Lundi 1 octobre 2007
Juste un renvoi, une fois n'est pas coutume, sur l'excellent (parce qu'harmonieusement équilibré dans la constance du sujet traité avec sérieux, des analyses et recherches et l’humour des références parfois) bibliobsession.
Une nouvelle qui m'était bien sûr passé à côté.

                En manière de commentaire, je faisais rebond sur la remarque quant à la conservation, et -histoire d'alimenter encore un débat dont je ne suis toujours pas convaincue de la portée - en renvoyant à la polémique dans le monde des bibliothèques qui s'est lancée autour de l'article (enfin l'interview) que j'avais par ailleurs mentionné de Jean-Yves Mollier sur le désherbage.
               Cet universitaire - dont j'avais cité le livre à La Dispute va le livre - porte un regard juste sur l'univers Gutenberg, comme il a lui-même coutume de l'appeler. Je ne reviens pas sur la défense de ce brillant esprit, puisque même les intervenants polémiquant sur ses propos arrivent à admettre que là ne se place pas la discussion.
               Quant aux échanges des professionnels sur le sujet, ca va dans tous les sens. Je ne pourrais pas faire œuvre de modération en faisant le point de tous les aspects de la question, tous les arguments avancés (il n'y en a déjà trop dans ce que je lis - sans compter ce que je ne lis pas) et faire une synthèse ouvrant sur plus... Mais, quelques avis personnels pour ajouter au bruit
Dans ce débat sur le « désherbage » (jargon professionnel pour désigner une pratique tout aussi professionnelle et salutaire répondant à tout un faisceau de critères du plus prosaïque et quantitatif au plus qualitatif et à la limite du subjectif – d’où la difficulté et les commentaires enflammés – consistant donc à enlever des rayonnages des ouvrages – trop vieux, inadaptés, obsolètes, inusités ET non fondamentaux pour la matière et dans la collection), beaucoup de choses se sont crispées autour de l’idée de perte d’un ouvrage, qui deviendrait introuvable… Non, je n’avancerai pas de suite Internet…
             Eviter la perte, la disparition d’un exemplaire de la surface consultable de la planète n’est pas la responsabilité d’un bibliothécaire isolé. Tout est question d’intelligence d’un partage de tâches au sein d’un réseau identifié et identifiable. Qu’on se reporte à la politique – peut-être trop timorée – des pôles associés de la bnf. François Ier est le papa de la bibliothèque nationale en France. Le dépôt légal était aussi bien un outil de contrôle qu’un outil de conservation. Puis, les professionnels ont posé qu’il serait plus intelligent (ne serait-ce qu’en matière de place physique) de répartir la conservation systématique des publications entre établissements, par thématique dans l’idéal lié au local et à ses spécificités.
Tel ouvrage n’est plus dans votre bibliothèque municipale ?! mais il est conservé ailleurs. Il faut militer non pour la conservation aveugle (impossible pour des questions de places de pertinence des collections, tout ceci fixé dans les missions des bibliothèques – les municipales à l’exception des 64 bibliothèques municipales classées parce que dépositaires des fonds issus des confiscations révolutionnaires n’ont pas vocation de conservation – justement parce que c’est la tache d’autres) mais bien pour un meilleur service de prêt entre bibliothèques. Ca existe c’est peu développé.
 
