Sans internet, toujours et encore.
Alors pour que vous ne pensiez pas que je me suis noyée dans ma folie ou que j’ai suivi un elfe dans les nimbes des sept cercles, je vous fais rapidement des nouvelles. Je me
balade toujours avec mon eReader Sony et je trouve d’autres utilisations comme mettre des bandes dessinées en pdf ou en images, mettre les dossiers pros ou les manuscrits en format
pdf…
VU
Je suis allée voir le beau 104 (Centquatre – centre culturel gigantesque dans le 19e qui présentait un concert de tricky
en ouverture, qui ferma ses portes à des centaines de gens et qui se vit obligé d’évacuer la foule en milieu de soirée)
« OUPS ! »
Spectacle de cirque de la Compagnie Max et Maurice présenté dans sous le chapiteau de Firmin Gémier à Antony (la programmation est de cette année est
géniale et je pense que vous lirez régulièrement des compte rendus de spectacle ici)
Un enchantement ! tous les éléments du cirque traditionnel (à la Plume se disait-on avec la Conteuse – une femme pleine d’énergie et de folie qui travaille au même endroit
que moi et aime la lecture les contes les histoires les arts du spectacle le vin et le rire - en en sortant) et tout un univers bien à eux acrobates et musiciens alternants les tours, les gags et
les morceaux de fanfare !
« Venezia» par le Poème
harmonique au théâtre de Vitry. La dernière production de cette formation en résidence à Vitry était « Vita humana » et m’avait impressionnée. Là c’était mieux que cela !
C’était BEAU. Décor épuré juste noir, avec deux grands candélabres dans le fond et deux lutrins devant. En demi cercle les musiciens. Esprit baroque, ambiance venitienne. Gestuelle des chanteurs.
Sublime des voix, maîtrise de chants. Malheureusement, il y avait que deux représentations. Je ne peux que vous dire notez les noms de Poème harmonique et Benjamin Lazar. Ils seront d’ailleurs au
festival de Normandie ces jours-ci.
« Les fâcheux » de
Molière au théâtre du Nord Ouest
J’y vais avec le Jetsetteur sentimental. Le théâtre sis rue Montmartre (non loin du zinc des cavistes) est dans une cour intérieur et affiche un intérieur desuet agréable. Les
escaliers roulent pour nous faire entrer dans la salle par la scène !
Une mention spéciale pour Diana Fontannaz et un grand immense chapeau bas à l’acteur qui incarne la majorité des « fâcheux » avec un talent
fou !!!!
LU
La Bible de Gustave Doré de Lindgren (suédois)
Magnifique livre chez actes Sud avec des reproductions de gravures de
Gustave Doré dont le narrateur nous explique qu’il fut son maître pour apprendre la vie pour faire ses humanités dans un contexte familial particulier avec un grand père érudit dont toutes les
connaissances se sont évanouies après iophilisation du cerveau.
Quand on connait Doré on se régale. Quand on ne connait pas on cherche les gravures en question et on se régale.
Héros, personnages et magiciens de Ravalec
Quand on commence on se dit que le prétexte est tout de même un peu facile faire revivre (avec deux
objets fantastiques le Logos et Holotruc…) tous les personnages de ses livres. Allez bim ! pas besoin d’aller chercher loin ! on change pas une équipe qui gagne ! C’est dans les
vieux pots qu’on fait les meilleures soupes et tout et tout … et puis moi je me suis agacée parce qu’il s’empare de Madame Bovary … en disant Madame Bovary c’est moi. Sauf que moi j’ai adoré le
Madman Bovary de Claro alors je suis agacée de retrouver le même truc !!! Mais bon finalement on se laisse aller à une écriture qui vous embarque qui vous fait tournoyer un ballet
d’ectoplasmes devant les yeux et on se souvient des heures de lectures des autres Ravalec…
Ecorcobaliseur Bérengère
Je me vois dans l’obligation de
vous en reparler plus tard parce que cet opus est publié dans le cadre des activités de la revue Nouvel Attila, la revue qui met du sang dans son vin et fait vivre le Prix
Nocturne.
Là où les tigres sont chez eux de Blas de Roblès (Jean-Marie)
Un bijou !!!!!!!
