J’ai pris une journée en solo pour découvrir cette ville qu’il est étonnant
que je connaisse si peu. Vendredi matin tôt je débarque du TGV à la Gare de Nantes, avec un programme de
journée.
Dans ma besace des livres ad hoc : un jules Verne (qui est
nantais) que je n’avais pas lu et qui inaugurera mon programme « lisons joyeusement les classiques l’été », 1791 de Pierre Bordage premier
tome d’une trilogie fantastique sur les années révolutionnaires se situant à Nantes et dans le bocage nantais et le nord vendéen (d’où est originaire Bordage), les années de la chouannerie. Mais,
parmi les auteurs nantais, il faut citer Rouaud (qui avait été primé pour champs d’honneur et dont les livres sur Nantes et ses alentours sont emprunts de nostalgie.
Dans mon Mp3, Nantes de Barbara, quelques Tri yann…
Je connaissais bien le Musée des Beaux-Arts et le Lu, je n’en ai donc pas fait des priorités.
Je file droit vers les Machineries de l’île pur en prendre pleins les mirettes avec les automates. Evidemment le
plus impressionnant et le plus connu est l’éléphant mais je m’enthousiasme assez facilement pour des tonnes d’autres petites choses. C’est bien, à mon sens, cette création. Tout d’abord parce que
c’est orignal, ce n’est pas un énième musée d’art contemporain, que même si ca n’a pas une réalité patrimonial en terme de génie mécanique ou machinerie de spectacle à Nantes c’est tout de même
cohérent avec les machines fantastiques de Jules Verne. Etonnamment, dans tous les endroits où j’ai pénétré par la suite dans ma journée nantaise, les photos sont interdites. Pour vous rendre
compte de ce dont je parle il va falloir aller faire un tour là.
J’ai pensé vraiment à l’exposition géniale qui avait été accueillie après rennes et toulouse au Grand Palais de Paris il y a un moment et que j’avais vu avec
la Fée du quartier, sur les machines de spectacle de Royal Delux.

Dans la foulée et pour rester sur le thématique j’avais envisagé de courir voir les véhicules extraordinaires,
20modèles de Jean-Marc Deschamps – matérialisation de machines imaginées par Jules Verne. Le site permet de visualiser des manuscrits qui ont été numérisés.
Puis retour sur les quais de Fosse pour jeter un œil rapide, quoique payant, au petit et sympathiqueMusée de l’Imprimerie.
L’ambiance est boisée, comme souvent dans les musées de
l’imprimerie… dans mon souvenir celui de Lyon est aussi sur ce modèle. Improbable lieu, un peu confidentiel, des parquets et des machines en bois….
Le tour est vite fait et c’est vraimetn enthousiasmant
quand on aime le livre et l’histoire du livre, il y a ce qu’on sait et confirme et puis il y a les détails d’histoire…
En sortant du Musée de l’Imprimerie, il suffit de prendre les escalators du cetre culturel po
ur accéder à la Médiathèque. Elle est l’une des nombreuses bibliothèques de ce réseau de lecture publique nantais (bibliobsession vous dira même que c’est
pas forcement l’établissement le plus impressionnant du réseau) qu’importe je voulais me donner une idée des orientations de ce réseau. C’est fou, cette bibliothèque où les photos sont
interdites…a la configuration, les matières couleurs d’un énorme atrium sur trois niveaux…
En en sortant, je suis donc Quai de la Fosse. J’avance vers le Square de l’île Feydeau, où je vais brancher mon
Mp3 dasn lequel j’ai télécharger, sur le site de l’office du tourisme de Nantes
Gratuitement des visites guidées.
Eh bien en dehors du fait que chaque morceau commence par l’en têtante
pub pour Zevisit, c’est tout de même assez bien fait. Je suis donc la visite et découvre que Nantes s’est bâti sur le commerce fluvial et surtout triangulaire…sisisisi le marché des esclaves.
L’île Feydeau n’est plus une île puisque certains bras de fleuves seront eu fil du temps comblés. Je jette un œil à la rue Kervegan avec ses maisons qui penchent, ses balcons sur façades amples.