 
            Il est intéressant, pour l’occasion, de noter que le discours des bibliothécaires a glissé de « satisfaire les besoins des populations desservies et à desservir » vers « les demandes ».
Ca n’infère pas vraiment les mêmes enjeux. Dans la notion de « besoin » il y avait « le demande inconsciente » il y avait l’idée qu’un professionnel de l’information et communication et de la documentation pouvait, avec ses outils professionnels, proposés à son public des outils entre les demandes conscientes et celles qui pouvaient naître d’une offre bien pensée.
Contrairement à des commentaires un peu faciles que j’ai pu lire, la « longue traine » n’est pas un avatar de « filer leur ce qu’ils attendent » mais bien une manière de s’appuyer sur les demandes conscientes pour aller vers le inconscientes. Enfin, je le comprends ainsi.
            Mais les bibliothèques sont en pleine tourmente, comment justifier des années de conséquents crédits publics pour des services dont les résultats statistiques sont en chute (mais si le Credoc a offert une étude bouée un peu surfaite aux professionnels des bibliothèques – même si les séjourneurs et les usages non quantifiables sont de fait en augmentation et non négligeables) ? Justifier leur présence, leur existence leur utilité, exploser les chiffres… on confond tout dans la panique.
            Les bibliothèques sont des lieux où peuvent intelligemment cohabiter et même de compléter analogique et numérique. Le papier mémoire de civilisation et siège des identités. Le numérique et ses ouvertures. Penser « glocal » pour reprendre la pensée de Philippe Quéau.
            Les professionnels doivent se positionner autrement, toujours médiateurs de l’information et de la connaissance, il leur faut adapter leurs savoirs et savoirs faire aux outils et aux fournisseurs d’information. Devenir l’interface efficace entre les produits et fournisseurs et les « clients » des connaissances, informations… D’ailleurs pour s'en convaincre, lire l'article du Monde sur la traduction  « Les effets pervers de la Toile » signé Pol-Droit et dénonçant le règne de l'accessibilité des traductions médiocres sur Internet (je schématise) et d'absence de validation et ou d'appareil critique... et la réaction à celui ci de Francois Bon sur son tiers livre
            Les politiques d’acquisition depuis le temps que quelques uns le disent sont la justification de l’utilité de chaque établissement. Il faut la concevoir la poser. Vous savez : l’élaborer en intelligence avece l’autorité de tutelle, les élus, en tenant compte des chiffres municipaux, d’une carte géo de la municipalité localiser les tranches de publics, de leurs environnement et les besoins qui en découlent, les niveaux d’études et les équipements, les cultures d’origine… J’enfonce des portes ouvertes, mais j’ai cru comprendre en lisant les réactions diverses autour de l’article de Télérama avec Jean Yves Mollier, que c’était encore bien nécessaire.
 
 
j'en profite pour continuer à faire circuler ce lien ludique et excellent sur les bibliothèques... un bon petit dessin animé... enfin non bonne petite animation souriante
 
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Lundi 1 octobre 2007
Faut-il s'en faire l'écho et que faut-il en penser ?
la nouvelle "provocation" visuelle engagée de Oliviero Toscani
Il fut le pourvoyeur de publicité pour Benetton entre 1982 et 2000 (période honorable - permettant en effet de construire une identité et une tradition visuelle). Celui du Benetton anti racsisme et anti - ségrégation (notamment sur les séropositifs) 

Ce photographe graphiste publiciste appelons-le comme on voudra selon ce qu'on veut mettre en avant comme dimension de son travail (et c'est bien là que se place toute la polémique finalement). est-il publiciste alors son objectif est commercial même si le but est plus humain. Est-il photographe graphiste et son travail est celui engagé de porter un message plus haut que lui même
Bref, il signe "No anorassia" série de panneau en 3x3 représentant une jeune femme clairement anorexique et arrivée à un stade critique (une française - bien connue de nos services.... médiatiques) nue. En bas de ces panneaux la griffe des v^tements No-l-ita.

Tout est dans la définition de ce travail 
est-ce que la campagne de l'artiste photographe graphiste s'engageant dans une lutte, dans un discours un message à faire passer qui est relayé par une marque de vêtement italienne (qui met donc son espace publicitaire, ses moyens de communication et une ligne budgétaire à disposition de l'artiste - espérant évidemment en retirer quelque choses sinon en terme de vente au moins en terme d'image). Les articles du NouvelObs, de la LibreBelgique ou sur Rue89 formulent bien ainsi les choses : "La publicité qui dit "No" (non) à l'anorexie est parrainé par la marque de vêtements italiens "No-l-ita" "
vous trouverez  un point vidéo.
Le mot "parrainé" nous laisse entendre que le message de dénonciation des excès entrainés par les troubles du comportement alimentaire et la lutte prévaut et préexiste au caractère publicitaire.

ou

est-ce la campagne de pub de vêtement qui se mêle de délivrer un message sur l'anorexie ?

Pour moi, ca fait une différence. Le message servi par une marque ou une marque se servant d'un message fort.

Car, c'est indéniable, le message est fort.
Un article de la Libre Belgique mentionne l' Association Alta Moda - des créateurs- qui ont rédigé et contresigné un "Manifeste anti-anorexique". L'espagne avait été pionnière en la matière.
Bon, dans un milieu de l'image, que les professionnels se mêlent de dénoncer une dérive, prennent la peine de condammer ce qui y amène et s'engagent à prendre les mesures, c'est essentiel. comme dénoncer le dopage dans le sport. Maintenant, quelles mesures concrètes ? La société du spectacle qui a fini par dicter ses règles veinales à des sportifs oublieux dès lors de leurs valeurs de seul dépassement sain de soi et d'émulation en équipe, entraine pour ses causes veinales bien d'autres dérives. L'anorexie chez les mannequins. Je me suis trouvée récemment dans un magasin de fringues pour femmes et plutôt jeunes et branchées où le discours discret mais clair était "nous ne proposons pas de tailles en dessous du 36".  Mon premier reflexe fut de me féliciter de cette prise de position. Refuser l'escalade de la violence ou plus exactement refuser la chute toujours plus bas. 
Ce pendant, l'anorexie ne devrait pas être stigmatisée, ne devrait pas être systématiquement relié au monde de la mode. Si l'anorexie c'est fatalement l'image, l'image de soi l'image renvoyée par les autres, conséquence... ce n'est pas toujours la cause en tant que telle.


