David B.
Par les chemins noirs 1. les Prologues
David B. de son vrai nom Pierre-François Beauchard (né en 1959)
Il fut du lancement de l’aventure L’Association à qui je dois des heures de lecture BD le splus riches et les plus
stimulantes…
J’avais évoqué son travail à l’occasion de l’exposition de planches en galerie et ca m’avait amené à parler de sa
mythique série Ascencsion du Haut Mal, récit autobiographique où il abordait son enfance, sa croissance en fait et on y lisait la maladie de son
frère.
Je me rappelle avoir lu une
série avec 4 savants qui mêlait le géométrique et le mathématique et l’univers souvent « bestiaire » et … onirique ( ?), psycho-onorique de David B.
J’avais acheté et on me l’a piqué un livre au format particulier à la couverture rouge… Dedalus ,
peut-être ?
Je me rappelle avec un peu de malaise aussi l'ouvrage, comme souvent, boir et blanc... Cheval blême que de terreur nocturne dans ce livre, mal qui ne m'attint pas du tout mais dont
je conçois l'angoisse...
Je me souviens aussi avoir lu des volumes du Nain jaune
J’avais aimé, moins mais tout de même, le premier volume de son travail avec Blain La révolte de Hop-Frog
C’est un auteur prolixe et visiblement relativement friand de travail à plusieurs mains.C’est publié chez Futurolpolis mais pas dans le format allongé des comics… Batman et autre pour lequel on connaissait l’éditeur.
Quoi j’ai du retard, il a toujours fait autre chose. Eh oh !
Des prologues donc. Les prolégomènes sont placés
devant, en ouverture c’est linguistiquement indéniable.
Prologue des bandits
Situation de chaos, enchevêtrement de têtes. La patte de David B. ET puis les bandits les piaillards, mais déjà en creux
l’idée que dans ce chaos de militaires et anciens militaires les « méchants » et les « bons » sont deux concepts très relatifs.
Comme parfois avec David B. (plus souvent quand il n’est pas seul me semble-t-il mais je veux bien être démentie) il y a
de la couleur… froide pour les bandits et d’un coup chaude lorsque intervient la dame (du rose, du jaune pour les affiches sur lesquelles elle figure…)
Prologue des villes
Là c’est intéressant (et court trop court – même si pertinent) enchevêtrement de toits et des chiffres qui parlent…
juchés de-ci de là dans le décor les chiffres tiennent le rôle de chœur… Lyriques, ponctuels, les chiffres disent
A l’est de l’Europe on voit renaître d’anciens pays et apparaître de nouveaux
Les frontières comme des serpents venimeux
Ces jeunes pays se jettent les uns contre les autres pour essayer leurs mâchoires.
Lorsqu’on manque d’adversaires, on massacre les juifs
Juchés, habillés ou non ils « introduisent », « prologuent » l’Europe de 1919, l'héritage de la
Grande guerre et l’ouverture sur la suite.. et notamment D’Annunzio … le poète guerrier qui prend la tête des militaires qui refusent la fin de la guerre et devient roi d’une ville assiégée.
David B. laisse entendre au détour d’un rectangle contextuel et prologue que D’annunzio avait du succès littéraire avant la guerre. Et de fait l’œuvre littéraire de D’ANnunzio est d’avant guerre.
De fait, D’annunzio le poète a pris fait et causer pour un engagement de l’Italie dans la guerre et de fait D’Annunzio embrassa à un âge avancé une carrière militaire.
Prologue du poète
Le poète roi, le poète militaire. D’Annunzio au milieu d’une profusion de de bulles et ca m’inspire là de suite que
l’une des choses qui me font du bien qui me font sourire chez David B. c’est qu’il joue sur la « bulle » et son ancêtre le phylactère…. Des bandeaux flottant à extrémités en S et
piquantes… qui souvent partent de la bouche des personnages. Dans les représentations romanes (tympans, chevets et autres sculptures… ) des textes biblique s et évangéliques pour le profane
illettré ou plus exactement analphabète (une grande majorité qu’on le note- et qu’on note la phrase mise dans la bouche d’un membre éminent du clergé dans un texte de Hugo « ceci tuera
cela » l’imprimerie comme assassin de l’art pictural religieux roman)
Bref D’Annunzio , en despote mais pas vraiment haïssable (l’auteur aurait-il du mal à prendre une position radicale sur
un homme de lettres ?!)
Prologue des amoureux
Les deux héros - qui sont si esquissés qu’on se dit juste là que tout ce volume n’est qu’un prologue – se trouvent se
retrouvent ; finalement – pour être franche je ne suis pas des plus attachée à ce chapitre qui s’il est destiné à nous faire entendre que l’héroïne (Hélène moderne !!!! on nous le dit
dès le premier chapitre) a une histoire qui lui confère une peau d’hippopotame et une grande détermination malgré sa sensibilité à fleur de peau…
Prologues des amoureux
Mets en scène trois personnages ; l’un a eu l’ingéniosité (qui semble la seule dont il sera capable de se référé à
un personnage imaginé par D’Annunzio, le Maciste (je le connais et oui il est de taille plus moyenne et oui il est un poil vil et narcissique… un poil velléitaire mais sans réelle
pertinence)
Prologue de la fin
D'annunzio fait un discours qui ne mérite probablement pas d’être écouter dans le détail mais qui mérite d’être entendu
de loin pour son « rythme » pour sa mélopée. Les bandits qui ouvrirent le volume le clôt, au milieu de livres…
Je ne sais à quoi prologue ce volume.. mais j’y trouve ce que j’aime chez David B., intelligence, entrelacs, et
mystère…
Je le dis ce volume ne remarque pas l’histoire de la bande dessinée, ne bouleverse rien mais juste mérite.
Je rentre de voir une amie (enfin une relation) dans une mise en scène très travaillée de Minyana au théâtre de Nesle et
je vais me regarder - remulge de mes intérêts pour le cinéma epressionniste allemand - une version filmée par Murnau de Tartuffe
Teasing :
J'ai vu les 10 premiers épisodes de cette série si relayée par les médias "Les Tudor" et je suis au regret de dire que
l'acteur choisi pour jouer Henri VIII est trop holllywoodien mais que j'aime bien tout de même, que je me vois dans l'obligation intellectuelle d'essayer de vérifier certaines
anecdotes mais que finalement ça se laisse mieux de mon point de vue mieux voir que "Rome"
En lecture dans le métro ce soir et probalement demain matin Cortazar Noucelles, histoires et autres
contes publiés en "Quarto Gallimard" édition intelligente et riche
[V]ous avez dit...