement plus grand que le reste sur la première page, mais tout autant sur ce qu’il croyait être la dernière. Où faut-il commencer la lecture ? devant ? derrière ? en haut ou en bas ? A moins qu’il ne faille le lire en allers et retours, comme dans l’ancienne écriture grecque quand les lignes se lisaient d’abord de droite à gauche puis à a suite se renversaient en miroir de gauche à droite. »


 

Et ce passage, j’avais envie de le rapprocher d’une œuvre que j’ai beaucoup aimé, que j’ai découverte via  ce blog  et ce post en particulier.

Cette oeuvre c'est "Les invisibles", l'artiste c'est Benoit Verjat et le site c'est versatile

Régalez vous !

 

 

 

 

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Samedi 15 mars 2008

Et justement je parlais dans le post précédent des productions de Méliès et ca m'amène à évoquer quelqu'un qui fut de ses fidèles amis et que je découvre grâce au "tribute to", la rétrospective que fait le Forum des images sur EMILE COHLandre-gill-censure.jpg

Emile Cohl, dont le patronyme civil était Emile Courtet
qui vécu à cheval entre le 19e et le 20e siècle en fait
entre 1857 et 1938. Parisien ou francilien, puisque sa notice bibliographique révèle qu’il est décédé à Villejuif.
Il fut caricaturiste, notamment l'éléve du célèbre André Gill - connu pour son allégorie de la censure :

André gill

Il réalisa aussi des bandes dessinées, et des mini animations de morphing. Il réalisé aussi les films de publicité pour Campbel soups
Le Forum des images le désigne comme, malgré qu’il soit passé au rang des méconnus, l’inventeur du dessin animé. Il projette son premier Fantasmagorie (visible sur Dailymotion) en 1908. Même si Wikipédia mentionne tout de même la projection par Emile Reynaud de dessins animés de 500 images en 1892.
La plupart de son oeuvre est datée de 1910 et les quelques années suivantes.

Il a testé des techniques variées, par exemple le papier découpé dans Les 12 travaux d’Hercule, des objets animés de Petit Chantecier, a pixillation pour la série des Jobard, les incrustations dans La revanche des esprits (film rare qu’on ne pourra guère voir qu’au Forum des images d’après ce que j’ai compris).

Il a fait un paquet d’animation Pieds nickelés




Vous pouvez, comme moi, aller aux séances de rétrospective au Forum des images des 11 - 12 et 13 avril, et visiter le site officiel.


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Vendredi 7 mars 2008
Vu :

Telepolis - esteban sapir

telepolis-1.jpgSynopsis : "Dans un monde où la politique dirige les médias, la Télévision ne cesse d’émettre des programmes de masse pour contrôler l’Opinion Publique et guider la population.

Obnubilé par les émissions de consommation le peuple se désintéresse de la politique. MR TELE, chef des programmes et dictateur du régime, a pour solution finale d’hypnotiser les gens pour s’en assurer une dévotion totale.

Au milieu de ce monde de désolation, où les habitants ont été privés de toute parole et ne communiquent plus entre eux, subsiste LA VOIX. Elle est l’unique rescapée de cette dictature qui possède encore la parole et représente le dernier espoir de faire basculer le régime."


Cette critique du pouvoir de la télévision dans notre société, on y retrouve Metroplis de Fritz Lang, on y retrouve Méliès Voyage dans la lune évidemment ! C'est magnifique ! La face de lune anthropomorphe. De l'ingéniosité et de la malice, malgré le caractère grave du propos.
Pas de paroles mais des mots. Les mots s'envolent des corps flottent.
L'atmosphère est étrange. Comme l'inquiétante étrangeté, très poétique.

Esteban Sapir est un argentin, né en 1969.


Je vous fais profter des images officielles, mais l'essentiel n'est pas là... on n'y rate les moments d'onirisme comme la larme dure sur la joue de la petite fille qui font penser à celle figée des clowns tristes, le smots qui s'évadent,...

J'ai adoré ce film !


telepolis-2.jpgtelepolis-3.jpg







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Dimanche 2 mars 2008

 

  Après avoir vu et aimé "Les cerfs volants de Kaboul", j'ai voulu savoir de qui de où était ce film au générique duquel la Chine est hyper présente, tout en portant la marque Dreamworks... 


Le réalisateur de ce film s'appelle Marc FORSTER.
Il est né en 1969 à Ulm en Allemagne. Sa famille a migré vers la Suisse, dont il revendique la nationalité, apparemment, l'imbécile. Il va faire des études de cinéma à New York, il sort diplomé en 1993. Il réalise alors deux documentaires pour des chaînes de télévisions européennes : Silent Windows, sur le suicide chez les adolescents et Our Story, une enquête sur les enfants brûlés.Trois ans après, il écrit et réalise son premier long métrage, Loungers, lauréat du Prix du Public au Festival de Slamdance. En 2000, il est remarqué lors du Festival de Sundance avec son thriller Everything put together produit et interprété par Radha Mitchell, qui obtient des prix.
Je n’ai pas pu voir ces deux films.


