Mon billet aller retour Paris – Hanovre Lufthansa à 99 euros en main, je suis dans un RER
qui a du retard, qui se bloque entre les stations, qui n’en finit plus… J’arrive vraiment juste à Charles de Gaulle (contrairement aux billets EasyJet ou Air France les billets
Lufthansa n’indiquent pas le terminal). Me voilà au terminal 2 (en me disant que j’ai toujours eu affaire à des vols pour l’est partant de celui-là) et au final, le vol est annoncé « à
l’heure » au Terminal 1. Je cours, je bouscule, je fais la parisienne… et pourtant ces grévistes de Lufthansa ne me permettront pas de partir et en tous les cas d’arriver à midi à Hannover
Flughafen. Le femme du guichet à 8h30 du matin est certes indifférente mais aussi désagréable. Clap clap le service à la clientèle !
Donc, chers lecteurs éventuels clients de ces empaffés de la Lufthansa (qui blament les français qui seraient des grévistes
chroniques ?!), aufpassen ! sie haben von ihnen überhaupt nichts zu tun !!!!
Les billets low costs, c’est dans ces cas-là qu’on comprend les désavantages. Je vais chez Air France pour demander le prochain
vol de la journée pour Hanovre. L’employé du guichet de la porte 8 au terminal 1 est enthousiaste elle en a bien un à me proposer avec des places réduites si je prends le retour. Je vais presque
partager son enthousiasme puisque le vol réduit de retour qu’elle me propose est le jour que j’avais choisi initialement pour mon retour vendredi 18… Pas de souci super. 630 euros aller et
retour, pas cher ! Je manque de m’étouffer. Et si je prends que l’aller ? ah ben c’est 600 euros… Eh ok logique !!! Wahnsinnig !
Je prends le parti du train. Mais il faut retrouver le terminal 2 et la gare tgv de Charles de Gaulle… et là on comprend cette idée de l’aéroport comme labyrinthe. On se dit
qu’il serait intéressant d’y faire un séjour de 24 ou 48h… Mais pour le moment ca me stresse un poil…. J'ai douze minutes pour trouver un automate sncf et retirer ma réservation de train...
d'ailleurs ca marchera pas c'est la seconde qui va finir par marcher, celle où il y a qfsavc (Q au début et VC à la fin qui va fonctionner) Je finis par choper un aller retour en train pour
230 euros.
Le RER me ramenant à Gare du Nord est encore retardé. A l’arrivée à Gare du Nord la voix féminine de la SNCF annonce à la cantonade qu’en raison de passager sur la voie, les train pour l’Allemagne via
Bruxelles (le mien évidemment sinon c’est pas drôle) ne circulent plus pour le moment que nous serons informés et qu’on nous remercie de prêter attention aux annonces.
Quoi ?! le destin a décidé que je n’irai pas à Hanovre ?! Rien foutre ! Le destion ? c'est quoi ? je comprends rien
aux concepts de toutes les façons ! Et pourtant le moral est franchement pas glop g... Il fait vraiment un temps merveilleux et un truc en dedans jubile. Je le sens monter. Quelque chose
autour de tout ce temps pour moi, toute cette liberté, tout ce « bord de voyage », bord des choses. Dans mes oreilles la chanson « Relax », et je ne sais pourquoi d’un coup,
je souris… Je pense un peu à Monsieur Sam.
Je cherche un café… à la machine il est à 1 euros je l’ai vu tout à l’heure en passant… J’y vais… et il y a là deux hommes qui ont l’air de faire la maintenance. Ils me sourient gentiment et me proposent de m’offrir le café…
« C’est votre jour de chance on vous l’offre. » Si c’est mon jour de chance je veux pas voir ce que ca va être quand j’ai pas de chance, mais j’accepte et taille la bavette… Bahoun est
allé en Roumanie en 92, il me raconte… Merci à Bashoun et Mosse qui ont aidé à faire pencher la balance, il était 10h55.
Devant la Gare du Nord, on nous propose de découvrir le nouveau Transilien. Moi est mon sac on la joue touristes et on va voir
ca…

Je vais faire quelques courses pour le déjeuner qui aurait pourtant du être allemand en pensant vraiment à appeler le
SurferdeMetal… la coloc’ est pas loin et je sais qu’il doit bientôt quitter paris pour l’été….
Quand je reviens dans la Gare, les trains pour l’Allemagne circulent de
nouveau mais avec du retard.
Assise sur mon sac, j’ai Funky Town dans les oreilles et je souris à un jeune éphèbe ma foi pas moche juste visiblement trop bohème qui semble dépité de découvrir le retard du train – le
même que le mien donc….- et j’ouvre mon livre de grignotage* : Schopenhauer L’art d’être heureux
« Nous ressemblons aux éléphants en captivité qui, des jours durant, se déchaînent et se débattent, jusqu’à ce qu’ils
comprennent que c’est sans résultat ; et subitement ils s’offrent alors au joug, domptés pour toujours. (…) De là vient que d’innombrables maux durables – infirmité, pauvreté, rang social
inférieur, laideur, habitat misérable – sont supportés dans une parfaite indifférence par des individus innombrables et ne sont plus même sentis, comme des plaies cicatrisées parce que ces
gens savent que la nécessité interne ou externe ne laisse pas d’autre choix ; de plus heureux, au contrairen ne voient pas comment on peut supporter
cela. »
Je ne suis pas du tout d’accord sur le début,
j’ai même du mal à saisir la portée de la métaphore avec les éléphants… et pourtant une semaine plus tard ca ne sonnera pas pareil. En tous les cas, je dédice que j’aime bien quand Schopenhauer
dit qu’on peut décider de ne pas supporter.