Dire qu'une campagne de publicité comme celle-ci par un artiste qui a ses habitudes en matière de pub provoc' et porteuse de messages a le mérite de faire prendre à la question la place qui lui revient urgemment dans le débat public. Oui
La question n'est pas la légitimité de ce message ou de sa place dans le débat public. Non, la question comme souvent de ce genre d'affaire est celle de l'agression visuelle.
En bref, le moyen est en cause pas le but. 

Ces affiches ce n'est pas un magazine qu'on choisit d'ouvrir ou non, ce n'est pas un spot télé qu'on zappe ou non.
Les panneaux publicitaires, beaucoup d'artsites ont assez travaillé sur la chose, sont un mobilier urbain imposant et omniprésent.
Je n'ai pas réglé moi la question consistant à dire y était-on tellement habitué comme support de publicité que nous ne pensons pas y voir autre chose que de la pub, voire que nous intégrons dans notre champ visuel sans plus vraiment les voir ou sont-ils des images imposées et incontournables. alors obliger les gens à voir ces  photos est-ce la meilleure des façons de les inciter au débat ?

Voilà. Finalement, prise de parole pour ne pas prendre position.
a débattre mais pas trop.
Le plus important le plus urgent serait peut être de parler de l'anorexie.

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Dimanche 26 août 2007
Telerama
22 aout 2007
Jean Yves Mollier
   
universitaire, auteur de nombreux ouvrages sur l'univers Gutemberg... et notamment
Où va le livre aux éditons de la Dispute. Passionné et passionnant, il est souvent plus distancié sur les questions qui se posent aux acteurs de la chaîne du livre.
En quelqlues questions et donc en quelques réponses, ces pages de Télérama pointent quelques axes :la prédominance annoncée du numérique, le glissement des métiers des bibliothèques (les journées du cnrs... sur les changements dans les métiers de l'information communication induits par les technologies numériques)...
IL pointe la pratique de "désherbage"...mais en effleurant tellement le sujet que beaucoup de professionnels  ont voulu comprendre qu'il était contre....

Le "désherbage" consiste pour les bibliothèques qui n'ont pas de vocation de conservation à retirer des rayonnages des documents abîmés, obsolètes,... isoit ils sont placés en réserve (quand il y en a) soit ils sont rétruits (ils ne peuvent être cédés sauf autorisation par la tutelle - la mairie donc souvent)

Il mentionne avec justesse  que beaucoup d'auterus du 18e nes ont plus trouvables. Il n'implique pas directement la pratique de pilon des bibliohtèques. il mentionne et rapproche les deux mais il ne faut pas perdre de vue que la sauvegarde nunmérique permettra peut-être de palier le problemen de place physique des  bibliohtèques.

Même si selon mon bon vieux leitmotiv (hérité de mes recherchers en vue de mon mémoire) je pense que ce n'est qu'un mode d'archivage et qu'il ne faut pas perdre de vue que chaque support de communication à son intelligence t que le trasfert infère toujouts un changement de nature et de fonction.


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Vendredi 24 août 2007

France culture
la semaine prochaine
l'émission La fabrique de l'histoire
de 9h05
sera consacrée aux femmes politiques.


Un dossier passionnant aussi sur le sujet, dans histoire politique


Un livre de Laure Adler Le sfemmes politiques, trouvable en poche maintenant
un dossier dasn
Courrier  international, n°845 du 11 au 17 janvier 2007


femmes1.jpgce lui là pour le lire, va falloir aller en bibliothèque, éhéhéh



SInon un petit point de repère, dans 
Atlas des femmes dans le monde : émancipation ou oppression un paysage contrasté
Autrement (collection Atlas/monde)

femmes2.jpg


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Lundi 20 août 2007
Les Echos 
du 20 aout 2007

en Une - en haut à gauche le chapeau suivant :
"Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine"
Abeilles folles. Vous voyez ?!  polénisation pas faite, floraison en déperdition...