C'est avec le drame A l’ombre de la haine (2001) que Marc Forster se fait connaître du grand public et obtient la reconnaissance.

monsters_ball_ver1.jpgJ’ai trouvé, même si je n’ai pas été vraiment conquise par ce film, qu’il est touchant où se trouvent une femme métis et un homme dont les fils respectifs sont morts et qui sont seuls. La femme entre au "présent de narration" du film en deuil de son fils. Un fils dont elle s'occupait seule suite à la condamnation à la chaise électrique du père noir dans un Amérique où c'est encore un désavantage, racisme. Un fils en surpoids pour son grand désespoir. Mais un fils sensible et doux et aimant. L'homme lui l'aide au moment où son fils se fait renverser et ainsi entre dans sa vie à elle. Lui, il a à charge un père qui le méprise et que lui déteste mais dont il se sent "responsiv on". Maton de père en fils. Et pourtnat ce dernier tente d’y échapper en achetant une affaire et ca achève de séparer le père et le fils.
 Ce film est moins "fantastique" que les autres, de forme plus classique. 

Il y a notamment la scène d’amour, la première, où la femme ivre de tristesse noyée dans l’alcool lui demande de lui faire du bien. Cette scène est filmée en majorité de l’extérieur de la pièce, nous plaçant en position de voyeurs surprenant une scène intime. C’est étonnant ca renforçait chez moi mes réactions à cette scène.


Finding-Neverland-Posters.jpgEn 2003, le cinéaste aborde un sujet plus léger en narrant l'histoire de James M. Barrie le père de Peter Pan, Finding Neverland. Le casting est impressionnant Kate Winslet, Johnny Depp, Dustin Hoffman et Radha Mitchell
 
Finding Everland
Moi j'ai trouvé que ça me rappelait étrangement le film Quelque part dans le temps (que j'avais vu au moment où je m'intéressais au cas Matheson - auteur de Je suis une légende mais aussi scénariste pour le cinéma...), un film où un auteur dramatique fait un travail d'auto hypnotisme ou dans le genre pour se renvoyer dans le passé rencontrer une actrice dont il est amoureux. La méthode est rigoureuse et doit ne pas être perturbée pour fonctionner... Je ne spoile donc pas mais bon même ambiance 19e qui n'y croit pas... jeune homme engoncé dans le costume de l'époque avec une mine qui affecte d'être romantique.
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Dans Finding Everland, le personnage principal est donc l’auteur dramatique qui se prend d’affection pour quatre enfants (et leur mère veuve) et stimule leur imagination par des dizaines d’histoire et d’univers. Et du coup, on passe d'univers en univers. La magie de l'imagination.
Un soir où il assiste au coucher des enfants il les voit s'envolant par la fenêtre, ou bien l'aventure des pirates.
On y croise Dustin Hoffmann qui joue également dans Stranger than fiction


undefined Marc Forster retrouve l'univers du thriller avec la réalisation de Stay (2005), où il nous raconte l’histoire d’un psychiatre qui cherche à comprendre pourquoi un jeune homme veut se suicider la veille de son 21e anniversaire

Stay
C'est tellement tordu comme film, qu'en faire un résumé me paraît infaisable.
Touchant à l'onirisme, on se sait pas bien si on a affaire à un coma (ca me rappelle étrangement la série Living on Mars) ou a la réalité ou à un rêve... avec des de "bugs" ou la scène se répète.
Le système des voix dont on peine à distinguer si elles sont réelles ou pas... si elle vienne du moment vécu ou d'un ailleurs qui serait ... l'à côté du corps comateux.




Puis vient L’incroyable destin de Harold Crick, une comédie fantaisiste interprétée par  Will Ferrell et Emma Thompson
undefinedL'incroyable destin de Harold Crick qui d'ailleurs en Vo s'intitule Stranger than fiction
Alors, là petit bijou insolite. Ca commence sur la vie réglée et calculée (c’est le cas de le dire) d’un agent du fisc. Puis, survient une voix off qui narre et commente ce qui se passe à l’écran. Très vite, le personnage pète les plombs et invective cette voie off, qui de surcroit lui prédit une mort prochaine…. Et ce jeu entre la voix et le personnage est arbitré par un professeur de littérature qui explique les notions de narration, de narrateur omniscient, présent de narration…

 Y a bien des passages avec la vendeuse de gâteaux (ils tombent amoureux évidemment) qui ressemble au guimauve de "Pushing daisies"...


La parenthèse Marc Forster se termine, pour moi. Des bijoux, des objets cinématographiques insolites et "géniaux".
Il sortira cette année le 22e James Bond Quantum of Solace

En écoute : PHOTEK (cf. V.O. de Stay) En lecture : la Nef de Golding (Collectin L'imaginaire, Gallimard - excellente collection qui ré édite des textes oubliés et nécessaires) En prévision : la soirée d'ouverture du Printemps des poètes au théâtre Mogador (lundi 3 mars 20h30 précises)
Le Bunraku - marionnettes traditionnelles du Japon, à la Maison de la culture du Japon à Paris, mercredi 5 mars 20h Le Tigre sortie du numéro 8, jeudi 6 mars au soir

 
 
 
 

 

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