L’écriture est magnifique ! La langue truculente et soignée. L’histoire géniale, fantastique, initiatique.
Intelligent…
J’ai peur de mal en parler.
Mari et femme de Sa Moreira
L’auteur est un tout jeune homme qui a débuté chez Diable Vauvert avec
un roman déjà très bon et qui n’a cessé de publier chez Vauvert et de me plaire.
Zéro tués
(ben oui OK – 0 killed) dans lequel j’ai puisé cette expression de se prendre un canard à 300h/km…
Le libraire
avec ce commercant fétichiste incapable de vendre ses livres, dans une boutique sombre et mystérieuse… qui découpe cependant des pages pour les
envoyer par la poste…
Bref, là le livre rouge et blanc avec le symbole du yin et yang. Le narrateur dit « tu » au personnage principal (genre « tu te réveilles, tu te lèves ») qui
est un personnage masculin qui s’avère dès les premières lignes être prisonnier du coprs de sa femme ! Nait alors un jeu de pronoms personnels tu il elle. Tu mets sa jupe. Tu prends ta
main…. Au début on se dit c’est de la haute voltige et on s’y fait. Moi, j’ai trouvé ça astucieux !! Les époux se détestent et c’est l’occasion pour eux de faire subir au corps de l’autre –
mais sous ses propres yeux extérieurs – des vexations. On se dit vite que ça va être une escalade de la violence insupportable et finalement on trouve quelques superbes trouvailles ! et je
ne spoile pas la fin… mais je recommande
Bastard Battle / Céline Minard
Chez Leo Scheer
Un roman
entre SF et roman dit de « littérature blanche ». J’ai eu du mal à aller au bout de ce roman pourtant court, mais je trouve que ca vaut le coup de donner de l’oreille à cette nouvelle
voix.
Golgo 13
Anthologie de 13 récits des aventures du célèbre Golgo 13. Si vous ne
connaissez pas ce héros réccurrent de manga des années 70, rassurez vous je ne connaissais pas non plus avant de prendre ce gros pavet entre mes mains et que quelqu’un me dise ah ! ce truc
génial et célèbre. Ah d’accord…
Bref un héros ambiguë. Pas anti héros mais héros ambiguë. Un agent type Bond mais plus obscur… un guerrier, un espion… qu’on retrouve dans différentes parties du monde, dans
divers univers et chacune de ses aventures est l’occasion d’aborder un sujet de société… l’univers du diamant (comme métaphore aussi du pétrole je pense – où la surproduction peut déstabiliser un
marché et dévaluer la valeur), la russie, le monde carcéral, le nucléaire et ses dangers pour l’avenir…
C’est essentiel à lire !
Kitaro le repoussant de Shigeru Mizuki (Cornélius)
Un manga trouver en rayonnages adultes que j’ouvre en me disant qu’il y
a une ambiance jeunesse là dedans… mais finalement je me suis passionnée… C’est un personnage hybride un enfant d’apparence, un personnage mythique ou craint… un être dit puissant sans qu’on
sache vraiment accompagné de son père (l’œil de son père plus exactement – un lépreux dont l’œil est tombé du cadavre pour aller veiller sur son fils itinérant) Il rencontre des phénomènes
fantastiques inquiétants et surtout des êtres fantastiques des sorcières des vampires et des Yokaï dans la plus pure tradition. Ce sont des courts récits. Cette star chez lui est traduit et
publié pour la première fois en occident si j’en crois ce qu’on m’en dit.
Pas aimé :
Catherine Millet
Olivier Rolin
En prévision :
Etats généraux de l’édition indépendante (initiative des édition Autre livre) – jeudi 23 octobre – Mairie du
11e
Fiac
Asian Dub Foundation ?
Expositions
« Archi = durable » au pavillon de
l’Arsenal
« Gaston Leroux » BNF
« Les misérables » à la Maison Victor Hugo
Ainsi que « Le Paris des Misérables »
Lectures :
Tuil
Piazza
Le Bris
En écoute :
Richard Chesse, un taré comme on aime qui reprend les standards du metal et du hard façon chrooner et que vraiment ça vous fait sourire
durablement ! !
Notamment « People equal shit » des skipnot…
[V]ous avez dit...