J’ai déjà presque fini ce que j’avais emporté pour le voyage ( je ne devais avoir que deux heures de vol et trouve des livres
en allemand sur place), alors je vais me chercher des bons dodus pour le train. Et je me trouve un livre d’un certain Tallis, juste au moment de monter dans le Thalis pour Koeln via
Bruxelles.
Un 10/18. Sur Venise. Les Mensonges de l'esprit
La lecture de ce livre dans le train me permet en dehors de son rapport avec la psy (on croise Frued et la klecksographien -
les taches des tests dits de rorschah) de poser quleques bases pour mon séjour à Vienne (voir mon projet de voyage de
septembre)... les lieux (restaurant Czarda, Landstrasse, Le Ring qui enserre la vieille ville, Café Segal), les mets à
goûter (schmalzstrauben - rubans de pâte poelées avec surcre et caramel- schnitzel, topfenstollen - brioche aux amandes raisins secs et citron...), des poèmes et musiques (le célèbre
Erlkönig, "Trille du diable", Pastorale de Tartini, Sänyerfahrt de Franz Lachner, Königvor Thule de Zelter...)
Je fais le chemin avec à mes côtés un adorable consultant dont je découvre après quelques
temps de conversation que c’est un anglais qui vit en Allemagne depuis 15 ans avec une
berlinoise, en face une allemande vivant avec un anglais depuis 20 ans et une américaine parlant aussi l’espagnol travaillant comme apreciario dans le rock… en anglais et pour quelque phrases en
allemand nous conversons agréablement de tonnes de choses diverses…
Le voyage, comme un agrément apparaît vers le
18e. On sait que les enfants de familles aisés étaient envoyés à travers l’Europe pour pafaire leurs humanités… Apprendre la culture et les cultures. C'est de là que serait né l’idée
de « touriste » (première mention du terme chez un anglo-saxon vers 1792 – en francais vers 1810 chez Stendahl)

A Koeln, je sors de la Hauptbahnhof pour découvrir que la cathédrale est juste là ! En entrant, le son tonitruant d’un
orgue gronde et impressionne
Le train qui va m’emmener de Koeln à Hanovre est très proche de ceux que j’ai pris en Suisse. Confortable, spacieux, moderne
pratique… Je suis seule et je rencontre un éphèbe allemand absolument charmant. Massif mais charmant… pourtant, une demi heure avant d’arriver à Hanovre, je comprends ce que j’ ai aimé dans les
lèvres, dans la forme des mains et des poignées, dans les épaules et le sourire, dans les yeux clairs et les longs recourbés et les cheveux bruns… alors tant pis.
Hanovre. Sa Hautpbahnof steht Mitten inder Stadt. Et le fait que la ville est accueilli l'Exposition universelle a bien
profité à la Gare qui a été rénovée. On s'y sent plus ... touriste, plus... consommmateur, pllus...encadré de damals... Na ja ! mal sehen, ob alles so verandertet ist... d'un coup je compte
en descendant les marches ... 12 ans ca fait 12 ans que je n'ai pas mis les pieds à Hanovre... Beate et Andreas montent les escaliers à ma rencontre. Es geht los ! Mal sehen, was das wird.
Ils me sourient et je me sens un peu chez moi. Qu'est-ce qui m'a tenue si loin d'une partie de moi-même si longtemps ?!
Hannover - pourquoi les allemands si écologiques et attentifs mettent-ils deux 'n' quand les francais si souvent dispendieux
n'en mettent qu'un ?!
Nous allons donc à Garbsen, Neustadt, près de Hanovre. Après une soirée tranquille à trois, je retrouve ma chambre dans le
sous-sol... ma suite devrais je dire, puisque je profite d'une très grande chambre, avec de nombreuses et fournies bibliothèques d'une salle de bains, et le tout entre la cave, le cellier.... Et
j'ouvre de nouveau Schopenhauer au hasard, et comme d'habitude le hasard ne me déçoit pas :
"Duskolos [grincheux] est ceelui qui, ayant les mêmes chances pour et contre lui, ne se réjouit pas quand l'issue
lui est défavorable et au contraire s'irrite quand elle lui est défavorable. - Eukolos [d'humeur gaie]est celui qui se réjouit lors d'une issue favorable et ne s'irrite pas d'une issue
défavorable"
* pour les lecteurs uniques, non réguliers, nouveaux, occasionnels et tout, une Angebor spéciale été voyager avec des morceaux
à reflechir : quand je pars, comme je le dis souvent, je prends dans mes bagages des fictions (selon la durée du séjour) et un livre "de grignotage" : à l'instar du Poulpe, héros de
littérature popoulaire créé par Pouy, Raynal et toute la bande qui fonda simulatnement les éditions Baleine (une équipe pas si éloignée de celle des éditions Les Contrebandiers qui éditent encore
pour autant que je sache) qui a toujours sur lui un livre qu'il ouvre au hasard. En lisant Ouarzazate et mourir et je ne sais quel autre "épisode" des débits où mes règles
éditoriales de la Bible ( comme les SAS, les Harlequins et autres littératures dites "de Gare" - donc poplulaire- en ont) sont encore strang respcetées, j'avais parcouru en voyage Pessoa
L'intranquilité, puis l'irrevérencieux QUEVEDO...
L'idée est simple : avoir sur soi de ces ouvrage qu'on ouvre au hasard parfois, dont on lit une
phrase, un paragraphe... une unité de sens et qu'on referme pour laisser le court extrait faire ou non son oeuvre et son chemin
[V]ous avez dit...