Les archives des Echos sont payantes donc je n'en saurais pas plus pour l'instant...
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Vendredi 17 août 2007

Udc 
parti radical suisse.

Pendant mon séjour, j'ai pris ma claque avec cette affiche :




Bon alors dasn la famille cash là c'est gratiné !

en naviguant pour savoir qui pouvait être l'auteur au final, quel graphiste pouvait bien avoir pondu ce truc, je suis tombé sur une photo sur un blog qui rassure :
FUDCK_1

Partie publique : échange de bons procédés
http://partiepublique.canalblog.com/archives/p2-2.html



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Dimanche 22 avril 2007
 
Le Monde
Du vendredi 20 avril
Sur les Yakuzas
 
Vraiment passionnant. En fait , je ne me suis jamais penchée sérieusement sur la question
J’y ai donc appris
Qu’un maire qui se présentait le 20 avril aux élections municipales de Nagasaki s’est fait descendre en pleine rue par la pègre alors que le « Code de la pègre traditionnelle » (sic) interdit aux yakuza de s’en prendre aux citoyens ordinaires (ah ben oui tout de même alors !!! Parce que bon hein faut tout de même être déontologique)
Les syndicats du crime, qui s’appellent officiellement des « amicales », regroupent au Japon 41 000 membres et ont investi hormis les domaines classiques illégaux, des domaines plus légaux de l’activité économique comme la bourse et l’immobilier. Quoi je débarque §? C’est pas nouveau j’ai qu’à regarder le Parrain (ben oui justement je l’ai vu—cf. une de mes notes de janvier) ?!!!!
Cette économie noire représenterait entre 6,5 et 10 milliards d’euros… ces calculs ont été faits par un économiste qui s’est penché sur la chose (et moi je me demande comment il a fait pour rester assez longtemps en vie pour publier quoique ce soit)
Le parrain Shinobu Tsukasa d’une bande puissante Kodo-kai
Est de venu chef du premier syndicat du crime nippon Yamaguvhi-gumi (et non ce n’est ni le nom d’un pokémon ni une marque de chewning gum)
Et je vais me pencher sérieusement sur la question !
 
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Dimanche 22 avril 2007
 
22-avril-elections-copie-1.gif

 
Présidentielles
Non non j’en rajoute pas
Juste je vous rends compte d’une lecture intéressante sur les mécanismes qui ont aboutis à la désignation de Ségolène Royal
 
Dolez (dominique) et Laurent (Annie), « Une primaire à la française : la désignation de Ségolène Royal par la parti socialiste » in : Revue française de science politique (volume 57, numéro 2, avril 2007)
 
Le fait que les socialistes est organisé une primaire et que contrairement à celle de 1995 à la différence que tout se passe plus « publiquement », ce n’est plus exclusivement une campagne courte devant les seuls militants mais un processus plus long devant toute la France avec prononciation via enquête d’opinion….
L’historique montre qu’en juin 2005 parmi les candidats possibles à la candidature socialistes, Ségolène n’était pas mentionnée ni par les observateurs (ex Duhamel « Les prétendants 2007 ») ni par la presse (ex  LE point de 4 juin sur l’identité du « meilleur candidat socialiste »).
Le 22 septembre 2005 (pas avant) Ségolène Royal évoque dans Paris-Match qu’éventuellement un jour s’il se trouvait que peut-être dans l’éventualité potentielle qui se présenterait sous condition de truc et de machin le parti venait à penser que elle pourrait avoir les qualités éventuellement de se présenter elle le ferait. Bon à partir du lendemain, Ipsos commence à l’intégrer dans les sondages… et c’est là que tout commence à gonfler…
Mais l’article détaille aussi les processus internes qui crée cette offre. Les jeux de pouvoirs et d’influence… on s’en doute CQFD, mais ce qui est impressionnant c’est la brutalité avec laquelle des gens bien placés ou lancés comme Lang ou Aubry ont retirés leur candidature «Lang disant « je suis conduit à répondre positivement à la demande de Hollande de retirer ma candidature » Bon.
L’article évoque la mobilisation des électeurs qui booste celle des cadres de partis et des adhérents… celle des premiers dépendant de celle des seconds.. Ce qu’ils appellent l’effet de spin
L’article est plus complet et complexe évidemment mais je voulais souligner deux trois points.
 
 
 
Dans le même numéro un article très fourni et détaillé « Candidats et députés français en 2002 : une approche sociale de la représentation »
Ca fait pas de mal de se rappeler des fondamentaux.
 
 
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