La place de la Bourse (la bourse ayant été
investie par une chaîne de vente de produits « culturels »
initialement pour cadre moyens…) le passage Pommeraye sous verre avec ses escaliers de ferronnerie – sous les esscaliers en se penchant on peut voir des têtes de dragons à la façon
gargouille !
Je stationneindécemment dans un excellent magasin de bande dessinée et découvre qu’un auteur que j’apprécie
s’est lancé dans une belle série entre hardboiled, héros masqués et superhéros…
Carlos Nine
Fantagas
Il en est au
second tome et j’en parlerai forcement c’est beau, c’est bien c’est malin c’est à lire !!!!
Je ressors pour rejoindre la Place Royale, spacieuse, claire et propre au centre de laquelle une
fontaine allégorique : La loire y personnaifiée avec aux quatre coins les personnifications des affluents Sevres, Erdre, … La statue de marbre qui domine porte normalement un trident qui est
régulièrement « chapardé » et notamment par les supporters du club nantais de foot.
Je fais un détour par la librairie de l’Atlatante où je
tape la tchatche. L’’histoire de cette librairie à succès spécialisé dans le roman policier et la science fiction, puis le cinéma et le succès aidant l’envie de publier, et l’avènement de la
maison d’édition…
Je vais jusqu’à Saint Nicolas, une des premières du gothique flamboyant, et franchement je suis pas emballée alors
je vais de tout sur la cathédrale et la Spalette par les petites rues pavées et bourrées de crêperies…
Je passe par le Cour
des 50 otages – ainsi appelé en mémoire d’un épisodes sanglant de la Seconde Guerre mondiale – sur laquelle on peut encore apercevoir l’enseigne d’une vieille maison de Nantes, un drapier très
connu les Raton, et on peut toujours voir l'enseigne.
Je me bois un Perrier face à la cathédrale en feuilletant le dernier Tigre rayé de rose avec son supplément
intégré « ecce » les potins people… des grands de ce monde, les vrais…
Petite subtilité : certains
numéros de portes, dans le vieux nantes, sont suivis d’un P. Il désigne les maisons dont l’arrière cour est muni d’un puits. Pratique en cas d’incendie !
Petit Tour du château des Ducs de Bretagne mais je l’avais déjà visité alors je préfère
traverser la route et les rails de Tramway –
Nantes
est la première des villes à s’être doté d’un tramway – et
je file m’encanailler au LU où je vais rester un bon moment !!!!! J’y lis le fameux Major déprime de Moebius, suite mirifique du non moins mirifique Major Fatal qui
paraissait en feuilleton.
Je prends ensuite le BusWay direction Vertou et mon week end de farniente et de fêtes familiales… je découvre que
la petite aliénore (en fait elle s’appelle Margot et ses parents sont des amateurs éclairés de vin – les chateaux margaux renvoyant dans l’histoire de France à Aliénore future épouse de henri
II…) est bien grande et qu’elle exerce sa dextérité avec bonhommie dans la toute nouvelle maison de ses parents… ces parents, mes cousins adorés, qui vont m'acceuillir comme une reine justement.
Et notamment, au détour d'un de ces repas riches en échanges, ils me feront déguster un vin tout à fait étonnant :
Un Tariquet - Permières Grives
Je suis étonnée. Il va aux premières gorgées
me rappeler des vins gascons que j'ai goûté. Mais non non, ce vin est singulier.
Un peu intimidée par les connaissances oenoligiques de mes deux hôtes, j'avoue avoir été troublée dans mon appréciation, un peu nerveuse... et j'apprécie pas vraiment. Je garde peu de souvenirs
et impressions.
Je décide donc d'en faire l'objet des prochaines propositions de dégustations à Paris.
Mes cousins nantais qui fêtent leur trentaine sont beaux.
Je quitte Nantes sous la chaleur dimanche avec les fabuleux voyageurs.
Lectures :
Guides Vert - Nantes
Jules Verne - De la terre à la Lune
Bordage, 1791
mais il faut aussi lire Rouaud et Pierre Michon et ses Vies minuscules
Musiques
Barbara, "Nantes"
TRi Yann
[V]ous avez dit...